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21ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MOHAMED BOUDIAF / Le 29 juin 2013 symbolise le deuxième assassinat de Si Tayeb El-Watani

21ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MOHAMED BOUDIAF / Le 29 juin 2013 symbolise le deuxième assassinat de Si Tayeb El-Watani dans POLITIQUE police-algerienne-8En cette année 2013 et à l’occasion de la célébration du 21ème anniversaire de l’assassinat de Mohamed Boudiaf, c’est tout une armada policière que le pouvoir algérien, incarné par Bouteflika, a déployée très tôt le matin pour prendre d’assaut le site (aussi bien intra qu’extra-muros) du cimetière d’El Alia, dans la capitale, à l’effet d’empêcher des organisations non gouvernementales et des anciens gardes communaux, qui ont pris activement part à la lutte anti-terroriste durant la décennie noire, de se recueillir sur la tombe de celui qui fut l’artisan du 1er Novembre 1954 et quatrième président de l’Algérie indépendante.

Avec Abdelaziz Bouteflika, depuis son accession au pouvoir en avril 1999, on aura tout vu. Il a balancé au rebut tous les acquis démocratiques et réhabilité l’islamisme par le truchement de sa charte portant réconciliation nationale. Il a gaspillé à outrance l’argent du peuple avec, pour dernier projet en date, cette grande mosquée qu’il veut édifier pour caresser les islamistes (dont son poulain Belkhadem) dans le sens du poil. En 2008, avec ce même Belkhadem (cet ancien inconnu, ex-enseignant dans une minuscule école de l’ouest du pays), il a tripatouillé la Constitution pour sauter le verrou de la limitation des mandats afin de se donner le trône à vie… En somme et en presque quinze années consécutives de règne, le peuple algérien a tout vu avec lui : grèves intermittentes dans tous les secteurs d’activité pour des motifs liés aux salaires ne répondant pas au besoin de l’heure et ce pendant que parlementaires (pour qu’ils lèvent bien la main lors des votes des projets de lois soumis par le gouvernement) et anciens terroristes islamistes (en guise de récompense pour les nombreux crimes qu’ils ont commis et le retard considérable qu’ils ont causé au développement du pays) sont gavés de dizaines de millions de centimes… Ajoutons à tout cela, à titre de rappel, que lorsque hassan-hattab1 énième dérapage du pouvoir dans POLITIQUEle successeur de Liamine Zeroual eut à parler de la lettre que lui a adressée Hassan Hattab, cet ancien chef terroriste et sanguinaire, il a hautement honoré celui-ci en faisant précéder son nom tristement célèbre de Monsieur et, comme a eu à le prononcer l’ex-ministre des Affaires étrangères sous Boumediene, c’est comme ci-après : « Monsieur Hattab ».

Pour revenir à Mohamed Boudiaf, cet homme valeureux qui, au lendemain de l’indépendance se vit contraint à l’exil pour ne retourner dans son pays natal qu’en janvier 1992, quasiment trois décennies plus tard, où il a répondu à l’appel de la patrie, comme il l’a déjà fait avant 1962, pour qu’il soit cette fois à la tête d’un Haut Comité d’Etat et qu’il prenne ainsi en main les affaires du pays durant une période de transition. Pour rappel, après six mois à la tête du HCE, l’ancien membre du Groupe des six fut assassiné en pleine salle de spectacles à la maison de la culture d’Annaba, un certain 29 juin de l’année 1992, au moment où il discourait et était face aux représentants boudiaf-et-ce-quil-a-dit1du peuple et pas aux apparatchiks comme c’est de coutume depuis l’indépendance. En l’espace de six mois seulement au pouvoir, Mohamed Boudiaf s’est fait une popularité inimaginable et ce pour la simple raison qu’il parlait le langage du peuple et avait constamment l’oreille attentive aux préoccupations des citoyens. Mais, ceux-là mêmes qui ont dilapidé les richesses du pays et qui continuent de le faire encore lui ont tendu un piège et l’ont eu parce que lui naïf et faisait entièrement confiance à ses collaborateurs. Seulement ils ne l’ont pas affronté de face parce qu’ils n’avaient pas le courage de le faire ; ils lui ont tiré dans le dos par traîtrise et ont vidé tout un chargeur de kalachnikov dans ce corps frêle de Si Tayeb El Watani.

Comme on dit, l’histoire ne pardonne jamais. En ce 29 juin 2013 ce sont des centaines de personnes qui se sont déplacées des quatre coins du pays pour se recueillir sur la tombe de Mohamed Boudiaf. Et, qui vivra verra bel et bien ce qui en sera pour ceux qui l’ont liquidé ou sont complices de son assassinat quand ils le rejoindront dans l’autre monde.

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30 juin, 2013 à 20:37


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