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ALGÉRIE / Cette liberté d’expression bafouée et ce pouvoir décrié, tenant coûte que coûte à… s’éterniser

Le présent article fait quelque peu le prolongement à celui publié le 23 mars écoulé et qui s’intitule : Fenêtre sur cette Algérie accaparée : le peuple algérien otage du groupe de l’ouest.

Donc, pour poursuivre, il y a lieu de dire que parmi les mille et une conséquences graves de cet enfermement du peuple algérien en vase clos et du silence qu’on lui a constamment imposé en n’oubliant surtout pas ces intimidations qui sont légion, en un mot cette dictature pour appeler chaque chose par son nom (voir l’article référencié ci-dessus), l’ouvrage qui devait normalement être sur les étals des librairies dans le courant de l’année 2010, a vu sa publication différée. Les motifs ? L’éditeur, après quelques atermoiements, a fini par cracher le morceau en signifiant que s’il faisait paraître le bouquin ceci pourrait lui coûter cher parce que, en plus de la fermeture de son entreprise, que cela serait susceptible d’engendrer, il y aurait les tracasseries préalables de la police avant les poursuites judiciaires et tout ceci… en raison du thème qu’il développe. Ce qui fut compris tout de suite car sachant que la liberté d’expression chez nous, pourtant figurant bel et bien dans la loi fondamentale du pays, est éminemment… bafouée par nos gouvernants et ce depuis un demi-siècle. De là, ne voyant nulle autre alternative que celle de réinsérer l’écrit dans le flash-disc et d’attendre des jours meilleurs, certes ceux de déceler une maison d’édition qui prendrait le risque de publier le travail ou, qui sait, peut-être l’avènement d’un nouveau système en Algérie, qui appliquerait la démocratie et la véritable (contrairement à celle de façade, connue depuis l’indépendance du pays), où l’on verrait, cela va de soi, le bannissement pur et simple de ces moult balises, dressées au lendemain du 5 ALGÉRIE / Cette liberté d'expression bafouée et ce pouvoir décrié, tenant coûte que coûte à... s'éterniser dans POLITIQUE emeutes-de-janvier-20111Juillet 1962, dont ce musellement évoqué plus haut.

En revanche, il y a lieu de s’estimer heureux de ce contretemps car il faut avouer que sans ce concours de circonstances il n’aurait pas été possible de reprendre le document pour l’enrichir en y introduisant ce qui s’est produit dans notre pays au début de l’année 2011 où la révolte menée par les jeunes est survenue au milieu de celle connue par la Tunisie et laquelle s’est d’ailleurs soldée par la chute du dictateur Zine El zine-el-abidine-ben-ali1-150x87 Quand règnent tyrannie et oppression /// dans POLITIQUEAbidine Ben Ali et du régime qu’il incarnait. Et, tel un effet de contagion, l’Egypte s’est vue, à son tour, gagnée par une insurrection dans la même période et, juste un mois après que Zinochet (un sobriquet sur mesure, que les Tunisiens ont trouvé pour surnommer leur président vomi ; ici l’allusion est faite à Pinochet  – Ugarte ou Augusto -, ce général et homme politique chilien, qui renversa le président Salvador Allende avant de l’envoyer ad patres et s’emparer du pouvoir qu’il prendra jusqu’à 1990 en y instaurant un régime dictatorial), cet homme puissant et impossible à détrôner qu’il se considérait être, finit par se décoller (et en catimini) du fauteuil présidentiel qu’il occupait depuis 1987 à la suite d’un coup d’état médical qu’il fomenta à hosni-moubarak1-150x99l’encontre de Habib Bourguiba (Ben Ali était Chef du gouvernement à l’époque), eut pris la fuite comme un couard afin d’aller se nicher dans la capitale saoudienne, car tout à fait conscient de son règne totalitaire, de ses passe-droits et des grosses fortunes que lui et ses proches ont amassées sur le dos du peuple tunisien, Hosni Moubarak ne résista pas lui aussi à ce vent furieux soufflant sur les régimes tyranniques ; en conséquence et, à l’image de son homologue, il fut emporté comme une feuille morte, appelée à atterrir nul ne sait où, peut-être dans un marécage si ce n’est un dépotoir.

Et la vague de protestations suit son cours ; il est vraisemblable que c’est une épidémie qui va se propager pour atteindre tous les régimes dictatoriaux ; elle a touché, à leur tour, des contrées du sud de l’Arabie et certaines de l’Asie occidentale. La kadafi-150x99Libye, où Mouammar El-Kaddafi était à la tête du pays depuis le 1er septembre 1969 (à la suite d’un coup d’Etat, dans lequel il fut le principal instigateur  – il n’était pourtant qu’un petit officier de l’armée -, situation qui coûta le renversement au roi Idris 1er), donc depuis bien plus de quarante ans, n’est également pas oublié par l’ouragan. Il faut rappeler, dans le même contexte, que la Mauritanie et le royaume chérifien, ces pays d’Afrique du Nord tout comme l’Egypte, la Tunisie, la Libye et l’Algérie, ne sont pas demeurés en reste puisque des échauffourées, dans l’un et des rassemblements dans l’autre pays, sont apparus et à travers lesquelles manifestations, les citoyens réclament partout la liberté et la justice sociale.

De tels évènements, ayant pour source les abus d’autorité et l’arbitraire de ces pseudo-géants, où l’on observe que l’un après l’autre tombent sous le coup de la colère de la rue, deux proverbes sont à évoquer dans ce contexte ; le premier : Qui sème le vent récolte la tempête ; le second : Comme on fait son lit on se couche. Cela illustre parfaitement la situation qui prévaut depuis le dernier mois de l’année 2010 dans cette partie du globe.

« Notre pays ne pourra guère être touché par des évènements similaires à ceux qui se produisent successivement dans mourad-medelci-150x99les pays voisins depuis le mois de décembre 2010 car chez nous tout fonctionne comme il se doit, ce d’une part, et rien ne manque, ce d’autre part ! Pourquoi donc les gens sortiraient-ils dans la rue ? Manifester pour demander quoi ? » C’est par ces termes que Mourad Medelci, notre ministre des Affaires étrangères, a répondu à l’une des questions qui lui ont été posées par le journal espagnol El Pais, le 20 février 2011, des propos rapportés par la Radio algérienne et la presse écrite. Selon notre chef de la diplomatie, par conséquent, l’étranger verrait l’Algérie comme étant le paradis sur terre ; d’après la merveilleuse image que leur a fournie notre ministre, il ne manquerait alors plus aux autres nations que de l’envier. Mais missoum-sbih-109x150pour qui donc prend-il les gens ? Pour des dupes ? Peut-être même pour des sourds et aveugles simultanément, comme ce gouvernement (dans lequel il était membre dans le temps) à l’égard de ses administrés ? Cela prête vraiment à rire et il y a même de quoi rire aux éclats quand de tels propos s’invitent à nos oreilles et font vibrer nos tympans ! Qui croirait donc un seul mot à ce que raconte Medelci ? Un discours parfaitement mensonger ! À l’entendre, on ne devrait nullement s’étonner des propos, à peu prés similaires, tenus par quelqu’un qui active sous sa coupe, Missoum Sbih, notre ambassadeur à Paris, le 24 janvier 2011, à la radio RTL.

Pour sa part, Daho Ould Kablia (DOK, comme appelé dans le jargon journalistique), notre ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, au cours d’une interview qu’il a accordée à France 24, une information rapportée daho-ould-kabliaégalement par la Radio algérienne et certains titres de la presse écrite, a répondu ainsi à l’une des questions qui lui ont été posées : « La levée de l’état d’urgence n’est pas intervenue à la suie des turbulences apparues dans le pays ni même aux demandes formulées par l’opposition, c’est quelque chose à quoi nous avons pensé depuis belle lurette déjà et que nous avons fini par concrétiser. Quant aux marches et rassemblements dans la capitale, ils demeurent toujours interdits et ce par mesure de sécurité contre le terrorisme ». Tout comme son collègue ministre des Affaires étrangères, Ould Kablia met un voile sur ce qui en est au juste ! Nul ne peut cacher le soleil avec un tamis et ce n’est un secret pour personne que s’il y avait levée de l’état d’urgence au moment où cela a été fait, après tout le silence dans lequel le gouvernement s’est confiné et la sourde oreille qu’il n’a de cesse réservée à l’opposition, c’est sans conteste parce que les tenants du pouvoir avaient la trouille bleue, ce d’une part et, de l’autre, suite à l’éveil des partis de l’opposition et de la société civile laquelle se structurait en comités ad hoc, sans pourpalais-du-gouvernement-21-150x112 autant omettre ces pressions émanant de certaines nations tout comme de la part d’ONG ; quant aux marches et rassemblements dans la capitale nonobstant cette levée de l’état d’urgence, situation qu’on mettait autrefois en avant pour qu’elle serve d’alibi, soi-disant par mesure de sécurité, il n’est point utile de sortir d’Oxford ou de Saint-Cyr à l’effet de comprendre que rien, absolument rien, n’a empêché les terroristes de placer des voitures piégées à proximité des sièges… d’institutions officielles comme le Palais du gouvernement et la représentation de l’Organisation des Nations Unies, où la horde islamiste eut toute la latitude d’agir pour concrétiser son projet. Qu’a-t-on donc fait pour prévenir et éviter de tels actes ? Quelle sécurité y avait-il puisque, soi-disant, on n’arrêtait point et on n’arrête toujours pas d’évoquer de telles mesures qu’on annonce à tout bout de champ comme passant en priorité parmi les priorités ? Pour ce qui est des marches et autres rassemblement, à présent, si on continuait de les interdire à Alger et seulement à Alger, certes capitale mais aussi et surtout il ne faut guère perdre de vue qu’il s’agit là du fief de la nomenklatura d’où, le but principal recherché à travers ladite interdiction, ce n’est alors point cette mesure de sécurité pour protéger le citoyen, comme on n’arrête pas de le clamer sur tous les toits afin de tenter une énième duperie mais plutôt par souci de se prémunir soi-même d’un danger imminent ; il y a, cela va de soi, cette peur des foules et bien sûr cette crainte que ceux-là mêmes ayant pris le pouvoir par la force au lendemain de l’indépendance et ayant mené le pays à la dérive soient délogés par les manifestants et mis « out » à l’image de ce qui s’est produit en Tunisie d’abord et en Egypte ensuite… dans l’attente des prochaines « exclusions » que décideront les peuples, car il faut bien se mettre dans le crâne que la « souveraineté » revient à ceux-ci et à eux seuls ! À présent, à Medelci et Ould Kablia (sans pour autant omettre Sbih, notre représentant dans le pays des tristement célèbres Maurice Papon et général Massu) de passer d’autres nuits blanches à s’efforcer de pondre le contraire pour le communiquer en urgence à l’opinion publique par médias interposés !

Pour revenir à ces évènements de quoi nous parlions plus haut, il faut souligner qu’avec cette prise de conscience de ces peuples opprimés, il y a comme une refonte qui se dessine à l’horizon, sur les territoires touchés pas l’arbitraire et les abus de pouvoir de ces leaders autoproclamés, dépourvus d’âme et capables de génocide pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte.

Cela a été prouvé par El-Kaddafi, guide de la Révolution libyenne, qui s’est démasqué vis-à-vis du monde en montrant qu’il n’est pas seulement un « tyran » mais aussi un « sanguinaire » en ne s’étant point contenté d’avoir fait appel à des « mercenaires » qu’il a gavés de dollars et qu’il a armés grandement pour qu’ils massacrent, sans se retenir, tous ceux bachar-al-assads’opposant à sa politique désastreuse et dévastatrice et revendiquant son départ, est allé jusqu’à faire usage d’artillerie lourde et d’aviation de guerre à l’encontre de son peuple, est édifiant ; il a fait un véritable carnage, quelque chose de comparable voire plus à ce qu’à fait Israël à Ghaza, en Palestine.

 Un autre, Bachar Al Assad, le président syrien, est en train de suivre scrupuleusement l’exemple d’El-Kaddafi en ayant ce soutien de la Russie. Il est vraisemblable qu’il va finir comme lui car on dit bien que « Qui use de l’épée périra par l’épée ! »chadli-bendjedid2

Dans ce registre de l’ignominie, puisque l’histoire ne pardonne guère, on doit nécessairement inclure Chadli Bendjedid, en Algérie, d’abord pour ces manifestations qu’ils a réprimées dans le sang à Tizi-Ouzou, au printemps 1980, ce d’une part ; de l’aautre, ce qu’il a fait lors de l’insurrection d’Octobre 1988, quand il a ordonné qu’on sorte les chars afin, soi-disant, d’endiguer le flot de manifestants au sein de la capitale mais il s’est avéré que des consignes eurent été données pour qu’on tire sur les foules.

Quelque chose de similaire s’est reproduit entre 2001 et 2004 en Kabylie, au printemps, comme nous le sommes boutef-casque1-126x150présentement ; c’était pendant le premier mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika : à cette époque, des gendarmes n’hésitaient point de tirer à balles réelles sur de jeunes manifestants sous prétexte de riposte alors que ces derniers n’avaient, au plus, que des cailloux dans leurs mains.

Ces despotes, pour appeler chaque chose par son nom, sont capables d’une extermination systématique de tous les opposants à leur politique. Ce qui importe pour eux ce n’est que le seul et unique fait de se maintenir au pouvoir et ce quitte à ce qu’il ne demeure qu’eux et leurs acolytes sur la terre déserte qu’ils engendreraient.

Pour notre part, qui sommes, depuis des lustres, sous le joug de… tyrans, il nous appartient par conséquent d’applaudir les chutes apparues et celles à venir de ces dictateurs et des régimes qu’ils incarnent.

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15 avril, 2013 à 3:43


2 Commentaires pour “ALGÉRIE / Cette liberté d’expression bafouée et ce pouvoir décrié, tenant coûte que coûte à… s’éterniser”


  1. Comprendre la Bourse écrit:

    Merci bien pour cette mane d info.

  2. Debuter en Bourse écrit:

    Cela fait un bon moment que je n avais pas lu un article de ce niveau !!!


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