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RETOUR SUR LES ÉVÈNEMENTS DE 2011 EN ALGÉRIE / Soulèvement populaire que le pouvoir justifie par… la hausse des prix du sucre et de l’huile

Après le 5 Octobre 1988, voilà le 5 Janvier 2011 ! Mais pourquoi donc ce chiffre « 5 » revient-il encore vingt-trois ans RETOUR SUR LES ÉVÈNEMENTS DE 2011 EN ALGÉRIE / Soulèvement populaire que le pouvoir justifie par... la hausse des prix du sucre et de l'huile dans ÉVOCATION emeutes-de-janvier-2011-bplus tard ? Serait-ce le fait du hasard ? Coïncidence pure et simple ?

Est-ce que le pouvoir a tiré les leçons de l’insurrection d’Octobre 1988 ? Assurément non étant donné que les mêmes ingrédients qui ont mis le feu aux poudres en cette période sont identiques à ceux du soulèvement populaire du 5 Janvier 2011 et ce nonobstant le fait que des membres du gouvernement (ou ceux qui gravitent autour) cherchent coûte que coûte à minimiser l’ampleur jusqu’à faire de l’évènement, pourtant grandiose,  un « simple chahut de gamins » comme ce fut le cas il y a un peu plus de deux décennies.

Pour revenir à Octobre 1988, ces évènements qui ont éclaté presque simultanément à travers le pays et qui furent à l’origine d’une ouverture démocratique avec l’abolition du parti unique et l’avènement du multipartisme de même que l’apparition de la presse indépendante n’a, malheureusement, été qu’une éclaircie laquelle a commencé à sombrer avec la montée « officielle » de l’islamisme suivie de cet « état d’urgence« , instauré à un moment propice et lequel avait tendance à s’éterniser ; fort heureusement, les pressions internationales et celles de la rue incitèrent le pouvoir à lever celui-ci.

liamine-zeroual-2-150x111 Evénements de 2011 dans ÉVOCATIONLiamine Zeroual, élu au suffrage universel, est venu succéder au HCE (Haut Comité d’État). Au cours de son mandat, il y eut révision de la Constitution dans l’objectif de l’adapter au besoin de l’heure ; donc une nouvelle loi fondamentale qui a vu certains aménagements comme cette deuxième chambre au parlement et la limitation à « deux » du mandat présidentiel.

Avec l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika, ce nouveau locataire du Palais d’El-Mouradia, en avril 1999, l’Algérie connut, d’un côté, la réhabilitation progressive de l’islamisme avec l’accompagnement sine qua non de ses idées rétrogrades et, de l’autre, la restriction systématique et progressive des acquis démocratiques. Tout au boutef-et-sa-grande-mosquee1long de ses trois mandats successifs, le verrouillage se faisait par doses, jour après jour, à telle enseigne que le peuple finit par se retrouver mis en bouteille : liberté d’expression balancée au rebut, partis d’opposition et associations apolitiques mis hors service, syndicats autonomes réduits à néant, cherté de la vie, bureaucratie, mépris, corruption allant crescendo… De surcroît, en sus des manifestations de rue, nul autre rassemblement public ou marche pacifique ne sont tolérés ; au cas où ceux-ci ont lieu sans l’autorisation préalable des pouvoirs publics, ils sont automatiquement réprimés et, cela, sauvagement dans la plupart des cas. C’est donc, par là, un enfouissement pur et simple du peuple.

Afin de contourner ces « interdits », il ne reste alors plus au citoyen que d’user d’autres méthodes pour manifester son désarroi et fuir ce climat délétère : observation de grèves dans quasiment tous les secteurs d’activité, usage de stupéfiants, territoire national quitté clandestinement, suicide, immolation par le feu… Et ce, pendant qu’au niveau de la haute sphère, c’est le… « paradis terrestre ».

Ces derniers temps, le pauvre citoyen harcelé jour après jour, pour faire entendre sa voix, obstrue une route principale jusqu’à amener les autorités locales à se manifester et lui prêter oreille attentive. Plus tard ce sera par l’usage de l’émeute que le citoyen exprimera sa revendication et, en ce tout début de l’année 2011, ce sera l’émeute généralisée à toutes les daho-ould-kablia-2-150x150régions du pays, émeutes qui se solderont par des casses et autres dégâts avec ces jeunes manifestants non encadrés puisque le pouvoir a tout fait pour réduire voire anéantir carrément l’action du mouvement associatif, qu’il soit politique ou apolitique.

Parmi les rares officiels qui auront à prendre la parole pour faire part de leur point de vue sur lesdits évènements, on retrouvera Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales et Abdelaziz Belkhadem, Secrétaire général du parti FLN dans le temps et simultanément ministre d’État belkhadem-2-150x120auprès du président de la République à la même période. Tous deux useront de la langue de bois et déclareront notamment : « Pourquoi ces jeunes n’usent-ils pas de la voie pacifique pour exprimer leurs revendications ? »

Alors messieurs du sérail, de grâce, mesurez vos paroles ! Avez-vous, ne serait-ce qu’une seule fois, laissé les gens manifester pacifiquement ? Vous réprimez tout mouvement de masse et aujourd’hui vous osez ouvrir la bouche pour vous contredire ? Il ne vous reste par conséquent qu’à méditer cet adage : qui sème le vent récolte la tempête !

Dès que le mouvement fut maîtrisé, le pouvoir, fidèle à lui même, essaya de colmater les brèches en se concentrant juste sur les prix des produits de large consommation, comme si l’Algérien n’est que tube digestif ; les autres aspects de la vie du citoyen, ces maux le rongeant au quotidien, ceux-là peuvent attendre… les prochaines émeutes. 

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29 juin, 2013 à 10:11


Un commentaire pour “RETOUR SUR LES ÉVÈNEMENTS DE 2011 EN ALGÉRIE / Soulèvement populaire que le pouvoir justifie par… la hausse des prix du sucre et de l’huile”


  1. Tuto bourse écrit:

    La reference concernant le sujet, on en veux plus merci.


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