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ALGÉRIE / Liberté d’expression en général et liberté de la presse en particulier

ALGÉRIE / Liberté d'expression en général et liberté de la presse en particulier dans MÉDIAS journee-mondiale-de-la-liberte-de-la-presse-21En ce 3 Mai, Journée mondiale de la liberté de la presse, nous saisissons une telle occasion opportune pour évoquer, une fois de plus, cette « liberté » au sens étendu, bafouée en Algérie depuis l’indépendance du pays, donc depuis un demi-siècle.

Dans ce contexte et avant d’aborder le volet lié à la liberté de la presse, il y a lieu de revenir quelque peu sur un passage du deuxième paragraphe d’un article paru ici même et publié le 15 avril 2013, portant pour titre : Cette liberté d’expression bafouée et ce pouvoir décrié, tenant coûte que coûte à… s’éterniser.

Il était écrit par conséquent : L’ouvrage qui devait normalement être sur les étals des librairies dans le courant de l’année 2010 a vu sa publication différée. Les motifs ? L’éditeur, après quelques atermoiements, a fini par cracher le morceau en signifiant que s’il faisait paraitre le bouquin ceci pourrait lui coûter cher parce que, en plus de la fermeture de son entreprise que cela serait susceptible d’engendrer, il y aurait les tracasseries préalables de la police avant les poursuites judiciaires et tout ceci… en raison du thème qu’il développe. Ce liberte-dexpression-bafouee-23-300x161 dans MÉDIASqui fut compris tout de suite car sachant que la liberté d’expression chez nous, pourtant figurant bel et bien dans la loi fondamentale du pays, est éminemment… bafouée par nos gouvernants et ce depuis un demi-siècle. De là, ne voyant nulle autre alternative que celle de réinsérer l’écrit dans le flash-disc et d’attendre des jours meilleurs, certes ceux de déceler une maison d’édition qui prendrait le risque de publier le travail ou, qui sait, peut-être l’avènement d’un nouveau système en Algérie, qui appliquerait la démocratie et la véritable (contrairement à celle de façade, connue depuis l’indépendance du pays), où l’on verrait, cela va de soi, le bannissement pur et simple de ces moult balises, dressées au lendemain du 5 Juillet 1962, dont ce musellement évoqué plus haut.

liberte-dexpression-bafouee-132Pour revenir à la liberté de la presse, à présent, ceci n’a jamais été le cas dans l’Algérie indépendante et ce, malheureusement, jusqu’au jour d’aujourd’hui où la situation (après une courte période d’accalmie légère) s’est encore empirée depuis la fin du mois d’avril 1999 avec l’accession d’Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême.

Après l’indépendance et cet accaparement du pouvoir par le groupe de l’ouest qui, pour asseoir sa tyrannie et son oppression, a créé le parti unique en ayant accaparé également un sigle historique, le « FLN », patrimoine de tous les Algériens, il n’y eut que la presse écrite étatique et les médias lourds, servant de supports à la propagande du pouvoir.

Avec l’avènement du 5 Octobre 1988 et la naissance de la presse écrite indépendante, même si la liberté n’était pas totale mais il y avait quand même un certain plus, du nouveau sur le plan médiatique et les gens pouvaient par conséquent avoir une information crédible malgré limitée en raison de quelques balises toujours dressées par le gouvernement nonobstant le lest qu’il a lâché.

Avec l’arrivée de Bouteflika au pouvoir, en avril 1999, non seulement il a rétréci la marge de manœuvre de la presse indépendante de même qu’il envoyait des journalistes et des éditeurs en prison mais aussi il procédait à la fermeture pure et simple de journaux et, sur ce plan, le cas du quotidien Le Matin est un exemple édifiant. Plus que cela, il a tenu à enrichir le code pénal (lequel n’était déjà pas clément) pour avoir une meilleure force de frappe.

Concernant ce semblant de perspective de radios et de télévisions privées et tenant compte de ce qui vient d’être dit à propos de la presse écrite indépendante (certes une arête en travers de la gorge pour nos gouvernants) le pouvoir tergiverse encore et tente de gagner davantage de temps en retardant au maximum un tel projet qui n’est un-presentateur-de-journal-televise1incontestablement pas de son goût. Aux dernières nouvelles, le pouvoir campe toujours sur sa position de chaînes thématiques ; ce qui signifie sans ambages qu’il veut rétrécir tout à fait le champ d’action de ces médias lourds indépendants dans le but de les priver carrément de l’information (ce quelque chose lui donnant la chair de poule), qui va demeurer par conséquent le monopole de l’ENRS et de l’ENTV, ses supports habituels, lesquels ne font certainement pas du journalisme professionnel parce que tenus de respecter à la lettre les consignes du maître, qui fait des médias lourds de service public sa… propriété privée.

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3 mai, 2013 à 1:10


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