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PARALLÈLE ENTRE L’ALGÉRIE D’AVANT L’INDÉPENDANCE ET CELLE POST-INDÉPENDANCE / Pas de différence si ce n’est pire encore aprés 1962

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PARALLÈLE ENTRE L'ALGÉRIE D'AVANT L'INDÉPENDANCE ET CELLE POST-INDÉPENDANCE / Pas de différence si ce n'est pire encore aprés 1962 dans POLITIQUE debarquement-francais-en-algerie-21-150x99De colonisateur à un autre, cette Algérie qui est la nôtre et que nous chérissons fort, cette terre adorée qui nous a vus naître et sur laquelle nous vivons, n’a jamais connu de répit depuis la nuit des temps. Donc, d’occupant à un autre, le dernier en date fut la France, succédant aux Ottomans, laquelle fit irruption sur le sol algérien le 5 juillet 1830, à Sidi-Ferruch, pour ne quitter définitivement ce territoire que de façon progressive à partir du deuxième semestre de l’année 1962.

benyoucef-benkhedda-102x150 Tyrannie et oppression de part et d'autre /// dans POLITIQUELe Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), en place jusqu’au 5 juillet 1962, fut destitué par le clan d’Oujda, dit « Groupe de Tlemcen« , qui prit le pouvoir par la force et ce en dépit du million et demi de martyrs tombés pour que l’Algérie recouvre son indépendance nationale et que son peuple vive en régime démocratique avec, certes, souveraineté absolue et alternance au pouvoir.

Le FLN (Front de libération nationale), pour ce qui le concerne, né à la veille de la lutte armée, fut l’organisation unificatrice de tous les mouvements nationalistes algériens qui existaient et activaient certes dans la clandestinité. Le FLN fut donc mis sur pied à titre transitoire avec pour seul et unique objectif de réunir les forces vives de la nation afin de libérer le pays du joug colonial. Mais, malheureusement, cette formation rassembleuse, sans conteste à l’origine de l’indépendance du pays, ne sut pas du tout se réserver une place honorable au musée de l’Histoire après sa mission accomplie pour, d’une part, se prémunir contre toute souillure et donc, par là, préserver toute la splendeur qu’elle s’est faite plusieurs années durant et jouir ainsi de la reconnaissance et du respect que chaque Algérien lui doit mais, d’autre part et plus particulièrement, permettre aux formations mises en veilleuse jusque-là, d’être réhabilitées et de reprendre du service. Faisant carrément fi de cet aspect de taille de même que du compromis, le pouvoir en place au lendemain de l’indépendance usa du sigle « FLN » pour en faire un parti politique « unique » afin que toutes les formations nationalistes, antérieures à celle rassembleuse, se voient interdites d’activités. C’est là incontestablement de la trahison et, hélas,  c’est dans cette atmosphère d’arbitraire et de reniement que démarra la période post-indépendance  :  fait n’augurant certes de rien de bon pour l’avenir !

belkhadem-22-150x120Les évènements d’Octobre 1988, certes sanglants et douloureux, lesquels sont gravés à jamais dans la mémoire des Algériens, assoiffés de démocratie et de progrès, évènements sans conteste à l’origine du multipartisme, firent du FLN, jusque-là parti unique, une formation à caractère politique, placée sur un même pied d’égalité que toutes celles nées avec l’avènement de la première constitution d’après Octobre 1988 et notamment la loi ad hoc qui en découla. Et le FLN est toujours sur la scène politique au jour d’aujourd’hui mais, chose que, à l’exception de certains (qui se sent morveux se mouche), nul autre ne pourra nier, faisant face aux moult errements et dérapages qu’il a introduits à son actif depuis l’indépendance, donc depuis un demi-siècle, taches indélébiles, portant certes atteinte au prestige de ce sigle qui, entre 1954 et 1962, fut bien cher pour l’ensemble du peuple algérien, qui le porta assurément dans son cœur car faisant, d’une part, son patrimoine et, de l’autre, son seul et unique espoir de (re)découvrir cette liberté dont il fut privé depuis la nuit des temps.

Après cette rétrospective, même si brève mais fournissant quand même une certaine somme d’informations en faveur des non avertis, mettons en exergue, à présent, ce fait que le peuple algérien fut de tout temps méprisé dans l’Algérie indépendante pour éviter de nous engouffrer dans mille et un détails, disons seulement que cette exclusion permanente du citoyen lambda donna lieu, sans conteste, à sa démoralisation… Ce qui accula souvent celui-ci à sortir dans la rue, braver le danger, pour crier haut et fort son mécontentement et son ras-le-bol face à une situation désastreuse et, cela va de soi, que nul n’est à même de supporter. Mais, hélais, sans parvenir à faire entendre sa voix avec cette répression féroce, omniprésente et toujours prête à étouffer l’expression citoyenne donc, par là, certes, la contestation populaire par rapport à la manière inappropriée avec laquelle les pouvoirs ayant trôné l’un après l’autre depuis l’indépendance ont et continuent encore hélas d’assurer la gestion du pays.

Un tel état d’amertume engendra (il fallait bien s’attendre à de telles conséquences puisque, et nul ne peut nier ce fait indéniable, une cocotte fermée hermétiquement, mise sur le feu, finit par exploser à force d’accumuler de la pression) l’usage de psychotropes dans un premier temps par ces prostrés avant l’apparition de deux phénomènes nouveaux :

■ d’abord le suicide, au sens propre du terme, où on met un terme à ses jours par pendaison, le plus souvent, ou tout autre moyen efficace permettant certes d’atteindre l’objectif qu’on s’est assigné.

64_dilem_121212122626-harga-281x300■ Après le premier phénomène cité, ce fut au tour d’un deuxième de naitre, donc de venir s’y greffer comme si le précédent ne suffisait guère : ce nouveau cas qui n’est autre que la « harga » et qui consiste à quitter le territoire national clandestinement, sortie s’effectuant par voie maritime, sur embarcation… légère, quelque chose de susceptible d’être interprété comme miser sa vie au poker puisque rares sont ceux qui réussissent une telle traversée aventureuse et bien riche en péripéties. Et là, il est évident que c’est un défi à soi-même, avec risques et périls qu’on met à son actif, certes une manière de fuir coûte-que-coûte le climat délétère et suffocant dans lequel on mène sa vie (chômage, crise du logement, misère, libertés individuelles et collectives bafouées…) donc souffrant sans cesse et, le bouquet, astreint au silence par la matraque ou tout autre moyen répressif plus dur encore.

Pour revenir à ce fait de quitter le territoire national clandestinement, alors ou bien c’est le succès qui intervient, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas mais si, par miracle, ceci se produisait, on se retrouve inévitablement sans papiers sous d’autres cieux et on n’a pas d’autre choix que celui de vivre dans la clandestinité en nourrissant l’espoir de sortir un jour de l’impasse dans laquelle on s’est introduit, ou, dans le deuxième cas, c’est l’échec en mer et donc la noyade qui s’ensuit ou, enfin, dans le troisième et dernier cas, le plus courant d’ailleurs, on est repéré par les garde-côtes et ramenés manu militari sur la berge où, par la suite, le procureur de la République ordonne la mise en taule, donc jeté derrière les grilles pour souffrir encore davantage voire crever avant même d’être jugé, ceci au lieu d’être écouté attentivement par qui de droit et, à tout le moins, soulagé si mieux ne pourrait se traduire que par trop demander.

Prenant exemple sur Bouazizi, ce citoyen tunisien de 28 ans, de la ville de Sidi Bouzid, qui, au début de l’année 2011, fut poussé au suicide et le pauvre s’immola par le feu après avoir été la énième victime de cette loi du talion régnant dans son pays, cela a vite fait tache d’huile chez nous en Algérie.

Et, avec cette panoplie de cas sociaux, très graves pourtant, les gens du sérail osent ouvrir la bouche et clamer à tout bout de champ que tout roule comme sur des roulettes en Algérie et que le pays se porte à merveille… Oh ! Pardon ! A moins que la nomenklatura fasse allusion à cette autre Algérie, la sienne, se situant dans le périmètre du Club des Pins.

assemblee-nationaleAjoutons, en guise de mot de la fin, que Djamal Ould-Abbas, ministre de la Solidarité nationale et chargé de la communauté nationale établie à l’étranger, s’adressant aux diplômés algériens installés outre-mer, a dit ceci : « Les portes de l’Algérie vous sont grandes ouvertes ! » (in Liberté n° 4967 du 11 janvier 2009).

En toute âme et conscience, qui oserait donc retourner dans un pays où on affame le peuple et ce pendant qu’on ne se gêne aucunement de gaspiller l’argent du contribuable (salaire dérisoires pour cette minorité chanceuse d’avoir un poste de travail au moment où les parlementaires ont vu leur rétribution élevée à 300.000 dinars par mois en 2008, prix des produits de première nécessité connaissant des hausses régulières et injustifiées, paupérisation, multiplication des sans abri…) et, le hic, on muselle le citoyen afin qu’on le prive même de ce besoin naturel de crier sa douleur.

A bon entendeur, salut !

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FENÊTRE SUR CETTE ALGÉRIE ACCAPARÉE / Le peuple algérien otage du groupe de l’ouest

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FENÊTRE SUR CETTE ALGÉRIE ACCAPARÉE / Le peuple algérien otage du groupe de l'ouest dans POLITIQUE manifestation-a-lindependanceNous allons tenter de traiter autant que possible de cette asphyxie dont est victime le peuple algérien depuis l’indépendance de son pays, donc depuis un demi-siècle ; un peuple qui, à peine sorti de la colonisation et espérant enfin découvrir la lumière du jour et respirer de l’oxygène à satiété, se vit illico presto jeté dans un vase qu’on a hermétiquement fermé pour que les citoyens algériens se retrouvent, incontestablement, otages de ce groupe de l’ouest, s’étant accaparé le pouvoir par la force au lendemain du 5 juillet 1962 et lequel collectif magouilleur fut, dans le même temps, promoteur de ce parti-Etat, un leitmotiv au régime totalitaire programmé et aux exactions et autres intimidations appelées à s’ensuivre.

palais-del-mouradia-1-150x112 Trahison et despotisme /// dans POLITIQUECette fermeture a, à maintes reprises, occasionné des protestations sous des formes diverses ; nous en énumérerons quelques-unes : 1/ émeutes de 1974 à Larbâa-Nath-Irathen (dans la wilaya de Tizi-Ouzou) entre citoyens et éléments de la gendarmerie nationale lors de la fameuse « Fête des cerises« , 2/ émeutes du printemps 1980 dans la capitale du Djurdjura à la suite du refus par le wali de la tenue d’une conférence sur la poésie kabyle ancienne,  laquelle devait donner Mouloud Mammeri à l’université Hasnaoua, 3/ révolte d’Octobre 1988 où la quasi-totalité des régions se soulevèrent contre le pouvoir en place, 4/ grève du cartable de l’automne 1994 à avril 1995, dans toute la Kabylie, pour revendiquer sa langue ancestrale qu’est l’amazigh (le berbère), 5/ émeutes du printemps 2001 en Kabylie et dans certaines autres régions du pays à la suite de l’assassinat du lycéen Guermah Massinissa dans la brigade de gendarmerie de Beni-Douala ; d’un autre côté, ces sit-in des travailleurs de la quasi totalité des secteurs d’activité devant les institutions concernées. Pour ce qui est de l’année 2011, nous pourrons citer : 1/ cette révolte juvénile s’étant étalé du 5 au 12 janvier dans l’algérois et à travers le pays, 2/ la marche palais-du-gouvernement-41-150x99des militants et sympathisants du parti RCD dans la capitale en date du 22 janvier (empêchée et réprimée par les forces de police), 3/ le sit-in des chômeurs devant le ministère du Travail (également empêché et réprimé par la police), les marches consécutives de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, CNCD (toujours empêchée et réprimée par la police, où le nombre d’agents que le pouvoir déployait à chaque fois pour saborder toute action pacifique et, par là, étouffer toute voix ne faisant pas écho à la sienne, s’avérait sans cesse supérieur de dix fois le nombre de manifestants) pour ne citer que celles-ci ; n’oublions pas aussi d’évoquer ces grèves des paramédicaux et des greffiers ainsi que les cessations de cours et les sit-in des étudiants… Arrêtons-nous là car c’est encore long mais ce sans pour autant omettre d’apporter cette précision de taille que sur le plan de la grogne en Algérie, la période 1999-2011 a battu l’ensemble des records antérieurs ; la réponse à la question : « mais pourquoi donc tout cela ?« , que pourraient se poser les non avertis, fuse d’elle même puisque c’est l’ère où la transgression des lois de la République, la corruption, la mauvaise gestion, la répression, les intimidations… ont régné davantage !

Le pouvoir, donc, sans cesse fidèle à sa démarche, ayant toujours eu horreur qu’on dérange sa quiétude, n’a régulièrement fait qu’usage de la violence et ce par le biais de ses deux bras longs que sont la police (ce corps de sécurité, à plein temps sur le qui-vive, ne connaissant nul répit, pour… réprimer tout individu qui bouge sans qu’il n’ait obtenu le OK du monarque) et cette justice qu’il a gardée sous ses ordres et son contrôle (ce qu’il appelle communément et toute honte bue « Indépendance de la justice » et « Etat de droit« ) pour que, le moment propice, il l’actionne sur… un simple coup de fil.

Ce qu’il y a lieu de mettre en exergue aussi, c’est qu’en sus de cette armada policière, jouant le rôle de paravent pour les maîtres de l’heure, et de son prolongement qu’est la justice, pour exécuter le reste, il y a ces « miliciens« , pour la plupart des repression-en-algerie-13adolescents (qu’on forme à présent dans cette filière qu’est la « violence » après que l’école fondamentale de Kharoubi  – ce fanatique religieux et arabiste avéré -  et la (ré)réformée de Benbouzid   – ce ministre s’attachant davantage à la couleur de la blouse et au port obligatoire de ce tablier plutôt qu’au contenu et à la qualité des programmes d’enseignement -  eurent fait d’eux des « intégristes » pour les uns et des « robots » pour les autres) qu’on appelle au secours dès que le peuple commence à gronder pour revendiquer les droits qu’on lui a confisqués. Ce qu’il faut retenir ici c’est que cette « soldatesque » qu’on recrute pour quelques heures voire une journée ou plus selon l’importance de la mission de quoi on va la charger, offre ses services en échange d’argent liquide payé rubis sur ongle et à prix fort (on dit bien que toute peine mérite salaire). La question qu’il va falloir se poser maintenant c’est la suivante : d’où peuvent donc provenir les fonds avec quoi on rémunère ces « baltagui » ? Il est certain que cela ne sort guère repression-en-algerie-23des poches de ces mecs qu’on charge temporairement de la gestion des ressources humaines et auxquels on confie cette tâche honteuse et avilissante mais que c’est incontestablement puisé de l’argent que verse le contribuable ainsi que des recettes provenant du pétrole ; ce qui revient à dire que, pour cette classe privilégiée, l’argent coule à flots et qu’elle a tout le loisir d’en user à sa guise parce que considérant cela comme un « bien privé » tout en rabâchant que l’essentiel étant qu’on garde les rênes le plus longtemps possible si ce n’est pour l’éternité par ce fait qu’il y ait : à boire, à manger et à placer sans la fourniture d’un moindre effort en contrepartie. Intérêt quand tu nous tiens !

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