Bienvenue à toutes et à tous sur ce site renfermant des articles touchant à des thèmes variés

» Catégorie : CULTURE


LE POÈTE L’HADJ AREZKI OUHOUACH DE DJEMÂA-SAHARIDJ / À propos de la spoliation de ses oeuvres (2ème partie)

Commentaires » 2

La mission littéraire et scientifique connut un terme lorsque les rédacteurs, extrêmement épuisés par un tel travail de longue haleine, décidèrent de prendre congé du poète.

Boulifa et ses confrères, estimant que ce qu’ils avaient collecté auprès de L‘Hadj Arezki était suffisant, quittèrent le poète, nonobstant son insistance lui qui, sur sa lancée, tentait vainement de les retenir pour qu’il leur en dise encore.

Ce qu’il y a lieu de retenir, c’est qu’en plus de l’importante collecte effectuée par cette délégation, Tahar, le fils du barde, put de son côté garder en mémoire un très bon nombre de poèmes.

Tahar rapporte que, plus tard, un homme de lettres (voir la note 1 en bas de page) se serait présenté à son père et aurait effectué une collecte importante. S’agirait-il de cette deuxième rencontre avec Boulifa en date du 12 août 1912 (voir la note 2 en bas de page) ? Tout porte à le croire !

À l’exception de Tahar, ces destinataires d’œuvres poétiques et notamment le fait que L’hadj Arezki Ouhouach eut toujours exigé explicitement le respect de son anonymat fit que bon nombre de ses poèmes furent attribués à d’autres auteurs dont Si Mohand Ou M’hand plus particulièrement.

À  suivre

LE POÈTE L'HADJ AREZKI OUHOUACH DE DJEMÂA-SAHARIDJ / À propos de la spoliation de ses oeuvres (2ème partie) dans CULTURE lhadj-arezki-ouhouach-en-19162

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

1 – Par omission, la question n’a pas été posée au fils du barde et lui, de son côté, n’a pas jugé utile d’en dire plus pour apporter des précisions sur cet autre visiteur.

2 – Larab en parle dans son livre ad hoc à la page 19.

village-djemaa-saharidj-bis3 spoliation d'oeuvres (2) dans CULTURE

———-=====oOo=====———-

LE POÈTE L’HADJ AREZKI OUHOUACH DE DJEMÂA-SAHARIDJ / À propos de la spoliation de ses oeuvres (1ère partie)

Commentaires » 0

 

LE POÈTE L'HADJ AREZKI OUHOUACH DE DJEMÂA-SAHARIDJ / À propos de la spoliation de ses oeuvres  (1ère partie) dans CULTURE said-boulifa1

SAÏD BOULIFA

Une délégation d’intellectuels, émanant d’Alger et conduite par Saïd Boulifa, se présenta un jour au domicile du caïd de Djemâa-Saharidj.

Cette mission culturelle et scientifique était animée de la volonté de s’enquérir de la richesse artistique, linguistique et littéraire des habitants de l’antique Bida Municipium mais surtout rencontrer ce poète, L’hadj Arezki Ouhouach, dont le verbe portait loin et haut. 

Le caïd, bien fier d’avoir parmi ses administrés une personne aussi renommée, un sujet d’intérêt scientifique qui valait ce déplacement d’Alger, ce à quoi l’autorité locale ne s’attendait guère d’ailleurs, fit immédiatement appel à L’hadj Arezki Ouhouach. 

Notre poète répondit sans façon à l’invitation du caïd. Ce dernier, d’une grande civilité, le mit à l’aise, le présenta à ses visiteurs puis, après tout un chapelet d’éloges, l’informa de sa précieuse présence (voir la note 1 en bas de page) parmi le groupe.

lhadj-arezki-ouhouach-en-19161 spoliation d'oeuvres (1) dans CULTURE

 

L’hadj Arezki, en toute modestie, loin de deviner l’objectif d’une telle mise en scène, commença à déclamer ses fameux poèmes… Soudain, il s’aperçut que ces gens venus d’Alger notaient ses dires, au fur et à mesure, sur des feuillets. Il se troubla et, comme contrarié, se tut brusquement, se leva et quitta le caïd et ses hôtes sans dire mot.

L’administrateur, fort embarrassé, choqué voire humilié par la tournure subite des évènements, après un moment de stupeur, envoya vite un domestique rencontrer Ali Ou-Belkacem (voir la note 2 en bas de page), un cousin du poète, afin qu’il tente de remédier à la délicate situation qui venait de naître.

Le caïd n’ignorait guère qu’Arezki Ouhouach respectait beaucoup son cousin et que, normalement, il ne pourrait rien lui refuser.

Ali Ou-Belkacem se prêta volontiers à cette mission de bons offices. Il alla aussitôt voir le poète pour lui parler et tenter de le faire changer d’avis.

La surprise d’Ali Ou-Belkacem fut grande quand L’hadj Arezki l’informa de ce qui en était au juste. Le poète campa sur sa position et refusa catégoriquement que ses poèmes soient transcrits et colportés car conscient que son nom, en sa qualité d’auteur, paraîtrait sur des pages de journaux et/ou de livres.

Voyant que L’hadj Arezki ne voulait pas revenir sur sa décision tant que son nom devrait être rendu public, le missionnaire de bons offices le rassura et lui jura par tous les saints qu’il interviendrait personnellement auprès des membres de la délégation pour qu’il le taisent.

Ali Ou-Belkacem obtint l’accord de ces derniers et L’hadj Arezki revint sur sa décision. Voilà, enfin, le problème résolu !

Tout de suite après, le groupe (le poète et les hôtes du caïd) se dirigea vers le bord du ravin dénommé Ighzer n Bouhlou (l’oued Bouhlou), précisément à proximité du moulin à grains dit Tissirt n Ath Boumedien (le moulin des Ath Boumediene /// voir la note 3 en bas de page), ce même moulin dont le poète assurait l’exploitation.

Pendant une bonne semaine (voir la note 4 en bas de page), du petit matin au coucher du soleil, la rencontre se poursuivit dans cet endroit aussi pittoresque ayant joué le rôle de salon au profit du barde et des membres de la délégation.

L’hadj Arezki enfin rassuré par le fait que, selon sa volonté, son anonymat sera respecté et sauvegardé en dehors du cercle restreint de ses auditeurs, déclama ses poèmes sans discontinuité. Et, comme convenu, ses auditeurs transcrivaient au fur et à mesure.

À  suivre…

-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

1 – Rencontre du mois d’avril 1903, selon Tahar, le fils du barde.

2- Ali Ou-Belkacem est un descendant de Belkacem, du groupe Izegrouren ayant rejoint Si M’hand Oulkadi à Djemâa-Saharidj (consulter l’annexe 1 de l’article consacré aux Izegrouren, publié le 20 avril 2013 dans la catégorie HISTOIRE).

3- Les Ath-Boumedien sont descendants de Boumedien, du même groupe Izegrouren (consulter également l’annexe 1 du même article que ci-dessus).

4- Pendant leur séjour à Djemâa-Saharidj, les membres de la délégation étaient pris en charge (logés et nourris) par le caïd.

village-djemaa-saharidj-bis1

———-=====oOo=====———-

INTRODUCTION RELATIVE À L’OUVRAGE INTITULÉ : Un poète… spolié de ses oeuvres

Commentaires » 0

AUTEUR DU LIVRE ET DU TEXTE INTRODUCTIF : Mouloud HAOUCHE (ancien journaliste)

PRÉFACIER : Mohand Amokrane DJELLID (ancien journaliste)

MAISON D’ÉDITION : El Amel  Siège : Nouvelle ville, Tizi-Ouzou  (Tel. / Fixe : 026.21.07.21  ///  Mobile : 07.72.32.56.63)

ISBN : 978 – 9947 – 30 – 040 – 4

DÉPÔT LÉGAL : 46 – 2010

 

INTRODUCTION RELATIVE À L'OUVRAGE INTITULÉ : Un poète... spolié de ses oeuvres dans CULTURE un-poete.-spolie-de-ses-oeuvres3

 

En feuilletant le quotidien La Dépêche de Kabylie du 7 novembre 2007, je fus frappé par un article paru dans sa page culturelle sous le titre : « Larab casse un tabou ».

Après l’avoir parcouru, je découvris qu’il s’agissait d’un papier traitant du dernier volume de Mohand Ouramdane Larab, consacré à la vie et à l’œuvre du barde L’hadj Arezki Ouhouach.

Ce qui m’impressionna le plus dans l’article en question, c’est ce passage qui illustre avec acuité la situation de spoliation d’œuvres dont fut victime L’hadj Arezki Ouhouach, notamment ce… silence perpétuel de nos écrivains et autres animateurs de radio et de télévision. C’est toute cette mise à nu d’un scénario abject… d’une action infâme mise en branle, qui m’incite à reproduire ici ce fragment d’article, un pamphlet qui mérite fort voire sans conteste une place dans cet ouvrage qui est le mien et ce, tout particulièrement, parce que faisant un écho tout à fait favorable à l’idée que j’avais à l’esprit depuis belle lurette et que je tiens à développer aujourd’hui en son sein ; tout ceci avec pour objectif principal de replacer d’une part et une bonne fois pour toutes le pendules à l’heure exacte mais aussi et surtout remettre instamment à la place qui sied ces importuns sans scrupules qui trouvent un plaisir illimité à brouiller les cartes sans répit aucun.

Voici donc, ci-dessous, le brûlot en question :

« Ce que d’aucuns ont préféré taire, soit pour faire perdurer la confusion ou même pour se mettre en complices à cette manœuvre consistant à déshabiller X pour vêtir Y, Mohand Ouramdane Larab, lui, dans son récent ouvrage, (…) n’a pas voulu rester indifférent ou muet devant ce qu’il considère d’injuste et de démarche avilissante. »

« Aussi, il a usé d’un langage éminemment clair pour dire haut et fort qu’il y a eu spoliation. »

« Par ce procédé qui, indéniablement, honore l’homme, il a fait d’une seule pierre plusieurs coups : primo, il s’est démarqué des acteurs et autres observateurs ayant opté pour le silence ; secundo, il a réhabilité le poète disparu depuis quatre-vingt ans, L’hadj Arezki Ouhouach en l’occurrence ; tertio, son acte jouera un rôle de sensibilisation et fera de sorte que de pareils outrages ne se reproduisent plus afin qu’il soit donné du crédit à notre littérature et, par là, à notre culture avec toutes ses diversités. »

« En effet, l’ouvrage portant sur la vie et l’œuvre du poète L’hadj Arezki Ouhouach, casse bel et bien un tabou. Ce poète est non seulement dépossédé d’une partie de son œuvre mais aussi marginalisé par les écrivains et même par les animateurs de radio et seule la chaîne satellitaire, BRTV, a sauvé la face en faisant allusion à maintes reprises aux œuvres de ce poète. »

———-=====oOo=====———-

PRÉFACE DU LIVRE AYANT POUR TITRE : Un poète… spolié de ses oeuvres

Commentaires » 3

AUTEUR DE L’OUVRAGE : Mouloud HAOUCHE (ancien journaliste)

PRÉFACIER : Mohand Amokrane DJELLID (ancien journaliste)

MAISON D’ÉDITION : El Amel  /  Siège : Nouvelle ville, Tizi-Ouzou  (Tel. / Fixe : 026.21.07.21  ///  Mobile : 07.72.32.56.63)

ISBN : 978 – 9947 – 30 – 040 – 4

DÉPÔT LÉGAL : 46 – 2010

 

PRÉFACE DU LIVRE AYANT POUR TITRE : Un poète... spolié de ses oeuvres dans CULTURE un-poete.-spolie-de-ses-oeuvres2

 

La littérature consacrée aux études biographiques de personnes, mémoires, n’est pas abondante chez nous et les littérateurs s’y sont rarement consacrés en ce sens que bon nombre d’hommes de culture sont restés dans l’anonymat le plus total et il en résulte quelquefois spoliation de leurs œuvres.

C’est dans ce contexte que l’auteur de ce livre a décidé d’écrire et ce en réponse justement à cette occultation de l’existence historique de ces personnages.

Passionné de poésie dès sa prime jeunesse, il a toujours nourri le rêve de sortir un livre sur le grand poète disparu il y a près d’un siècle, en l’occurrence L’hadj Arezki Ouhouach et qui n’est autre que son grand-père.

Ce livre n’est un réquisitoire contre personne mais se veut un plaidoyer pour défendre et réhabiliter le poète dont une partie de son œuvre a été spoliée et attribuée à d’autres dont Si Mohand Ou M’hand tout particulièrement.

C’est, de façon précise, grâce aux renseignements de taille que le petit-fils du poète a recueillis de son père et au long travail d’investigation entrepris plus tard par ses soins, qu’il est fait état d’une spoliation.

Ceci pour dire qu’il est plus que judicieux pour nos intellectuels de se consacrer à ce genre de travail afin d’éviter que de pareilles pratiques néfastes, susceptibles d’être préjudiciables à notre culture, ne se reproduisent à jamais et lui éviter ainsi la stagnation.

Il y va du devenir de notre culture d’y penser d’ores et déjà.

Nous serions incomplet si nous omettions de dire que ce livre est rendu possible grâce à de nombreuses personnes pour leur précieuse assistance et leur encouragement continuel afin de venir à bout de cet ouvrage qui apporte une somme d’informations au lecteur sur la vie et l’œuvre de ce grand poète. Il s’agit pour l’auteur d’exposer sous nos yeux l’aspect positif qu’à joué le poète sa vie durant.

Enfin, un mot sur la construction de l’ouvrage. L’auteur est parti d’une introduction mettant en évidence la spoliation d’œuvres dont fut victime L’hadj Arezki Ouhouach pour rentrer, par étapes progressives, dans le vif du sujet et terminer sur deux poèmes par lesquels Arezki Oubouya de Djemâa-Saharidj et Ali Ouheddouche, du village Mesloub, rendirent hommage au poète décédé en août 1927.

———-=====oOo=====———-

12