Bienvenue à toutes et à tous sur ce site renfermant des articles touchant à des thèmes variés
  • Accueil
  • > ACTUALITÉ
  • > ALGÉRIE / Un pouvoir tyrannique, tenant à garder les rênes de l’État peu importe les conséquences !

ALGÉRIE / Un pouvoir tyrannique, tenant à garder les rênes de l’État peu importe les conséquences !

said bouteflikaSi Abdelaziz Bouteflika, ou plutôt Saïd, son frère cadet, en sa qualité de Conseiller particulier du président de la République mais beaucoup plus vice-président à titre officieux, a installé ses pions aux postes stratégiques, comme Tayeb Belaïz à l’Intérieur et Mourad Medelci à la tête du Conseil constitutionnel, il l’a fait dans le seul et unique intérêt de sa famille et donc pas du tout dans celui du peuple avec le souci de lui offrir des institutions crédibles, avec des hommes intègres et compétents, qui n’auraient pour seul et unique objectif qu’un travail sain, effectué dans les règles de l’art.

Si Mourad Medelci se voit parachuté à la tête du Conseil constitutionnel et Tayeb Belaïz nommé ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, d’ailleurs les deux sont de l’ouest algérien et plus précisément de Tlemcen et donc de la même région que le premier magistrat du pays, c’est bel et bien dans la perspective des présidentielles du 17 avril prochain, afin que tout aille dans le sens tracé par la « famille royale », incarnée par les Bouteflika.

conseil constitutionnel algérienMourad Medelci vient donc de nous apporter la preuve qu’en sa qualité de président du Conseil constitutionnel, n’a pas agi en tant que tel pour veiller à ce que stipule la loi fondamentale du pays mais a plutôt grillé les lignes rouges de la Constitution en étant allé outre pour renvoyer l’ascenseur a celui qui l’a nommé à ce poste stratégique. Par conséquent, nonobstant le handicap physique et mental d’Abdelaziz Bouteflika, ne lui permettant donc pas d’assurer convenablement voire pas du tout la lourde mission qui serait la sienne, il s’est quand même entêté à l’inclure parmi les autres candidats à la magistrature suprême et sur lesquels va se prononcer le peuple ou plutôt l’Administration puisque, au jour d’aujourd’hui et ce depuis l’indépendance du pays tout un chacun n’ignore guère que, dans la plupart des cas, pour ne pas dire toujours, ce ne sont guère les voix citoyennes qui sont prises en considération mais bel et bien les bulletins de vote issus du bourrage des urnes. Pire encore, ce procédé malhonnête vient en sus de ce fichier électoral jamais assaini et ce sciemment, où on retrouve jusqu’aux personnes décédées ; un moyen efficace pour avoir davantage d’électeurs et, dans ce dernier cas, c’est carrément l’Administration qui vote pour eux en favorisant le candidat ou le groupe de son choix selon le cas.

palais du gouvernement et ministère de l'intérieurÀ présent que la première phase est passée, donc celle liée au Conseil constitutionnel, ne demeure donc désormais que le rôle de l’Administration, ce département coiffé depuis quelques mois de cela par Tayeb Belaïz, qui va faire le reste. Ce reliquat au scénario que les citoyens devinent d’ores et déjà puisque rodés aux combines du clan d’Oujda depuis que le pays est indépendant et ce donc depuis un peu plus d’un demi-siècle. Par conséquent, le 18 avril, à midi, précisément le lendemain des joutes électorales puisque, entre temps, les chiffres contenus dans les procès-verbaux émis par les bureaux de vote subiront des retouches à tous les niveaux de la hiérarchie administrative, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales annoncera, sans surprise aucune, que c’est le Palais d'El Mouradia (1)candidat Abdelaziz Bouteflika qui a obtenu le plus grand nombre de voix et ce avec une longueur d’avance excessivement importante sur celui venant immédiatement après dans ce classement qui sortira des laboratoires de la magouille, comme cela est de coutume.

La ruse du clan d’Oujda ne s’arrête pas là ! Pour valider son vote, il invite soi disant des observateurs internationaux tels que ceux de l’UA, de la Ligue arabe et de l’OCI. L’expérience a pourtant montré que ceux-ci ne venaient réellement que dans un cadre touristique pour passer quelques semaines aux frais de la princesse en Algérie puisque, de mèche avec le pouvoir, ils ferment sciemment les yeux sur les cas de fraude qu’ils constatent et ce dans le cas où ils assurent vraiment la mission qui est la leur.

répression en algérie 11Compte tenu de tout cela, il est bien clair que ce pouvoir tyrannique s’impose et tient à garder les rênes éternellement en faisant totalement fi des conséquences aussi graves soient-elles ! Et, concernant ces présidentielles d’avril 2014, malgré les protestations du peuple, lesquelles vont crescendo eu égard à ce 4e mandat plus particulièrement, en haut lieu, on fait comme si de rien n’était et on va même jusqu’à provoquer le peuple en lui interdisant toute manifestation qui va à l’encontre de son projet pourtant éminemment dangereux.

———-=====oOo=====———-

 

16 mars, 2014 à 14:40


Commentaires desactivés.