Bienvenue à toutes et à tous sur ce site renfermant des articles touchant à des thèmes variés
  • Accueil
  • > ACTUALITÉ
  • > ALGÉRIE / Le risque d’application de l’article 88 de la Constitution donne le tournis à bon nombre de haut placés

ALGÉRIE / Le risque d’application de l’article 88 de la Constitution donne le tournis à bon nombre de haut placés

C‘est vraiment la panique en haut lieu et la fièvre monte sans retenue pour atteindre le pic dans les rangs de bon ALGÉRIE / Le risque d'application de l'article 88 de la Constitution donne le tournis à bon nombre de haut placés dans ACTUALITÉ personne-fievreusenombre de haut placés ! Tous ceux occupant des postes auxquels ils ne pouvaient certes accéder sans l’intronisation de Bouteflika, ont la peur au ventre. Il est certain que depuis que leur parrain et protecteur se sent plus amoindri que jamais et risque par conséquent de perdre la magistrature suprême en application de l’article 88 de la Constitution, ces gens ne savent plus sur quel pied danser ni à quel saint se vouer et il est certain qu’ils prennent des somnifères pour avoir ne serait-ce qu’un petit moment de répit le temps de reprendre leur bâton de pèlerin. Pris de court, ils jouent des pieds et des mains pour mettre en échec tout changement anticipé à la tête de la présidence de la République.

En toute âme et conscience, est-ce logique et légal qu’un président de la République qui, hélas pour raison de santé, n’est plus en mesure d’assurer la mission que lui confère la Constitution, doit bouteflika-malade1 La panique en haut lieu /// dans ACTUALITÉencore garder son poste de premier magistrat du pays ? Depuis le début de son deuxième mandat, Abdelaziz Bouteflika régressait au fur et à mesure : plus de discours à la nation comme dans les premières années où il a succédé à Liamine Zeroual, de moins en moins de sorties aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, ses apparitions aussi se faisaient de plus en plus rares… Ce qui dénote que l’homme n’a plus les capacités pour gérer tel qu’il se doit. Malgré cela, ses adeptes, ces égoïstes ne regardant que leurs intérêts personnels et pas ceux du pays et du peuple, continuent de le soutenir et lancent même leur slogan pour un quatrième mandat au profit de leur parrain.

Par médias interposés, ces sbires, tenant coûte que coûte à ce qu’une telle situation qui les arrange perdure, via des communiqués laconiques, balancés à la hussarde, s’opposent d’abord farouchement à ceux, de plus en plus nombreux, revendiquant l’application de l’article 88 de la Constitution avant de tenter, soi disant, de tranquilliser le peuple sur la santé de son président en disant que le chef de l’Etat se porte de mieux en mieux et va bientôt reprendre du service. Une façon d’insinuer mais simultanément se soulager eux-mêmes que le fauteuil du palais d’El Mouradia sera toujours occupé par l’ex-candidat du « consensus ».

Dans le lot, figure déjà Amara Benyounes, qui a perdu son poste de ministre de la Santé du temps où le RCD était au amara-benyounes1-150x150gouvernement et qui a quitté le pouvoir malgré lui. N’ayant pas gobé ce qui lui est arrivé, il a créé un parti politique pour avoir la possibilité d’y retourner. Et pour ce faire, il n’y avait pas meilleur moyen que celui de soutenir ouvertement et régulièrement le chef de l’Etat pour que, de fil en aiguille, on lui fasse appel pour qu’il soit dans l’équipe d’Abdelmalek Sellal. L’ex-collaborateur de Saïd Sadi, pour espérer donc garder ce poste qu’il occupe depuis pas longtemps, est allé jusqu’à qualifier de « coup d’état médical » l’application de l’article 88 de la Constitution.

On retrouve aussi Amar Ghoul, ce ministre éternel des Travaux publics, qui a quitté son parti d’origine pour la raison que celui-ci se soit retiré de la coalition présidentielle et, par ce fait, court le amar-ghoul3-150x111risque de ne pas retourner au gouvernement. Aguerri aux coulisses, il a créé lui aussi son propre parti pour avoir cette possibilité de faire de la politique et, par là, soutenir sans cesse le président Bouteflika. Un tremplin pour espérer au moins garder son poste à la tête des Travaux publics s’il ne peut avoir mieux. Lui aussi s’immisce dans cette affaire de l’application de l’article 88 de la Constitution pour s’opposer à bras-le-corps à ceux la revendiquant.

Le président du Sénat, pour sa part, Abdelkader Bensalah, ce deuxième homme de l’Etat, n’est pas resté muet non plus. abelkader-bensalah-150x107Lui s’oppose même à ces médias qui parlent ou écrivent sur l’état de santé du président Bouteflika. Mais de quel droit (lui qui pourtant préside une institution qui débat et vote les projets de lois) va-t-il mettre la muselière aux journalistes ? C’est son avenir (même dépassant amplement les 60 ans, donc l’âge de mise à la retraite, il espère, tout comme son homologue de l’APN qui approche les quatre-vingt ans, demeurer encore aux affaires publiques) qui est en jeu, il faut comprendre son attitude, le pauvre !

N’omettons pas aussi ce patron « inamovible » de l’UGTA, Abelmadjid Sidi-Saïd, ce chouchou du président et des divers abdelmadjid-sidi-said-150x91gouvernements qui se sont succédés depuis qu’il est à la tête de la Centrale syndicale. Lui, alors, ne rate pas une seule occasion pour se montrer fidèle et au chef de l’Etat notamment et aux proches collaborateurs de Bouteflika. Il sait pertinemment que c’est grâce à eux qu’il est encore au poste occupé auparavant par feu Abdelhak Benhamouda. Il n’ignore surtout pas que sans leur bénédiction il n’aurait guère les privilèges dont il jouit comme, entre autres, cette berline Chevrolet ou ces soins qu’on lui a prodigués récemment dans un hôpital suisse, le tout… aux frais de la princesse.

Pour terminer, citons cette dame, secrétaire générale du Parti des travailleurs, Mme Louiza Hanoune en l’occurrence, louiza-hanoune-150x112qui ne rate elle aussi pas une seule occasion pour aller à la rescousse d’Abdelaziz Bouteflika à chaque fois qu’elle sent qu’il est ciblé. Femme à looks variés en fonction de la situation, comme ce voile qu’elle a porté dans les années 1990 au conclave de Sant’Egedio où elle s’est assise toute honte bue aux côtés d’Annouar Haddam et d’Abdellah Djebellah pour apporter de l’eau au moulin du FIS (Front islamique du Salut), elle n’hésite jamais de dégainer pour tirer dans tous les sens mais jamais en direction de Bouteflika de même que de l’UGTA et de ces islamistes qu’elle défend bec et ongles. À l’image de tous ceux cités plus haut, elle aussi qualifie l’application de l’article 88 de la Constitution de… « coup d’Etat ».

Intérêt quand tu nous tiens ! À bon entendeur…

———-=====oOo=====———-

23 mai, 2013 à 17:38


Laisser un commentaire