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21ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MOHAMED BOUDIAF / Le 29 juin 2013 symbolise le deuxième assassinat de Si Tayeb El-Watani

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21ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MOHAMED BOUDIAF / Le 29 juin 2013 symbolise le deuxième assassinat de Si Tayeb El-Watani dans POLITIQUE police-algerienne-8En cette année 2013 et à l’occasion de la célébration du 21ème anniversaire de l’assassinat de Mohamed Boudiaf, c’est tout une armada policière que le pouvoir algérien, incarné par Bouteflika, a déployée très tôt le matin pour prendre d’assaut le site (aussi bien intra qu’extra-muros) du cimetière d’El Alia, dans la capitale, à l’effet d’empêcher des organisations non gouvernementales et des anciens gardes communaux, qui ont pris activement part à la lutte anti-terroriste durant la décennie noire, de se recueillir sur la tombe de celui qui fut l’artisan du 1er Novembre 1954 et quatrième président de l’Algérie indépendante.

Avec Abdelaziz Bouteflika, depuis son accession au pouvoir en avril 1999, on aura tout vu. Il a balancé au rebut tous les acquis démocratiques et réhabilité l’islamisme par le truchement de sa charte portant réconciliation nationale. Il a gaspillé à outrance l’argent du peuple avec, pour dernier projet en date, cette grande mosquée qu’il veut édifier pour caresser les islamistes (dont son poulain Belkhadem) dans le sens du poil. En 2008, avec ce même Belkhadem (cet ancien inconnu, ex-enseignant dans une minuscule école de l’ouest du pays), il a tripatouillé la Constitution pour sauter le verrou de la limitation des mandats afin de se donner le trône à vie… En somme et en presque quinze années consécutives de règne, le peuple algérien a tout vu avec lui : grèves intermittentes dans tous les secteurs d’activité pour des motifs liés aux salaires ne répondant pas au besoin de l’heure et ce pendant que parlementaires (pour qu’ils lèvent bien la main lors des votes des projets de lois soumis par le gouvernement) et anciens terroristes islamistes (en guise de récompense pour les nombreux crimes qu’ils ont commis et le retard considérable qu’ils ont causé au développement du pays) sont gavés de dizaines de millions de centimes… Ajoutons à tout cela, à titre de rappel, que lorsque hassan-hattab1 énième dérapage du pouvoir dans POLITIQUEle successeur de Liamine Zeroual eut à parler de la lettre que lui a adressée Hassan Hattab, cet ancien chef terroriste et sanguinaire, il a hautement honoré celui-ci en faisant précéder son nom tristement célèbre de Monsieur et, comme a eu à le prononcer l’ex-ministre des Affaires étrangères sous Boumediene, c’est comme ci-après : « Monsieur Hattab ».

Pour revenir à Mohamed Boudiaf, cet homme valeureux qui, au lendemain de l’indépendance se vit contraint à l’exil pour ne retourner dans son pays natal qu’en janvier 1992, quasiment trois décennies plus tard, où il a répondu à l’appel de la patrie, comme il l’a déjà fait avant 1962, pour qu’il soit cette fois à la tête d’un Haut Comité d’Etat et qu’il prenne ainsi en main les affaires du pays durant une période de transition. Pour rappel, après six mois à la tête du HCE, l’ancien membre du Groupe des six fut assassiné en pleine salle de spectacles à la maison de la culture d’Annaba, un certain 29 juin de l’année 1992, au moment où il discourait et était face aux représentants boudiaf-et-ce-quil-a-dit1du peuple et pas aux apparatchiks comme c’est de coutume depuis l’indépendance. En l’espace de six mois seulement au pouvoir, Mohamed Boudiaf s’est fait une popularité inimaginable et ce pour la simple raison qu’il parlait le langage du peuple et avait constamment l’oreille attentive aux préoccupations des citoyens. Mais, ceux-là mêmes qui ont dilapidé les richesses du pays et qui continuent de le faire encore lui ont tendu un piège et l’ont eu parce que lui naïf et faisait entièrement confiance à ses collaborateurs. Seulement ils ne l’ont pas affronté de face parce qu’ils n’avaient pas le courage de le faire ; ils lui ont tiré dans le dos par traîtrise et ont vidé tout un chargeur de kalachnikov dans ce corps frêle de Si Tayeb El Watani.

Comme on dit, l’histoire ne pardonne jamais. En ce 29 juin 2013 ce sont des centaines de personnes qui se sont déplacées des quatre coins du pays pour se recueillir sur la tombe de Mohamed Boudiaf. Et, qui vivra verra bel et bien ce qui en sera pour ceux qui l’ont liquidé ou sont complices de son assassinat quand ils le rejoindront dans l’autre monde.

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ALGÉRIE / Cette liberté d’expression bafouée et ce pouvoir décrié, tenant coûte que coûte à… s’éterniser

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Le présent article fait quelque peu le prolongement à celui publié le 23 mars écoulé et qui s’intitule : Fenêtre sur cette Algérie accaparée : le peuple algérien otage du groupe de l’ouest.

Donc, pour poursuivre, il y a lieu de dire que parmi les mille et une conséquences graves de cet enfermement du peuple algérien en vase clos et du silence qu’on lui a constamment imposé en n’oubliant surtout pas ces intimidations qui sont légion, en un mot cette dictature pour appeler chaque chose par son nom (voir l’article référencié ci-dessus), l’ouvrage qui devait normalement être sur les étals des librairies dans le courant de l’année 2010, a vu sa publication différée. Les motifs ? L’éditeur, après quelques atermoiements, a fini par cracher le morceau en signifiant que s’il faisait paraître le bouquin ceci pourrait lui coûter cher parce que, en plus de la fermeture de son entreprise, que cela serait susceptible d’engendrer, il y aurait les tracasseries préalables de la police avant les poursuites judiciaires et tout ceci… en raison du thème qu’il développe. Ce qui fut compris tout de suite car sachant que la liberté d’expression chez nous, pourtant figurant bel et bien dans la loi fondamentale du pays, est éminemment… bafouée par nos gouvernants et ce depuis un demi-siècle. De là, ne voyant nulle autre alternative que celle de réinsérer l’écrit dans le flash-disc et d’attendre des jours meilleurs, certes ceux de déceler une maison d’édition qui prendrait le risque de publier le travail ou, qui sait, peut-être l’avènement d’un nouveau système en Algérie, qui appliquerait la démocratie et la véritable (contrairement à celle de façade, connue depuis l’indépendance du pays), où l’on verrait, cela va de soi, le bannissement pur et simple de ces moult balises, dressées au lendemain du 5 ALGÉRIE / Cette liberté d'expression bafouée et ce pouvoir décrié, tenant coûte que coûte à... s'éterniser dans POLITIQUE emeutes-de-janvier-20111Juillet 1962, dont ce musellement évoqué plus haut.

En revanche, il y a lieu de s’estimer heureux de ce contretemps car il faut avouer que sans ce concours de circonstances il n’aurait pas été possible de reprendre le document pour l’enrichir en y introduisant ce qui s’est produit dans notre pays au début de l’année 2011 où la révolte menée par les jeunes est survenue au milieu de celle connue par la Tunisie et laquelle s’est d’ailleurs soldée par la chute du dictateur Zine El zine-el-abidine-ben-ali1-150x87 Quand règnent tyrannie et oppression /// dans POLITIQUEAbidine Ben Ali et du régime qu’il incarnait. Et, tel un effet de contagion, l’Egypte s’est vue, à son tour, gagnée par une insurrection dans la même période et, juste un mois après que Zinochet (un sobriquet sur mesure, que les Tunisiens ont trouvé pour surnommer leur président vomi ; ici l’allusion est faite à Pinochet  – Ugarte ou Augusto -, ce général et homme politique chilien, qui renversa le président Salvador Allende avant de l’envoyer ad patres et s’emparer du pouvoir qu’il prendra jusqu’à 1990 en y instaurant un régime dictatorial), cet homme puissant et impossible à détrôner qu’il se considérait être, finit par se décoller (et en catimini) du fauteuil présidentiel qu’il occupait depuis 1987 à la suite d’un coup d’état médical qu’il fomenta à hosni-moubarak1-150x99l’encontre de Habib Bourguiba (Ben Ali était Chef du gouvernement à l’époque), eut pris la fuite comme un couard afin d’aller se nicher dans la capitale saoudienne, car tout à fait conscient de son règne totalitaire, de ses passe-droits et des grosses fortunes que lui et ses proches ont amassées sur le dos du peuple tunisien, Hosni Moubarak ne résista pas lui aussi à ce vent furieux soufflant sur les régimes tyranniques ; en conséquence et, à l’image de son homologue, il fut emporté comme une feuille morte, appelée à atterrir nul ne sait où, peut-être dans un marécage si ce n’est un dépotoir.

Et la vague de protestations suit son cours ; il est vraisemblable que c’est une épidémie qui va se propager pour atteindre tous les régimes dictatoriaux ; elle a touché, à leur tour, des contrées du sud de l’Arabie et certaines de l’Asie occidentale. La kadafi-150x99Libye, où Mouammar El-Kaddafi était à la tête du pays depuis le 1er septembre 1969 (à la suite d’un coup d’Etat, dans lequel il fut le principal instigateur  – il n’était pourtant qu’un petit officier de l’armée -, situation qui coûta le renversement au roi Idris 1er), donc depuis bien plus de quarante ans, n’est également pas oublié par l’ouragan. Il faut rappeler, dans le même contexte, que la Mauritanie et le royaume chérifien, ces pays d’Afrique du Nord tout comme l’Egypte, la Tunisie, la Libye et l’Algérie, ne sont pas demeurés en reste puisque des échauffourées, dans l’un et des rassemblements dans l’autre pays, sont apparus et à travers lesquelles manifestations, les citoyens réclament partout la liberté et la justice sociale.

De tels évènements, ayant pour source les abus d’autorité et l’arbitraire de ces pseudo-géants, où l’on observe que l’un après l’autre tombent sous le coup de la colère de la rue, deux proverbes sont à évoquer dans ce contexte ; le premier : Qui sème le vent récolte la tempête ; le second : Comme on fait son lit on se couche. Cela illustre parfaitement la situation qui prévaut depuis le dernier mois de l’année 2010 dans cette partie du globe.

« Notre pays ne pourra guère être touché par des évènements similaires à ceux qui se produisent successivement dans mourad-medelci-150x99les pays voisins depuis le mois de décembre 2010 car chez nous tout fonctionne comme il se doit, ce d’une part, et rien ne manque, ce d’autre part ! Pourquoi donc les gens sortiraient-ils dans la rue ? Manifester pour demander quoi ? » C’est par ces termes que Mourad Medelci, notre ministre des Affaires étrangères, a répondu à l’une des questions qui lui ont été posées par le journal espagnol El Pais, le 20 février 2011, des propos rapportés par la Radio algérienne et la presse écrite. Selon notre chef de la diplomatie, par conséquent, l’étranger verrait l’Algérie comme étant le paradis sur terre ; d’après la merveilleuse image que leur a fournie notre ministre, il ne manquerait alors plus aux autres nations que de l’envier. Mais missoum-sbih-109x150pour qui donc prend-il les gens ? Pour des dupes ? Peut-être même pour des sourds et aveugles simultanément, comme ce gouvernement (dans lequel il était membre dans le temps) à l’égard de ses administrés ? Cela prête vraiment à rire et il y a même de quoi rire aux éclats quand de tels propos s’invitent à nos oreilles et font vibrer nos tympans ! Qui croirait donc un seul mot à ce que raconte Medelci ? Un discours parfaitement mensonger ! À l’entendre, on ne devrait nullement s’étonner des propos, à peu prés similaires, tenus par quelqu’un qui active sous sa coupe, Missoum Sbih, notre ambassadeur à Paris, le 24 janvier 2011, à la radio RTL.

Pour sa part, Daho Ould Kablia (DOK, comme appelé dans le jargon journalistique), notre ministre de l’Intérieur et des collectivités locales, au cours d’une interview qu’il a accordée à France 24, une information rapportée daho-ould-kabliaégalement par la Radio algérienne et certains titres de la presse écrite, a répondu ainsi à l’une des questions qui lui ont été posées : « La levée de l’état d’urgence n’est pas intervenue à la suie des turbulences apparues dans le pays ni même aux demandes formulées par l’opposition, c’est quelque chose à quoi nous avons pensé depuis belle lurette déjà et que nous avons fini par concrétiser. Quant aux marches et rassemblements dans la capitale, ils demeurent toujours interdits et ce par mesure de sécurité contre le terrorisme ». Tout comme son collègue ministre des Affaires étrangères, Ould Kablia met un voile sur ce qui en est au juste ! Nul ne peut cacher le soleil avec un tamis et ce n’est un secret pour personne que s’il y avait levée de l’état d’urgence au moment où cela a été fait, après tout le silence dans lequel le gouvernement s’est confiné et la sourde oreille qu’il n’a de cesse réservée à l’opposition, c’est sans conteste parce que les tenants du pouvoir avaient la trouille bleue, ce d’une part et, de l’autre, suite à l’éveil des partis de l’opposition et de la société civile laquelle se structurait en comités ad hoc, sans pourpalais-du-gouvernement-21-150x112 autant omettre ces pressions émanant de certaines nations tout comme de la part d’ONG ; quant aux marches et rassemblements dans la capitale nonobstant cette levée de l’état d’urgence, situation qu’on mettait autrefois en avant pour qu’elle serve d’alibi, soi-disant par mesure de sécurité, il n’est point utile de sortir d’Oxford ou de Saint-Cyr à l’effet de comprendre que rien, absolument rien, n’a empêché les terroristes de placer des voitures piégées à proximité des sièges… d’institutions officielles comme le Palais du gouvernement et la représentation de l’Organisation des Nations Unies, où la horde islamiste eut toute la latitude d’agir pour concrétiser son projet. Qu’a-t-on donc fait pour prévenir et éviter de tels actes ? Quelle sécurité y avait-il puisque, soi-disant, on n’arrêtait point et on n’arrête toujours pas d’évoquer de telles mesures qu’on annonce à tout bout de champ comme passant en priorité parmi les priorités ? Pour ce qui est des marches et autres rassemblement, à présent, si on continuait de les interdire à Alger et seulement à Alger, certes capitale mais aussi et surtout il ne faut guère perdre de vue qu’il s’agit là du fief de la nomenklatura d’où, le but principal recherché à travers ladite interdiction, ce n’est alors point cette mesure de sécurité pour protéger le citoyen, comme on n’arrête pas de le clamer sur tous les toits afin de tenter une énième duperie mais plutôt par souci de se prémunir soi-même d’un danger imminent ; il y a, cela va de soi, cette peur des foules et bien sûr cette crainte que ceux-là mêmes ayant pris le pouvoir par la force au lendemain de l’indépendance et ayant mené le pays à la dérive soient délogés par les manifestants et mis « out » à l’image de ce qui s’est produit en Tunisie d’abord et en Egypte ensuite… dans l’attente des prochaines « exclusions » que décideront les peuples, car il faut bien se mettre dans le crâne que la « souveraineté » revient à ceux-ci et à eux seuls ! À présent, à Medelci et Ould Kablia (sans pour autant omettre Sbih, notre représentant dans le pays des tristement célèbres Maurice Papon et général Massu) de passer d’autres nuits blanches à s’efforcer de pondre le contraire pour le communiquer en urgence à l’opinion publique par médias interposés !

Pour revenir à ces évènements de quoi nous parlions plus haut, il faut souligner qu’avec cette prise de conscience de ces peuples opprimés, il y a comme une refonte qui se dessine à l’horizon, sur les territoires touchés pas l’arbitraire et les abus de pouvoir de ces leaders autoproclamés, dépourvus d’âme et capables de génocide pour se maintenir au pouvoir coûte que coûte.

Cela a été prouvé par El-Kaddafi, guide de la Révolution libyenne, qui s’est démasqué vis-à-vis du monde en montrant qu’il n’est pas seulement un « tyran » mais aussi un « sanguinaire » en ne s’étant point contenté d’avoir fait appel à des « mercenaires » qu’il a gavés de dollars et qu’il a armés grandement pour qu’ils massacrent, sans se retenir, tous ceux bachar-al-assads’opposant à sa politique désastreuse et dévastatrice et revendiquant son départ, est allé jusqu’à faire usage d’artillerie lourde et d’aviation de guerre à l’encontre de son peuple, est édifiant ; il a fait un véritable carnage, quelque chose de comparable voire plus à ce qu’à fait Israël à Ghaza, en Palestine.

 Un autre, Bachar Al Assad, le président syrien, est en train de suivre scrupuleusement l’exemple d’El-Kaddafi en ayant ce soutien de la Russie. Il est vraisemblable qu’il va finir comme lui car on dit bien que « Qui use de l’épée périra par l’épée ! »chadli-bendjedid2

Dans ce registre de l’ignominie, puisque l’histoire ne pardonne guère, on doit nécessairement inclure Chadli Bendjedid, en Algérie, d’abord pour ces manifestations qu’ils a réprimées dans le sang à Tizi-Ouzou, au printemps 1980, ce d’une part ; de l’aautre, ce qu’il a fait lors de l’insurrection d’Octobre 1988, quand il a ordonné qu’on sorte les chars afin, soi-disant, d’endiguer le flot de manifestants au sein de la capitale mais il s’est avéré que des consignes eurent été données pour qu’on tire sur les foules.

Quelque chose de similaire s’est reproduit entre 2001 et 2004 en Kabylie, au printemps, comme nous le sommes boutef-casque1-126x150présentement ; c’était pendant le premier mandat présidentiel d’Abdelaziz Bouteflika : à cette époque, des gendarmes n’hésitaient point de tirer à balles réelles sur de jeunes manifestants sous prétexte de riposte alors que ces derniers n’avaient, au plus, que des cailloux dans leurs mains.

Ces despotes, pour appeler chaque chose par son nom, sont capables d’une extermination systématique de tous les opposants à leur politique. Ce qui importe pour eux ce n’est que le seul et unique fait de se maintenir au pouvoir et ce quitte à ce qu’il ne demeure qu’eux et leurs acolytes sur la terre déserte qu’ils engendreraient.

Pour notre part, qui sommes, depuis des lustres, sous le joug de… tyrans, il nous appartient par conséquent d’applaudir les chutes apparues et celles à venir de ces dictateurs et des régimes qu’ils incarnent.

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LA QUESTION IDENTITAIRE EN ALGÉRIE / Crimes organisés et alliance délibérée avec la France coloniale, perfidie pour imposer et asseoir l’arabo-islamisme, un concept en totale inadéquation avec la véritable identité de l’Algérie

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Bref historique sur l’identité de l’Afrique du Nord ou Berbérie

LA QUESTION IDENTITAIRE EN ALGÉRIE / Crimes organisés et alliance délibérée avec la France coloniale, perfidie pour imposer et asseoir l'arabo-islamisme, un concept en totale inadéquation avec la véritable identité de l'Algérie dans POLITIQUE amazigh11-150x150L‘Afrique du Nord ou Berbérie est ce vaste territoire, s’étalant de l’Egypte (à l’est) aux Canaries (à l’ouest) et couvrant plusieurs pays dont l’Algérie, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la Tunisie, le Maroc, le Sahara occidental… C’est cela la Berbérie ou Tamazgha (terre des Imazighen que sont les Berbères) que les hommes politiques de l’ère contemporaine, représentant (légitimement ???…) les États de cette portion de continent, se sont donnés le mot et la latitude de nommer « El Maghrib el âarabi«  (Le Maghreb arabe).

Ce dont a découlé cette appellation d’ « Union du Maghreb arabe » (UMA), par ce collectif politique, donné à ce qu’il considère comme faisant sa cohésion alors que le Nord, le Centre et le Sud réunis, donc les États du continent, formaient en commun l’OUA (Organisation de l’unité africaine), devenue plus tard l’UA (Union africaine). N’est-ce alors pas ici, en filigrane, un renoncement délibéré à ses origines par ce fait de se calquer corps et âme à autrui ? Par quel(s) argument(s) peuvent-ils donc justifier leur position sibylline d’appartenance naturelle au continent africain en se confondant de façon simultanée et sans réserve à l’Arabie ?                                                                                                                                                      

Entre autres actes « délictueux » conséquents audit comportement saugrenu dont sont comptables ces pseudo-califes, il y a en particulier l’occultation de l’histoire « multimillénaire » des peuples amazighs (berbères) et la mise au rebut de leurs propres parlers et mœurs pour qu’ils leurs imposent sans lésiner ceux importés de cette péninsule de 3 millions de km2, sise à l’extrémité sud-ouest de l’Asie, ce continent voisin ! En termes clairs comme de l’eau de roche, il s’agit là de la confiscation pure et intransigeante de l’identité relative auxdites communautés ! Et, somme toute, cette junte (terme qui sied à merveille puisque caractérisant bel et bien un « abus d’autorité » ou, mieux encore, le « règne de l’arbitraire« ) a réussi quasiment (apportons la précision ici que certaines populations sont demeurées réfractaires au virus et, pour exemple, citons ces Kabyles, en Algérie, communauté ayant battu le record à travers toute l’Afrique du Nord avec un taux oscillant entre 95 et 100 %) sa métamorphose consistant à transformer des Amazighs (Berbères) en Arabes !                                                            

C’est là, incontestablement, une insulte à Massinissa et autre Jugurtha voire un crachat sur les tombes de ces pionniers de la TERRE DES HOMMES LIBRES… parmi tant d’autres héros de ces temps reculés !

 

La question identitaire dans cette Algérie, partie prenante de l’Afrique du Nord ou Berbérie

flagge-algerien-23-150x99 Crise identitaire /// dans POLITIQUELa question de l’identité, en Algérie, ne date pas d’hier. Cela remonte à l’orée de la décennie 1930.

Ce ne sont, pour ainsi dire, que les retombées de cette pierre d’achoppement d’avant la Seconde Guerre mondiale qui fonderont, pour commencer, la crise de dix-huit mois, laquelle sera réduite à des dissensions du PPA-MTLD (Parti du peuple algérien – Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques). Ce sera alors, et sans conteste, une première dans les annales du mouvement national avec ses berbérophones « aguerris » qui déclareront, de façon tout à fait ouverte, leur identité et qui feront montre d’une volonté intense de se réapproprier leur histoire plusieurs fois millénaire.

Très vite, le noyau d’affirmation qui forme, de façon simultanée, l’aile radicale du parti, sera étouffé. Par conséquent, de nombreux nationalistes berbérophones seront éliminés dont certains par dénonciation aux forces répressives coloniales. 

Le premier « Printemps berbère » est né et le maître d’œuvre ne sera autre qu’Amar Immache. Un printemps certes étouffé mais pas du tout anéanti.

md-ou-idir-ait-amrane-33-150x106De là, sensibilisés par les vétérans de la cause berbère, une kyrielle d’étudiants et de lycéens reprendront le flambeau. Il s’agira notamment d’Ali Laïmèche, Amar Ould-Hamouda, Belaïd Aït-Medri, Mohand Saïd Aïche et Mohand Ou-Idir Aït-Amrane (c’est lui qui sera le président du Haut Commissariat à l’Amazighité, HCA, dans le courant du deuxième trimestre de l’année 1995). Cette nouvelle génération sera animée d’un enthousiasme exemplaire et ira de l’avant pour assurer l’étude et la réhabilitation des langue et culture berbères.

Ce prompt éveil du courant berbérophone terrorisera au plus haut point les tenants de l’arabo-islamisme, à telle enseigne qu’ils ne toléreront même pas la traduction d’un discours religieux de l’arabe littéraire au berbère. De tels indices, amplement révélateurs, exposent au grand jour l’atmosphère qui régnait au sein du mouvement nationaliste.

Une telle prise de conscience identitaire, sans pour autant mettre en marge cette maturation politique manifestée, déclencheront sur le coup le processus de blocage et déboucheront sur la volonté de certains berbérophones de clarifier politiquement la véritable identité historique de l’Algérie et rechercher par quel(s) moyen(s) l’intégrer à l’intérieur du mouvement national dont l’idéologie était, jusque-là, exclusivement arabo-islamique.

Ladite effervescence culturelle et politique suscitera, parmi les militants de la cause berbère, une réflexion sur les questions nationale, démocratique et linguistique. Mais l’impitoyable répression des manifestations du 8 Mai 1945, refoulera pour une période de telles questions. Conscients de l’hostilité du PPA à la réhabilitation des langue et culture berbères, les responsables formant l’aile berbérophone chercheront à jeter un fondement rationnel au mouvement nationaliste, seul cadre permettant d’assumer la dimension amazighe. La question identitaire se trouvera, par conséquent, indissociable de celles de l’indépendance nationale et de la démocratie.

Cette approche sera développée au mois de mars de l’année 1946 par les cadres militants de la cause berbère, devant Amar Khellil, délégué officiel du parti, en présence de quelques autres militants, notamment Amar Cheikh, Messaoud Oulamara, Belaïd Aït-Medri, Salem El-Hadj et Mohand Amokrane Khelifati, pour qui la mise entre parenthèses de la question berbère sera décidée à ladite rencontre.

Le 11 mars de l’année 1954 naîtra, à l’initiative d’anciens militants du PPA-MTLD, une association (laquelle sera occultée par tous les historiens algériens) qui aura pour mission la prise en charge de la question berbère. La mise sur pied de cette structure représentera la dernière manifestation explicite de la revendication linguistique berbère avant que le pays ne recouvre son indépendance nationale.

kateb-yacine2Et ce ne sera qu’en 1965 que la question berbère sera remise sur le tapis et seulement dans les milieux universitaire et intellectuel, sur fond de conflit avec le parti du FLN et l’UNEA (Union nationale des étudiants algériens).

L’un des rares voire le seul intellectuel algérien à s’exprimer ouvertement en faveur de l’enseignement de la langue ancestrale qu’est tamazight, sera Kateb Yacine.

C’est à la même époque que Mouloud Mammeri recevra l’ordre verbal d’Ahmed Taleb El-Ibrahimi (alors ministre de l’Enseignement supérieur), pour l’ouverture, à titre informel, d’une chaire de langue berbère à la Faculté centrale. En clair, ce projet, sans fondement aucun puisque n’ayant nul caractère officiel, n’avait pour seul et unique objectif que de calmer le mouvement estudiantin. La première année verra très peu d’étudiants qui seront attirés par le cours mais, dès la deuxième année, le nombre s’accroîtra toujours davantage et cet éveil de la communauté estudiantine pour l’étude de la langue berbère suffira amplement pour que le pouvoir en place procède à la fermeture pure et simple de ladite chaire. 

Et, dès cet instant, ce sera le retour en force du discours officiel arabo-islamique, exclusiviste et négateur. Kateb Yacine agira spontanément pour dénoncer de tels discours, notamment dans les termes qui suivent : « Au nom d’une arabisation démagogique, on continue à assommer le peuple avec une langue classique qu’il ne parle point.« 

Dans un tel contexte, affirmer ou revendiquer la réalité berbère serait certes s’exposer et être taxé de divers qualificatifs se traduisant quelque peu comme une traîtrise à la nation où le contrevenant est taxé de : « contre révolutionnaire« , de « réactionnaire » et de moult autres accusations qui se verront, tel un processus automatique, suivies d’arrestations arbitraires et, le plus souvent même, de… tortures.

Désormais, la langue berbère sera frappée d’interdiction d’usage jusque dans les tribunaux. Pis encore ! Après la fermeture des radios locales, avec pour toile de fond les stations qui usent de la langue amazighe pour la diffusion de leurs programmes, viendra ensuite le tour des reportages sportifs à partir des stades, retransmis jusque-là en kabyle via les ondes de l’actuelle deuxième chaîne radiophonique, ceux-ci le seront dès lors en… arabe. Plus tard, pour mieux saborder la chaîne nationale d’expression berbère, d’une façon générale, et la langue berbère elle même, on installa à la tête de la structure quelqu’un dont on est sûr qu’il agira dans ce sens parce qu’arabophone d’une part, intégriste et arabiste passionné d’autre part mais, le comble, détestant atrocement les Kabyles et la langue qui est la leur ; et celui-ci n’est autre que… Tahar Ouattar.

La basse besogne d’un tel pouvoir, faisant montre d’un acharnement contre l’amazighité, ne s’arrêtera pas là puisqu’il procédera peu après à la prohibition des noms berbères antérieurs à l’avènement de l’Islam. Enfin, le recours à des chanteurs arabophones plutôt qu’à des berbérophones lors de manifestations socioculturelles, sera perçu comme des agressions et des provocations exacerbant les tensions au point que cela ira jusqu’à engendrer des affrontements graves à Larbâa-Nath-Irathen entre citoyens et éléments de la gendarmerie nationale ; ceci se passait en 1974, lors de la fameuse Fête des cerises, où il y eut incontestablement trois morts parmi les civils… D’où, ladite manifestation, jusque-là régulière, se verra dès lors mise au rebut.

bessaoud-md-arab1-114x150Alors que l’on cherche à l’étouffer en Algérie, la revendication berbère s’affirmera au sein de l’émigration, en France, grâce à la création de l’Académie berbère, initiée par Mohand Arab Bessaoud. Ce dernier, sur conseil de Mahdjoub Aherdan, militant marocain de la cause berbère, ressuscitera et diffusera l’écriture ancestrale Tifinagh. Et cette action s’avérera le déclic qui sera à même de réactiver le mouvement de revendication berbère. La découverte et la diffusion de cette graphie multimillénaire jouera un rôle de clef puisqu’elle actionnera la marche.

Incontestablement, de 1967 à 1976, l’Académie berbère, qui recrutait particulièrement dans les milieux ouvriers d’outre-mer, s’avérera être le meilleur foyer de cristallisation de la dynamique amazighe et ce aussi bien en France qu’en Algérie. Son action suscitera au sein de la jeunesse algérienne une prise de conscience identitaire aiguë.

La suppression, par le pouvoir en place, de la chaire de langue berbère au sein de la Faculté centrale, déplacera vers la rue l’affirmation linguistique et culturelle relative à cette institution.

En parallèle, et pour la première fois dans l’histoire du mouvement qui se déclare mener une lutte implacable en faveur de l’identité et de la linguistique berbères, des militants exacerbés, parmi lesquels figure Mohand Ousmaïl Medjeber, passeront, en janvier 1976, à l’action… violente. Ce sera, par conséquent, cette fameuse affaire dite des « poseurs de bombes« .                                                                                                                                                                                                 

Ceux-ci inaugureront la toute fraîche Cour de sûreté de l’Etat et se verront condamnés à de lourdes peines.

Quant à un autre groupe de militants, ce collectif passera devant un tribunal militaire et écopera de dix à quinze années de prison ferme, selon ce qui est reproché à chacun des membres le composant.

Le 19 juin 1977, à Alger, à l’occasion d’un match de football comptant pour la coupe d’Algérie, opposant la JET (c’est donc là l’ex JSK qui devient Jeunesse électronique de Tizi-Ouzou et ce pour des raisons politiques et politiciennes) au NAHD, dont le trophée sera remporté par le club kabyle, les supporters brandiront des banderoles écrites en tamazight et scanderont des slogans, les uns hostiles au pouvoir en place et les autres glorifiant la langue ancestrale algérienne. En voici quelques-uns : « JS n imazighen« , « La langue amazighe vivra« , « L’Algérie n’est pas arabe« , « À bas le sectarisme !« , etc…

boumediene-sur-fauteuil-dore1-150x112Le président en exercice, Houari Boumediene en l’occurrence, voyant le mouvement amazigh reprendre du souffle après la terrible répression dont il a fait l’objet, enverra expressément des émissaires auprès de ces connus sous le vocable de « poseurs de bombes » pour l’entame de tractations secrètes. Il ira jusqu’à leur proposer « la liberté immédiate » s’ils acceptent d’intervenir efficacement pour endiguer la remontée de la revendication berbère. Lesdits condamnés à la « peine capitale » refuseront de marcher ; ils préféreront passer à la guillotine et, dans un tel cas de figure, être décapités, plutôt que d’être à l’origine de la brisure du mouvement. Conséquemment au refus desdits « condamnés à mort » de jouer le jeu du pouvoir, la revendication venant de reprendre du souffle s’amplifiera et ira crescendo.

chadli-bendjedidSous le règne de Chadli Bendjedid, venant fraîchement d’être le nouveau locataire du palais d’El-Mouradia, l’interdiction d’une conférence sur le thème « Poésie kabyle ancienne« , que devait donner Mouloud Mammeri à l’université Hasnaoua de Tizi-Ouzou, au mois de mars 1980, sera inévitablement la goutte qui fera déborder le vase voire la mèche enflammée qui mettra le feu aux poudres.

Cet énième dérapage, inscrit en gras dans l’histoire inhérente à la question identitaire, représentera le second « Printemps berbère« , muri par tant d’expériences et de souffrances. Conséquemment à cela, la communauté estudiantine sortira maintes fois dans la rue pour sillonner les artères de la ville des Genêts, scandant à tue-tête des slogans hostiles au pouvoir. Ce dernier, comme à son accoutumée, usera de la force au lieu d’apaiser les esprits et d’instaurer un dialogue serein. Aussi, pendant plusieurs semaines de suite, le Col-des-Genêts se verra bondé de CRS de même que de gendarmes et de… militaires. La capitale du Djurdjura sera, par conséquent, bouclée de part et d’autre ! Ladite occupation des lieux par ces corps constitués touchera jusqu’aux confins de cette ville pour ne citer que Oued-Aïssi, un faubourg situé à une dizaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya. 

prison-150x108Précisons, dans ce contexte, que la cité universitaire que compte ce site sera violée bien tard dans la nuit par les CRS qui, munis de chiens dressés, ne reculeront devant rien pour franchir les seuils des chambres et agresser les étudiants dans leur sommeil même.

Beaucoup d’arrestations se feront parmi les étudiants et autres militants de la cause berbère. Tout ce beau monde n’échappera guère aux lassants et interminables interrogatoires de la police et beaucoup seront incarcérés dans ces mêmes geôles de ces prisons tristement célèbres, édifiées et utilisées par la France coloniale pour interner, torturer voire abattre froidement des autochtones ne faisant que revendiquer leur indépendance pour vivre libres dans ce pays, l’Algérie, qui est leur propriété à part entière.

Avec Liamine Zeroual, à la magistrature suprême, les choses ne connaitront guère une amélioration sensible eu égard à cette question de l’identité mais jouiront quand même d’un certain « plus » lequel est incontestablement à mettre à l’actif de ces populations kabyles, seules et uniques à lutter pour une cause pourtant nationale et par conséquent commune alors que quand il s’agit de droits arrachés au prix de moult sacrifices, beaucoup de ceux demeurés à… l’ombre, d’où tout à fait indifférents pendant les moments de lutte, en tirent… profit au même titre que ceux ayant affronté les bombes lacrymogène et, parfois même, les balles réelles d’armes de guerre.

Donc, après quelque sept longs mois de grève du cartable, le pouvoir en place maintiendra sa position de refus quant à la satisfaction de ce que revendique une partie du peuple algérien. Revendication qui n’est autre que la reconnaissance officielle de sa langue ancestrale.

Nonobstant les climats de tension et de terreur, provoqués par le pouvoir, le MCB (Mouvement culturel berbère) usera de moyens pacifiques dans l’objectif de demeurer fidèle à ses moyens de lutte.

Après la fameuse commission officielle dite « Sifi » et le « Comité des sages« , qui se déplaceront à Tizi-Ouzou pour rencontrer le MCB, les manœuvres contre l’amazighité connaîtront, de nouveau, un accroissement.

Contre toutes ces manœuvres dont se sert le pouvoir pour intimider les acteurs du mouvement, les syndicats des enseignants, les parents d’élèves et le MCB répondront par la négative au chantage et décideront de maintenir le boycott jusqu’à satisfaction pleine et entière de ce qu’ils revendiquent.

À l’issue de la rencontre du 22 avril 1995, entre une délégation composée de membres du MCB et du SATEF (Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation) d’un côté et, de l’autre, une commission dépêchée par la présidence de la République, un accord sera signé conjointement par les deux parties.

Le lendemain, 23 avril, le MCB appellera les élèves à reprendre les cours à la date du 29 avril.Le 28 avril, Liamine Zeroual, en sa qualité de président de la République, signera le décret relatif à la création du HCA (Haut Commissariat à l’Amazighité) avant de procéder, le 7 juin de la même année, à l’installation officielle de ladite institution.

Quatre jours plus tard, le 11 juin bien exactement, le HCA tiendra sa première réunion, rencontre au cours de laquelle l’assemblée élira son président (en la personne de Mohand Ou-Idir AÏt-Amrane) et arrêtera son programme d’action.

La concrétisation dudit programme verra déjà, à la rentrée de septembre 1995, l’introduction de la langue berbère dans le système éducatif. Cette opération sera lancée à titre expérimental et, par conséquent, des classes pilotes seront ouvertes à travers seize wilayas.

La déduction pouvant être faite de la campagne, menée tambour battant à l’époque, c’est qu’en dix-huit longues années d’enseignement, la langue berbère demeure toujours et encore au stade d’essai en laboratoire. Incontestablement, c’est de l’inconcevable et du jamais vu sur la planète Terre.

benbouzid-150x150Entre autres aspects de ce qui vient d’être dit, évoquons cette histoire de graphie, réitérée par le premier responsable du secteur. Celui-ci clamera haut et fort, à l’occasion de la clôture de la conférence des directeurs de l’Education, laquelle s’est déroulée les 27 et 28 août 2006, à Ben-Aknoun : « Nous ne sommes pas encore arrivés au stade de généraliser la langue amazighe sur le territoire national car même les parties qui sont chargées du dossier ad hoc ne sont pas encore parvenues à un consensus autour de sa transcription. Va-t-on user des caractères latins, des caractères arabes ou du tifinagh ? » Sans commentaire ! Il y a également ces députés (pas tous fort heureusement mais quand même la quasi-totalité) pour qui tamazight n’est qu’une arête en travers de la gorge et qui font, par conséquent, tout ce qui est en leur pouvoir pour contrecarrer sa vulgarisation et mettre les bâtons dans les roues quant à ce qui touche à son enseignement et surtout sa généralisation à travers le territoire national.

Ce qui dénote alors et de façon tout à fait claire que la volonté politique de prendre sérieusement en charge cette  question… n’y est sans conteste point. Parmi tant d’autres preuves rassemblées sur le sujet et malgré que toutes sont dignes d’intérêt, faisons quand même passer celle-ci en priorité : sur les seize (16) wilayas sélectionnées en 1995 pour qu’elles soient régions pilotes, plus que… douze (12) subsistent encore à la fin de l’année scolaire 2008-2009 avec quelque 566.000 élèves qui suivent régulièrement ces cours de langue ancestrale dont la forte concentration se situe dans les régions kabylophones telles que Bejaïa et Tizi-Ouzou en comptant aussi, de façon tout à fait partielle, Bouira et Boumerdes ; ces wilayas totalisent à quatre quelque 550.000 ! En nous inspirant de tels chiffres, que l’on peut prendre comme hypothèse, il nous est loisible d’estimer que chacune des huit wilayas restantes compte quelque 2.000 élèves avec 60 en moyenne par commune. Alors que pour les régions kabylophones, c’est 184.000 en moyenne pour chacune des deux wilayas que sont Bejaia et Tizi-Ouzou et le même nombre pour Bouira et Boumerdes jumelées. Ce qui revient à dire que pour la région du Djurdjura et la vallée de la Soummam la moyenne par commune peut être de 3.680 tandis que concernant Bouira et Boumerdes, cela pourrait être la moitié, donc quelque chose comme 1.840, en prenant en compte ces contrées arabophones qui ne seraient certainement pas intéressées par cette matière qu’est tamazight étant donné que le département placé sous la coupe de Benbouzid… la laisse facultative.

youcef-merahi-150x103Le secrétaire général du HCA, en la personne de M. Merahi Youef, dans son intervention à l’occasion du 29e anniversaire du Printemps berbère, coïncidant avec le 8e anniversaire du Printemps noir, n’hésitera guère d’endosser la responsabilité d’un tel échec au ministre de l’Education nationale qu’il incriminera d’avoir « sciemment » laissé pourrir les choses en ayant fait fi des accords passés en 1995 et du décret présidentiel venu peu après sans compter le fait que tamazight ait accédé en 2002 au statut de langue nationale et consignée comme telle dans la loi fondamentale du pays. Donc, pour le numéro UN du département de l’Education, il faut à tout prix mettre les bâtons dans les roues pour ralentir la promotion de cette langue ; et, pour atteindre un tel objectif, tous les moyens sont bons y compris celui consistant à retarder autant que possible sa généralisation.

Sur un autre plan, toujours dans le cadre de la promotion des langue et culture amazighes, le secteur de l’audiovisuel verra, pour sa part, l’introduction d’une édition complète d’informations à la télévision étatique. Quant aux deux heures quotidiennes de programmes variés, promis par l’ENTV (Entreprise nationale de la télévision) au HCA qui en a formulé la demande, l’institution dirigée par Hamraoui Habib Chawki (HHC, dans le jargon journalistique) à l’époque, prétextera quelque temps plus tard, en guise de réponse, l’absence de producteurs. Là aussi, le but recherché n’est autre que celui de contrecarrer non pas seulement la promotion de tamazight mais son existence même.

Par ailleurs un certain nombre de films cinématographiques seront tournés en langue berbère dans leur version originale mais, ce qui est à déplorer, cependant, c’est qu’à l’exception de Machahou et de La montagne de Baya, coproduits par Abdou Benziane (dit Abdou B.), ancien directeur général de l’ENTV, de telles productions ne passeront plus jamais sur la chaîne câblée de la Télévision… algérienne après le limogeage de cet homme de métier par Sid Ahmed Ghozali qui succéda à Mouloud Hamrouche à la tête du gouvernement. 

boutef-en-tenue-privee1-150x119L’ère Bouteflika, qui débuta à la fin du mois d’avril 1999, laissa entrevoir, dès l’entrée sur scène de l’ex-candidat du « consensus« , l’énième obstacle se préparant en catimini pour la question identitaire. Ceci deviendra apparent au cours de la visite qu’effectuera à Tizi-Ouzou le président de tous les Algériens, dans le cadre de sa campagne sur la concorde civile via le discours qu’il prononcera dans la ville des Genêts. D’emblée, il dira à son auditoire kabyle : « De loin, on vous voit géants mais dès qu’on se rapproche de vous on constate que vous n’êtes que des nains ! » Il poursuivra : « Je suis venu crever votre ballon de baudruche ! » avant d’ajouter encore, sur un ton similaire et provocateur : « Même si tamazight devait devenir langue nationale, elle ne sera jamais officielle !« , comme si l’orateur se considérait président à vie voire éternel sur terre et sur le trône pour qu’il se permette un tel langage affirmatif ; tout comme il est possible aussi, qu’en plus de sa haine manifestée sans retenue aucune, il ait voulu faire plaisir, par la même occasion, à ces apparatchiks ayant horreur de la Kabylie et détestant les Kabyles.

Ces propos outrageants, avalés tant bien que mal par les habitants de la contrée, les Kabyles subiront de nouvelles provocations… à la veille même du 21e anniversaire du Printemps berbère, comme si cela était prémédité : d’abord par l’humiliation du lycéen Guermah Massinissa dans la brigade de gendarmerie de Beni-Douala et les balles d’arme de guerre qui causèrent sa mort, ce d’une part ; de l’autre, l’humiliation des collégiens d’Amizour et de leur professeur d’EPS par ce même corps affilié à l’Armée nationale populaire ; ça ne s’arrêtera pas là à l’encontre de ces pauvres populations de Kabylie puisque l’humiliation émanera cette fois-ci d’officiels censés être les supérieurs hiérarchiques de ce corps de sécurité : ces derniers ne se garderont par conséquent pas de déverser leur venin sur les Kabyles.

guermah-massinissa-21-150x96À la suite de tels abus, les tensions s’exacerberont au fil des jours voire des heures et des émeutes éclateront au fur et à mesure dans diverses localités de cette Kabylie quelque peu distincte des autres régions du pays au regard de son aptitude à se faire gouverner par elle-même avec ses tajmaât et lâarch, pour ne citer que ces deux organisations territoriales lesquelles étaient en vigueur dans le passé et ont pu fournir des preuves formelles sur cette capacité des Kabyles en matière d’initiatives et de compétences.

Ce sera alors l’occasion tant attendue par un pouvoir méprisant pour réprimer et mater cette région qu’il abhorre au plus haut degré. Le bilan sera lourd… très lourd même : presque treize dizaines de morts et six milliers de blessés parmi les manifestants dont des cas extrêmement graves pour la plupart des victimes de cette campagne orchestrée en haut lieu, montrant de façon tout à fait nette cet acharnement manifeste sur les Kabyles. Un printemps « macabre » ou, comme appelé par les citoyens occupant ce territoire gardant encore, et d’une manière défiant l’ensemble des autres régions du pays, langue et culture ancestrales, un « printemps noir » !!!

Non satisfait par une telle tragédie dont il est l’auteur à part entière, le même pouvoir, par le truchement de sa police et de sa milice algéroise (ces baltaguia qu’il recrute temporairement et qu’il paie à un prix fort avec l’argent du contribuable et les recettes provenant du pétrole), réprimera sauvagement la marche historique du 14 juin 2001, qui a vu quelque trois millions de personnes gagner simultanément la capitale.

Apportons cette précision de taille qu’au massacre physique et…  officiel auquel eurent droit les Kabyles ayant fait le déplacement sur Alger, l’ENTV, donc l’Unique, fidèle à elle-même et ce par le biais de son chef suprême, Hamraoui Habib Chawki (HHC), ne dérogea point à la règle et, pour dénigrer la Kabylie et ces Kabyles honnis, ne trouva pas mieux que de hhc-21-115x150faire un montage audiovisuel, qualifiable de diabolique, qu’elle montra, sous forme de scoop, à son journal de 20 heures et ce certes en guise de… flagornerie au maître.  

Honte à HHC ainsi qu’à tous ceux, des lèche-bottes de sa trempe, complices de tels bobards et de telles absurdités pour porter atteinte à la dignité des Kabyles, faisant d’eux, sans retenue aucune, des mercenaires, des casseurs, des pilleurs… et, de surcroît, maltraités par cette institution pourtant de service public et donc, sans conteste, pas la propriété privée de M. Untel ou de Mme Unetelle mais assurément la propriété du… peuple algérien !

Quant au pouvoir, pour revenir à lui, sourd à tous les appels émanant du camp démocratique et républicain, continua sur sa lancée jusqu’à la veille du 22e anniversaire du Printemps berbère où, échéance électorale oblige, il lâcha un peu de lest à travers le discours présidentiel du 12 mars 2002 en faisant part de son accord quant à la mise en pratique des revendications contenues dans la plate-forme d’El-Kseur.

Le premier pas, dans ce contexte, sera la convocation des deux chambres du parlement (Assemblée nationale populaire et Sénat) par le premier magistrat du pays en cette année 2002 pour procéder au vote devant consacrer tamazight langue nationale.

Viendra ensuite un « simulacre » de dialogue avec les âarch, sous la coupe d’Ali Benflis alors chef du gouvernement. Simulacre parce qu’au lieu d’inviter des interlocuteurs dignes de représenter le mouvement citoyen « combattant« , on fit appel aux âarch Taïwan, n’ayant, à vrai dire, aucun lien  avec le soulèvement populaire de la Kabylie.

Avec l’avènement d’Ahmed Ouyahia à la tête de l’exécutif, il y eut seconde tentative de pourparlers et ce, certes, à l’approche d’échéances électorales comme de coutume. Cette fois-ci, on tira la leçon de l’échec enregistré lors du premier round des négociations en ayant fait appel à de faux représentants du mouvement citoyen d’où, on rectifia le tir et on invita les véritables délégués, bien entendu ceux dont les noms ont beaucoup circulé lors de l’insurrection et, sans conteste, plus connus à travers monts et collines de la Kabylie tout entière voire au-delà de ce même territoire.

ouyahia-et-belkhadem1-150x111Plusieurs séances consécutives furent tenues à l’effet d’étudier conjointement les voies et moyens à mettre en œuvre pour la concrétisation des divers points que comporte la plate-forme d’El-kseur et tout avait l’air de baigner dans l’huile avec espoir d’éclaircie à l’horizon lorsque, soudain, tout bascula, hélas, avec cette irruption d’Abdelaziz Belkhadem, succédant à Ouyahia, puisque le nouveau locataire du Palais du gouvernement ne trouva pas mieux que de mettre fin au dialogue initié et entamé par son prédécesseur avant de franchir ce pas ignomineux (cela ne doit étonner personne car en Belkhadem, on voit d’une part un islamiste et un intégriste et de l’autre un ennemi juré de tamazight) qui ne sera rien d’autre que la fermeture pure et simple du dossier.                                                                                             

Sur un autre plan, n’omettons pas d’ajouter que Yennayer, premier jour de l’an berbère, n’est toujours pas reconnu officiellement au même titre que le 1er Janvier et Awel Mouharem, malgré inscrit parmi les revendications des âarch.

Quant à la chaîne TV en tamazight, il y a lieu de préciser eu égard à ce point précis, que c’est depuis 2004 qu’on claironnait son lancement mais, en pratique, rien n’est venu crever les yeux ni les tympans non plus. Enfin, voilà que le rêve est devenu réalité à la veille des présidentielles de 2009. Avec ces rumeurs incessantes de boycott, notamment en Kabylie, cette région frondeuse et rebelle, on procéda officiellement à l’ouverture de ladite chaîne et ce en ce 19 mars, une date doublement historique puisque anniversaire du cessez-le-feu d’abord et ensuite… naissance de cette même chaîne TV tant espérée et attendue après que le projet eut fait le parcours du combattant et donc connu mille et une péripéties avant de voir le jour finalement d’où, et sans aucun doute, l’accouchement ne se fit certainement pas sans une douleur atroce.                                                                                                                                                                                

Mais, tout compte fait, le pouvoir, fidèle à lui-même, n’offrit aux Imazighen qu’un cadeau « empoisonné » puisqu’il prit le soin de ne faire de la TV4 que quelque chose de creux, seulement une coquille vide ; pour atteindre cet objectif malsain, il sigle-chaine-tv42-150x135plaça à la tête de ladite institution un élément fidèle à sa politique « dévastatrice », Saïd Lamrani pour davantage de précision, personnage qui n’a d’ailleurs aucunement failli à la mission qu’on lui a confiée puisqu’il a joué convenablement le rôle dont on l’a chargé, en faisant de la TV4, pourtant un pur produit de longues luttes acharnées, un  »bien personnel » et, par conséquent, n’a eu de cesse que porter atteinte à la chaîne avec un comportement sans conteste indigne de celui devant être affiché par un chef suprême d’une structure aussi importante ; outre ses « abus d’autorité », ses « passe-droits », son « obsession » et ses « obscénités » (malgré son âge nettement avancé : un bonhomme devant en principe être mis à la retraite depuis plus d’une décennie déjà), en allergique à tout ce qui est amazigh, notamment eu égard à ce qui touche à la promotion des langue et culture berbères, il n’a ménagé aucune occasion, infime soit-elle, et aucun effort non plus, pour réussir la prouesse de faire de la TV4 un média symbolique en tout et pour tout ; aussi, il a mis en œuvre tout son savoir-faire en matière de sabordage et de dénigrement pour que la chaîne chefif-kheddam-sur-pochette-disquetélévisuelle amazighe ne remplisse en aucune manière la mission devant être la sienne ; et, entre autres « gros » dérapages de sa part, pendant que chaînes radiophoniques et télévisuelles nationales faisaient l’annonce de la disparition du maestro Cherif Kheddam et lui rendaient hommage en faisant la rétrospective de son itinéraire artistique et en diffusant ses chansons, la TV4 avait, pendant ce temps, carrément tourné le dos à pareil évènement ; la bourde était tellement « grosse » qu’elle ne pouvait certes passer inaperçue que, avec la dénonciation faite dès le lendemain par la presse écrite indépendante et laquelle s’est rapidement propagée telle une traînée de poudre, la tutelle a certainement dû intervenir pour que le tir soit immédiatement rectifié. En termes on ne peut plus clairs, c’est dans pareille besogne qu’excelle cet homme de troisième âge, un ancien journaliste à la chaîne II de la Radio nationale. C’est vraiment honteux de sa part de même qu’avilissant aussi et ce non pas seulement pour sa personne mais également pour l’ensemble des siens ; enfin, triste et humiliant pour les Kabyles par ce fait que ce soit un des leurs qui cause préjudice à leur langue ancestrale et ternit sciemment leur culture.

Pour conclure, disons que la question identitaire, ce problème crucial, n’a incontestablement pas connu d’avancée considérable malgré les quelques points positifs enregistrés depuis la grève du cartable, observée quasiment tout au long de l’année scolaire 1994-95.

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CES MÉGALOMANES DU CAMP ISLAMO-CONSERVATEUR ALGÉRIEN / Mais de quelles constantes se prévalent ces énergumènes ?

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CES MÉGALOMANES DU CAMP ISLAMO-CONSERVATEUR ALGÉRIEN / Mais de quelles constantes se prévalent ces énergumènes ? dans POLITIQUE belkhadem-31-150x125Nous assistons depuis belle lurette, médusés, à une sorte de chantage, subterfuge dont use le camp islamo-conservateur à chaque fois que le pays tente timidement de prendre l’envol sur la trajectoire du progrès. Le spectacle quasi-régulier auquel nous invitent ces intégristes consiste en une levée soudaine de boucliers à travers laquelle ils déclarent qu’il y a trahison et que, conséquemment à cela, ils brandissent l’étendard des constantes nationales, une manière astucieuse qu’ils mettent en branle dans l’objectif de faire échec au projet ne collant certes pas avec leur conservatisme aveugle.

aboudjerra-soltani1-150x150 Intégrisme et voeu de domination /// dans POLITIQUEA la veille de la révision de la Constitution, opération prévue pour avoir lieu dans le courant de cette année 2013, des tractations en coulisse ont d’ores et déjà démarré dans le camp des conservateurs de tout bord, groupe formé notamment des islamistes, des FLNistes et des RNDistes et, selon des indiscrétions, ces intégristes avérés se réfèrent dès à présent aux constantes nationales et se mettent sur le qui-vive pour que, le moment propice, certes leur alliance avec le pouvoir aidant, ils influent sur le collectif des juristes et autres satellites du sérail appelés à préparer la nouvelle mouture de la loi fondamentale du pays.

Mais, de grâce, de quelles constantes se prévalent-ils ? De celles concoctées par le parti unique ? Amnésiques qu’ils sont ! Le parti unique est mort le 5 Octobre de l’année 1988 et à partir de là il y a eu avènement du multipartisme et, cela va de soi, de l’ère démocratique (même si cela n’est réellement que démocratie de façade ou mieux encore démocratie responsable comme préfèrent l’appeler les tenants de la pensée unique). Les pseudo-constantes, auxquelles ils font à chaque fois allusion, ont elles aussi péri le même jour où leur géniteur a rendu l’âme. Qu’ils les laissent reposer en paix par conséquent ! Et qu’ils se mettent bien dans la tête qu’au lendemain du 5 Octobre 1988 la page du parti unique, donc de tout ce qui a été initié en son nom ou de son temps, est définitivement tournée et c’est une autre qui s’est ouverte pour le peuple algérien.

Mais, par ce fait que nous abordons le thème des constantes nationales, saisissons cette opportunité pour éclaircir justement certaines choses qui, en principe, devraient y être liées : les langue et culture amazighes feraient-elles partie desdites constantes que clament à tout bout de champ ces énergumènes ?

Non ! Pas du tout ! Tout ce  qui touche à l’amazighité est bien au contraire pour eux l’ennemi numéro un et donc, incontestablement, une cible à abattre coûte-que-coûte et le plus tôt possible pour anéantir ce qu’ils considèrent comme virus (alors que véritablement ce sont eux les virus et, partant de là, les incontestables et éternels butoirs de l’ensemble des mécanismes en Algérie) avant qu’il ne s’y installe une bonne fois pour toutes !

amazigh1-150x150Nous allons justement nous attarder quelque peu là-dessus pour bien exposer leur magouille et mettre à nu leur politique du deux poids et deux mesures. Au lendemain de l’indépendance, ils n’ont pas hésité un seul instant à décréter l’arabe langue nationale avant de procéder à son officialisation un peu plus tard et ce sans pour autant y être passé par un quelconque avis du peuple comme ils l’exigeaient il n’y a pas si longtemps de cela pour ce qui touche à l’amazighité, ce trésor ancestral de l’Afrique du Nord tout entière dont l’Algérie est certes partie prenante ; ils n’hésitaient par conséquent pas à faire pression sur le premier magistrat du pays pour exiger de lui un référendum afin que ce patrimoine plusieurs fois millénaire, lequel est légué de nos aïeux, soit récupéré du rebut dans lequel il a été sciemment mis par ses éternels détracteurs depuis la nuit des temps.

belkhadem-discourant-150x134A propos de l’arabe, pour bien mettre en exergue ici la différence avec laquelle il a été traité par rapport à tamazight, dans ce deux poids et deux mesures évoqué plus haut, tous les moyens de l’Etat ont été mis en œuvre pour lui assurer la vulgarisation et le développement ! Après les mille et un avantages consentis à cette langue qu’ils ont portée à bras-le-corps, l’APN-FLN, présidée par Abdelaziz Belkhadem, a, à la veille de sa dissolution en 1991 par le défunt président Chadli, voté à la sauvette la loi portant généralisation de son utilisation. Une loi qui se verra gelée peu après par feu le président Boudiaf pour que celle-ci  soit de nouveau remise sur le tapis par Ahmed Ouyahia, alors chef du gouvernement durant l’ère Zeroual.

Quant à tamazight et, comme on dit, nul ne peut cacher le soleil avec un tamis, ces spécialistes de belkhadem-inquietla magouille ont fait de sorte qu’elle demeure perpétuellement au stade dialectal, donc constamment en retard par rapport à l’arabe, afin qu’ils puissent s’offrir cette occasion inouïe de la minorer à tout moment.

Pendant que, sous d’autres cieux, là où on veut évoluer et précisément là où l’évolution bat son plein, certains projettent, à l’aide de moyens sophistiqués, comment conquérir de nouvelles planètes, nos éminents magouilleurs, dans ce pays de l’Afrique du Nord, précisément en Algérie, eux, sont occupés à plein temps et donc sans répit aucun, à poursuivre leurs calculs démoniaques sur des damiers en… carton.

A bon entendeur, salut !

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