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CES MÉGALOMANES DU CAMP ISLAMO-CONSERVATEUR ALGÉRIEN / Mais de quelles constantes se prévalent ces énergumènes ?

CES MÉGALOMANES DU CAMP ISLAMO-CONSERVATEUR ALGÉRIEN / Mais de quelles constantes se prévalent ces énergumènes ? dans POLITIQUE belkhadem-31-150x125Nous assistons depuis belle lurette, médusés, à une sorte de chantage, subterfuge dont use le camp islamo-conservateur à chaque fois que le pays tente timidement de prendre l’envol sur la trajectoire du progrès. Le spectacle quasi-régulier auquel nous invitent ces intégristes consiste en une levée soudaine de boucliers à travers laquelle ils déclarent qu’il y a trahison et que, conséquemment à cela, ils brandissent l’étendard des constantes nationales, une manière astucieuse qu’ils mettent en branle dans l’objectif de faire échec au projet ne collant certes pas avec leur conservatisme aveugle.

aboudjerra-soltani1-150x150 Intégrisme et voeu de domination /// dans POLITIQUEA la veille de la révision de la Constitution, opération prévue pour avoir lieu dans le courant de cette année 2013, des tractations en coulisse ont d’ores et déjà démarré dans le camp des conservateurs de tout bord, groupe formé notamment des islamistes, des FLNistes et des RNDistes et, selon des indiscrétions, ces intégristes avérés se réfèrent dès à présent aux constantes nationales et se mettent sur le qui-vive pour que, le moment propice, certes leur alliance avec le pouvoir aidant, ils influent sur le collectif des juristes et autres satellites du sérail appelés à préparer la nouvelle mouture de la loi fondamentale du pays.

Mais, de grâce, de quelles constantes se prévalent-ils ? De celles concoctées par le parti unique ? Amnésiques qu’ils sont ! Le parti unique est mort le 5 Octobre de l’année 1988 et à partir de là il y a eu avènement du multipartisme et, cela va de soi, de l’ère démocratique (même si cela n’est réellement que démocratie de façade ou mieux encore démocratie responsable comme préfèrent l’appeler les tenants de la pensée unique). Les pseudo-constantes, auxquelles ils font à chaque fois allusion, ont elles aussi péri le même jour où leur géniteur a rendu l’âme. Qu’ils les laissent reposer en paix par conséquent ! Et qu’ils se mettent bien dans la tête qu’au lendemain du 5 Octobre 1988 la page du parti unique, donc de tout ce qui a été initié en son nom ou de son temps, est définitivement tournée et c’est une autre qui s’est ouverte pour le peuple algérien.

Mais, par ce fait que nous abordons le thème des constantes nationales, saisissons cette opportunité pour éclaircir justement certaines choses qui, en principe, devraient y être liées : les langue et culture amazighes feraient-elles partie desdites constantes que clament à tout bout de champ ces énergumènes ?

Non ! Pas du tout ! Tout ce  qui touche à l’amazighité est bien au contraire pour eux l’ennemi numéro un et donc, incontestablement, une cible à abattre coûte-que-coûte et le plus tôt possible pour anéantir ce qu’ils considèrent comme virus (alors que véritablement ce sont eux les virus et, partant de là, les incontestables et éternels butoirs de l’ensemble des mécanismes en Algérie) avant qu’il ne s’y installe une bonne fois pour toutes !

amazigh1-150x150Nous allons justement nous attarder quelque peu là-dessus pour bien exposer leur magouille et mettre à nu leur politique du deux poids et deux mesures. Au lendemain de l’indépendance, ils n’ont pas hésité un seul instant à décréter l’arabe langue nationale avant de procéder à son officialisation un peu plus tard et ce sans pour autant y être passé par un quelconque avis du peuple comme ils l’exigeaient il n’y a pas si longtemps de cela pour ce qui touche à l’amazighité, ce trésor ancestral de l’Afrique du Nord tout entière dont l’Algérie est certes partie prenante ; ils n’hésitaient par conséquent pas à faire pression sur le premier magistrat du pays pour exiger de lui un référendum afin que ce patrimoine plusieurs fois millénaire, lequel est légué de nos aïeux, soit récupéré du rebut dans lequel il a été sciemment mis par ses éternels détracteurs depuis la nuit des temps.

belkhadem-discourant-150x134A propos de l’arabe, pour bien mettre en exergue ici la différence avec laquelle il a été traité par rapport à tamazight, dans ce deux poids et deux mesures évoqué plus haut, tous les moyens de l’Etat ont été mis en œuvre pour lui assurer la vulgarisation et le développement ! Après les mille et un avantages consentis à cette langue qu’ils ont portée à bras-le-corps, l’APN-FLN, présidée par Abdelaziz Belkhadem, a, à la veille de sa dissolution en 1991 par le défunt président Chadli, voté à la sauvette la loi portant généralisation de son utilisation. Une loi qui se verra gelée peu après par feu le président Boudiaf pour que celle-ci  soit de nouveau remise sur le tapis par Ahmed Ouyahia, alors chef du gouvernement durant l’ère Zeroual.

Quant à tamazight et, comme on dit, nul ne peut cacher le soleil avec un tamis, ces spécialistes de belkhadem-inquietla magouille ont fait de sorte qu’elle demeure perpétuellement au stade dialectal, donc constamment en retard par rapport à l’arabe, afin qu’ils puissent s’offrir cette occasion inouïe de la minorer à tout moment.

Pendant que, sous d’autres cieux, là où on veut évoluer et précisément là où l’évolution bat son plein, certains projettent, à l’aide de moyens sophistiqués, comment conquérir de nouvelles planètes, nos éminents magouilleurs, dans ce pays de l’Afrique du Nord, précisément en Algérie, eux, sont occupés à plein temps et donc sans répit aucun, à poursuivre leurs calculs démoniaques sur des damiers en… carton.

A bon entendeur, salut !

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24 mars, 2013 à 14:32


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