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MEKLA / Un cross jumelant toutes les catégories pour marquer la journée du 1er Mai

MEKLA / Un cross jumelant toutes les catégories pour marquer la journée du 1er Mai dans ACTUALITÉ photo4572-225x300À l’occasion du 1er Mai, Fête internationale du Travail, et en hommage à Aïssat Idir, père fondateur de l’UGTA (Union générale des travailleurs algériens) et enfant de la localité, précisément natif du village Djemâa-Saharidj, une course toutes catégories a été organisée par l’Assemblée populaire communale de Mekla en cette date anniversaire.

Le programme des épreuves a été arrêté comme suit par les organisateurs :

- Benjamins (garçons et filles) : départ à 9h du village Lanasser en direction du point d’arrivée qu’est la place Aïssat Idir à Djemâa-Saharidj.

- Minimes et Cadets (garçons et filles) : départ à 9h30 du village Tigrine en direction de la place Aïssat Idir.

- Juniors et Séniors (garçons et filles) : départ à 10h30 du village Taourirt-Adène en direction de la place Aïssat Idir.

C’est la veille, le 30 avril, qu’il a été procédé aux dernières retouches sur le site prévu pour l’arrivée. Donc, à Djemâa-Saharidj, outre la mise en place de banderoles et autres guirlandes, les organisateurs ont procédé à la délimitation de l’aire d’arrivée.

Le jour J, donc le 1er Mai, et assez tôt le matin, la place Aïssat Idir connaissait déjà une animation pas du tout coutumière. Certains membres parmi les organisateurs étaient déjà là et les athlètes commençaient déjà à arriver. Ce qui est à signaler aussi c’est cette présence de badauds où le nombre grossissait au fur et à mesure que les minutes s’écoulaient.

Dans l’ensemble, le programme a été respecté à la lettre. Quant au volet lié à l’organisation, il faut avouer que cela a été exemplaire pour une première expérience de ce genre.

Ajoutons que des médailles sont prévues pour être offertes aux premiers de chaque catégorie. S’agissant des autres participants aux épreuves, c’est un cadeau symbolique auquel ils ouvrent droit.

Signalons, enfin, qu’une collation est programmée pour marquer la clôture des festivités.

photo4441-225x300 Activité sportive pour marquer une date anniversaire dans ACTUALITÉphoto451-225x300

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 mai, 2013 à 17:40 | Commentaires (0) | Permalien


ALGÉRIE / La souveraineté doit revenir au peuple et pas au chef de l’État !

Au moment où une commission vient d’être installée par le président de la République, laquelle est chargée de concevoir une nouvelle mouture de la Constitution, sans perspective de débat populaire et, par conséquent, sans offrir l’occasion aux citoyens d’émettre leur avis sur les textes fondamentaux antérieurs et, à partir de cette base, faire des propositions pour corriger les erreurs du passé, il y a lieu ALGÉRIE / La souveraineté doit revenir au peuple et pas au chef de l'État ! dans ACTUALITÉ renversons-sa-dictature1d’apporter cette précision de taille que de tous les mandats présidentiels connus depuis l’indépendance du pays, ceux de Bouteflika en sont le bouquet puisque l’homme, balançant au rebut, l’un après l’autre, tous les acquis démocratiques, arrachés au prix de moult sacrifices et de luttes acharnées, mettant sous sa coupe le législatif et le judiciaire, enfermant l’armée au placard, muselant partis politiques et autres associations et donnant du tonus aux polices notamment politique, il a conduit le pays seul et d’une main de fer : seul aux commandes depuis 1999, naviguant sans périscope et sans itinéraire apparent.

Avant qu’il ne succède à Liamine Zeroual, il était présenté comme l’ange à la baguette magique qui résoudrait tous les problèmes que rencontre l’Algérie. Les gardiens du temple FLN, à l’époque de Boualem Benhamouda à la tête de l’appareil, l’ont présenté comme le « candidat du consensus », sous-entendant ainsi que le peuple a donné son aval. Et lui, se sentant pousser des ailes avec toute cette publicité gratuite et ces chapelets d’éloges dont il a été gavé de la part de ceux-là mêmes qui, par leur démagogie et leur hégémonie, ont conduit le pays à l’explosion du 5 Octobre 1988 ainsi qu’à la barbarie voire la boucherie de la décennie noire, est allé jusqu’à se considérer le messie pour dire : « Ou c’est comme cela ou je rentre chez moi ! » Mais, entre nous, c’est où ce « chez lui » auquel il faisait allusion ?

guermah-massinissa-22 Peuple privé de sa souveraineté /// dans ACTUALITÉDès le début de son premier mandat, lors de son discours à Tizi-Ouzou dans le cadre de son projet lié à la concorde civile, il a dit aux Kabyles, sur un ton menaçant et humiliant : « De loin on vous voit géants mais dès qu’on se rapproche de vous on constate que vous n’êtes que des nains ! », « Je suis venu crever votre ballon de baudruche ! », « Même si tamazight devait devenir langue nationale, elle ne sera jamais officielle ! »

repression-en-algerie-5Et c’est une telle attitude et un tel langage qui ont ouvert la voie à d’autres humiliations ayant émané de ses proches collaborateurs et qui ont entrainé les évènements dits « de la Kabylie« , avec toutes ces conséquences : presque cent-cinquante morts et des milliers de blessés dont des cas extrêmement graves ! Et qui paie cette lourde facture ? En tout cas pas lui étant donné que, connaissant la routine, il est convaincu qu’il ne rendra jamais de comptes, comme cela est de coutume pour nos gouvernants depuis le 5 Juillet 1962, donc depuis un demi-siècle.

Si on se mettait à citer pour mettre au grand jour ce despotisme et cette oppression qui règnent en Algérie, on pourrait écrire une multitude d’ouvrages, de quoi garnir tous les rayons d’une bibliothèque. Donc soyons brefs et disons ceci pour résumer :

- Le peuple ? Réduit à néant puisqu’outre la police politique sur le qui-vive et laquelle agit en sourdine, il y a celle sous la coupe du ministère de l’Intérieur pour réprimer toute voix discordante.

- La démocratie ? Juste de façade ! L’apparence seulement pour duper les observateurs.

- Les médias de service public ? Propriété à part entière du pouvoir qui en use à satiété pour faire sa propagande et asseoir sa tyrannie.

- La presse indépendante ? Il y a ce code pénal qu’on a pris le soin d’enrichir pour y greffer d’autres balises, afin qu’il permette aisément de jeter, l’un après l’autre, des journalistes derrière les barreaux, façon de leur mettre indirectement la muselière pour que rien ne sorte… que personne ne soit au courant du règne de l’arbitraire et de ces abus qui sont légion.

boutef-vieux-et-malade-45Un président non pas seulement âgé pour ne pas dire vieux mais usé par la maladie (contraint de sous-traiter ses prérogatives parce qu’inapte à assurer pleinement sa mission), qui cumule trois mandats successifs depuis 1999 et qui, avec le soutien de ses sbires espère retourner au palais d’El Mouradia en 2014 et, pourquoi pas, se représenter encore sans interruption aucune puisqu’avec Belkhadem, son bras droit, il a prétexté la révision de la Constitution en 2008 et ce spécialement pour sauter le verrou de la limitation des mandats.

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28 avril, 2013 à 22:07 | Commentaires (2) | Permalien


ALGÉRIE / Itinéraire du syndicat UGTA, depuis sa naissance à nos jours

À la veille du 1er Mai, Fête internationale du travail, il est jugé utile de faire la rétrospective du syndicalisme en Algérie pour nous enquérir du chemin qu’il a parcouru mais aussi lui lever le voile pour voir où il en est au jour d’aujourd’hui, c’est-à-dire cinquante ans après le recouvrement de l’indépendance.

ALGÉRIE / Itinéraire du syndicat UGTA, depuis sa naissance à nos jours dans ACTUALITÉ aissat-idir-2C’est en pleine lutte armée, précisément le 24 février de l’année 1956, que naquit l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et Aïssat Idir en fut le secrétaire général primitif dans l’histoire du syndicalisme proprement algérien.

Cet homme valeureux, tout à fait conscient de la lourde charge dont il a été investi, engagera aussitôt un travail de proximité avec, pour objectif, la mobilisation des travailleurs sur l’ensemble du territoire national. Secondé par d’autres adhérents (voire militants puisque c’était en période de guerre), il procédera à l’organisation profonde du mouvement syndical et atteindra, pour ce faire, les fins fonds du pays.

Les activités de grande envergure qu’entreprendra le natif des monts du Djurdjura, essentiellement les aptitudes ce cet homme à innover, organiser et orienter, mettront les autorités françaises dans une situation de panique.

prison3 Séparer le bon grain de l'ivraie /// dans ACTUALITÉCe pourquoi le géniteur du premier syndicat d’essence algérienne sera arrêté au siège de l’UGTA (sis, dans le temps, à l’actuelle place Ben-Badis, à Alger) pour être conduit à Berrouaghia afin d’y être jeté derrière les barreaux.

Avant son transfert à Alger, en 1957, pour un long calvaire d’interrogatoires, Aïssat Idir sera d’abord harassé par les mille et un déplacements qu’on lui fera subir d’un camp de concentration à un autre. Et ce ne sera qu’en 1959 qu’on le traduira, enfin, devant le tribunal militaire d’Alger, qui prononcera son… acquittement.

Nonobstant un tel verdict, qui lave Aïssat Idir de tout délit, l’armée coloniale le séquestrera à sa sortie de prison pour le torturer de manière éminemment « bestiale« , au… chalumeau pour être plus précis. Évacué dans un état moribond à l’hôpital Maillot (hôpital militaire : actuel hôpital de Bab-El-Oued, à Alger), Aïssat Idir succombera à ses blessures le 26 juillet 1959, suite aux traitements « abominables » dont il a fait l’objet de la part de l’armée coloniale française.

Au lendemain de l’indépendance et avec l’avènement du parti unique, à l’initiative de cette junte, ce groupe de l’ouest ayant accaparé le pouvoir, le syndicat UGTA, né dans la douleur en pleine guerre et ayant convenablement accompli la mission qui fut la sienne nonobstant la fragilité de la situation dans laquelle il évoluait, sera versé au FLN (appareil et non pas le FLN historique) en tant qu’organisation de masse, au même titre que d’autres structures similaires telles que l’ONM (les moudjahidine), l’UNPA (les fellah), l’UNFA (les femmes), la JFLN (jeunesse, organisation qui deviendra plus tard UNJA) l’UNEA (les étudiants)… pour mieux asseoir son hégémonie et avoir ainsi une force de frappe mieux nourrie.

Ainsi, l’UGTA sera sous tutelle et, par conséquent, sera détournée de sa mission véritable. Désormais, elle aura donc un rôle tout à fait autre que celui purement syndical : sensibiliser les travailleurs et faire d’eux des militants du parti FLN ou, à tout le moins, des sympathisants, pour que tout danger soit écarté.

abdelhak-benhamouda-26-141x150Après le 5 Octobre 1988, qui verra un certain bouleversement de la situation qui prévalait jusque-là, l’UGTA aura à sa tête Abdelhak Benhamouda, un vrai syndicaliste et un nationaliste. Et comme un certain clan au niveau de la haute sphère, donc au sein de ce pouvoir mafieux, n’était pas d’accord avec cette nouvelle image de l’UGTA, laquelle organisation commençait à faire du syndicalisme et plus de cette politique politicienne comme par le passé, on décida alors de remettre les choses à la place qu’elles occupaient auparavant. C’est ainsi qu’on fomenta un énième coup (l’habitude et l’expérience existent déjà : Abane Ramdane, Krim Belkacem, BenaÏ Ouali…) et le 28 janvier 1997, aux alentours de 13h30, on assassina Abdelhak Benhamouda, un homme qui était jusqu’au jour de sa liquidation comme une arête en travers de la gorge pour les rodés du gain facile et de la magouille.

Dans le même ordre d’idées, il y a lieu de rappeler que ce fut le même cas pour le président Mohamed Boudiaf, qu’on liquida un certain 29 juin de l’année 1992 au moment où il discourait dans la salle de spectacles de la maison de la culture mohamed-boudiaf3-150x99d’Annaba. On a vidé tout un chargeur de kalachnikov dans le dos de cet ancien maquisard parce qu’on ne pouvait vraiment pas affronter de face l’artisan du 1er Novembre 1954. Son tort ? C’est qu’en tant que premier magistrat du pays il voulait mettre de l’ordre dans cette Algérie qui virait au désastre ; il avait par conséquent envisagé l’ouverture des dossiers liés à la corruption et à la dilapidation des deniers publics. Et comme pour les charognards visés le pli est pris depuis que l’Algérie est indépendante et qu’il leur était donc impossible de faire marche arrière, le seul moyen pour eux de poursuivre la même voie qu’ils ont tracée minutieusement consiste en le fait d’écarter l’obstacle de la route. Et c’est donc cette solution qui leur a paru la plus aisée et la plus efficace et laquelle ils ont adoptée illico presto pour éviter l’interruption voire l’arrêt pur et simple d’une planification qu’ils ont conçue pour un très long terme !

abdelmadjid-sidi-said-2-120x150Pour revenir au syndicalisme, à présent, qui donc remplacera Abdelhak Benhamouda à la tête de l’UGTA ? Personne d’autre qu’Abdelmadjid Sidi-Saïd, un militant assidu du parti FLN, donc l’homme qu’il faut, celui à même de faire écho à la politique gouvernementale d’une part mais aussi convenable pour ce pouvoir occulte, faisant de l’Algérie une… vache à traire en accaparant certes pour lui toutes les mamelles.

Depuis, l’UGTA, infiltrée par des prédateurs de tout bord, issus des FLN, RND et consorts, seront confortablement installés aux commandes, dans des fauteuils enduits de colle forte, pour qu’ils fassent carrière dans le… (sous-entendu) syndicalisme.

Entre autres dérives que les acteurs auront à leur actif, outre leur opposition farouche à l’existence des syndicats autonomes, il faudrait noter aussi leur accord au gouvernement dans l’introduction de l’article 87bis qui interdit aux ugta-21-150x97travailleurs de revendiquer des augmentations de salaire ; tout comme il y a aussi ces pensions de retraite dont on limitera le minimum garanti à hauteur de 75 % du SNMG officiel ; n’omettons pas également ces tripartites (dans lesquelles les syndicats autonomes sont exclus d’office) où la centrale syndicale ne fait que figurer sans pour autant intervenir et taper sur la table pour arracher quoi que ce soit à la faveur des travailleurs qu’elle est censée représenter…

En somme, l’UGTA, avec sa nouvelle composante humaine à tous les échelons de la hiérarchie est le syndicat idéal pour ces pouvoirs aussi bien apparent que celui activant dans l’ombre.

Et la preuve est là ! À titre de récompense, pour services rendus, une douzaine de berlines Chevrolet ont été offertes à certains membres formant la direction de l’UGTA (lire le texte annexé ci-dessous pour mieux comprendre).

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A   N   N   E   X   E

DES BERLINES POUR LA DIRECTION DE L’UGTA

berline-alpha-romeo2Des cadeaux de fin d’année comme jamais les bougres de travailleurs n’en ont jamais rêvé. Des berlines Chevrolet, une douzaine au total, ont été récemment offertes aux principaux membres de la direction nationale de la centrale syndicale, avons-nous appris de source informée. Merci qui ? Merci au gouvernement envers lequel le syndicat de Sidi-Saïd ne cesse de déployer, depuis des années, des trésors de bienveillance et de soutien. Le prix de chaque berline serait, d’après la même source, de 2,5 millions de dinars. Les travailleurs apprécieront !

       (in El Watan, espace ON VOUS LE DIT, n° 6451 du 8 janvier 2012)

 

NDR /// Trois milliards de centimes (3.000.000.000), en cadeaux, en faveur de la direction de l’UGTA, pour tous les services rendus régulièrement au gouvernement ! Et cela… sur le dos du peuple algérien !

Qui dit mieux ???

 

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N O U V E L L E S    F R A Î C H E S

Nous apprenons, de sources bien informées, que le Secrétaire général de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi-Saïd, est en Suisse pour des soins intensifs.

 

Questions toutes pertinentes :

1/ Ces soins, incontestablement pas de quelques sous mais de tant d’euros, seront à la charge de qui ? Du patient ?

2/ Comme la réponse est claire sur ce sujet, est-ce que les leaders des Syndicats autonomes disposent d’un tel privilège par ce fait qu’ils ne font que défendre les intérêts des travailleurs et ne jouent guère à ce jeu malsain d’apporter constamment de l’eau au moulin du pouvoir ?

 

À vous ami(e)s lectrices et lecteurs, fidèles à ce blog, d’apporter la réponse qui s’impose et laquelle n’exige certes nulle réflexion mais sans conteste une réaction instantanée et toute logique !

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25 avril, 2013 à 1:57 | Commentaires (0) | Permalien


DJEMÂA-SAHARIDJ / Ces Izegrouren ayant rejoint Si M’hand Oulkadi dans l’antique Bida Municipium

DJEMÂA-SAHARIDJ / Ces Izegrouren ayant rejoint Si M'hand Oulkadi dans l'antique Bida Municipium dans HISTOIRE kalaa-des-beni-abbes-vue-generale-150x112À l’époque où les Izegrouren foulèrent le sol kabyle, Ils étaient une ethnie. Ils entrèrent dans la région d’Ath-Abbas (Kalâa des Beni Abbas, dépendant administrativement de la commune d’Ighil-Ali ces derniers temps, dans la wilaya de Bejaia) et furent surpris par l’hospitalité qu’on leur accorda. L’un des habitants, nanti, leur offrit jusqu’au refuge.

Les jours s’écoulaient et, au fur et à mesure, il découvraient la façon de vivre des gens de ce bled.

Un soir, celui qui les hébergeait s’adressa à eux et leur tint ce langage : « J’ai remarqué que vous êtes des gens bien, instruits et intelligents, faites de sorte à éliminer de nos coutumes cet us consistant à nouer autour de notre taille le bout de la corde à laquelle on attache le bœuf peu avant de l’abattre !… » Il ajouta tout de suite après : « Demain ça sera mon tour. Si vous parvenez à m’éviter ce cauchemar, je ferais de sorte à ce qu’on vous offre des terres pour que vous puissiez vous installer définitivement chez nous« .

Ils acceptèrent la proposition… Et, le lendemain matin, accompagnés de celui qui leur avait offert un toit, ils se rendirent sur le lieu servant d’abattoir.

kalaa-des-beni-abbes-patelin-150x112 Vue sur la passé /// dans HISTOIREAu moment où on appela leur protégé pour qu’il exécute le rite en vigueur au sein de la communauté, les Izegrouren s’opposèrent intelligemment à l’assemblée des sages et montrèrent aux gens qui la composent que le bout de la corde, au lieu d’aller autour de la taille d’un habitant de la contrée, pouvait bien être noué au tronc d’un arbre ; ce que, d’ailleurs, exécutèrent les hôtes sous les yeux écarquillés des Ath-Abbas, ébahis par cette méthode jamais venue à leur esprit auparavant… Une méthode qu’ils considérèrent nettement plus souple et plus efficace et ne pouvant guère être une corvée pour eux. Ce qui les contraignit, en conséquence, de la mettre illico presto en application.                                                                                                                                                                     

Celui qu’ils sauvèrent de l’acte cauchemardesque tint à sa promesse et s’adressa dans ces termes à ses concitoyens : « Offrons les moyens à ces gens pour qu’ils s’installent définitivement chez nous ! » Comme si on attendait justement l’occasion opportune pour faire une proposition de ce genre à ceux qui, jusque-là, n’étaient vus que comme des étrangers à la communauté, la réponse positive fusa de la bouche de qui de droit. On les exhorta alors à ce qu’ils s’établissent de façon solide pour qu’ils fassent désormais partie des leurs.

Les Izegrouren vécurent là quelques temps avant que certains d’entre eux (voir l’annexe 1 en bas de page) ne décident de décamper pour se rendre sur un site nouveau et ce sans pour autant connaitre, sur-le-champ, la destination qui serait la leur.

vue-de-la-vallee-du-sebaou-150x112Sitôt dit et sitôt fait… Leur périple s’acheva lorsqu’ils atteignirent le Sébaou, dans les entrailles du Djurdjura, précisément ce coin qui s’appellera plus tard : Djemâa-Saharidj.

C’était une région inhabitée, boisée par endroits. Ils trouvèrent là Si M’hand Oulkadi (voir l’annexe 2 en bas de page). Après qu’ils se soient présentés devant la porte de son domicile et qu’ils aient appelé, un jeune homme en sortit… C’est le fils du maître de ces lieux déserts. Ils dit à ces visiteurs : « Soyez les bienvenus dans ce coin ! Que désirez-vous ? » Les hôtes répondirent : « Pouvez-vous nous offrir un toit pour la nuit ? » Le jeune Oulkadi alla vite en informer son père et ce dernier ne trouva pas d’obstacle à les héberger jusqu’au lendemain matin.

Les Izegrouren entrèrent. On leur accorda un accueil si chaleureux à tel point que même pour le souper on leur prépara un festin.

Au cours de la veillée, le propriétaire de la maison s’approcha de ses hôtes pour les connaitre de prés. Ayant découvert qu’ils étaient dignes de confiance, il n’hésita donc pas un instant de plus pour s’extérioriser… Cet homme en avait un bien grand besoin avec ce cœur gros qui est le sien depuis la perte d’un de ses fils dans un corps-à-corps avec une tribu ennemie. Il les informa, par conséquent, de son différend avec les Ifnaïen (une tribu de la région de Bejaia) et des accrochages qui s’ensuivirent où, hélas, son angelot y laissa la vie.

Les Izgrouren prirent la parole pour lui répondre ceci : « Nous comprenons tout à fait ton chagrin et sommes très touchés eu égard à la perte de ton fils… Nous partageons entièrement ta peine« . Après un laps de temps, ils poursuivirent : « Nous savons rendre service à qui nous accueille et nous considère ! » Ils lui racontèrent alors comment ils entrèrent chez les Ath-Abbas, ce qu’ils réalisèrent là-bas et comment ces gens reconnurent les bienfaits qui furent les leurs. Pour soulager cet homme meurtri depuis fort longtemps et paraissant n’attendre que du secours providentiel, ils ajoutèrent à son adresse :  » Nous nous chargerons dès demain de ces Ifnaïen ! Donne-nous seulement qui va nous servir d’éclaireur !« 

Le maître des lieux n’en revenait guère… Frappé de stupeur, il resta bouche bée un instant avant de reprendre conscience. Ne voulant pas du tout rater une telle occasion inouïe, qui ne pourrait sans doute plus jamais s’offrir à lui à l’avenir, il prit donc immédiatement au mot ces visiteurs inattendus et s’engagea sans lésiner en s’exclamant de la sorte : « Si vous faites ceci pour moi, toutes les terres allant du Sébaou jusqu’à Ighil (voir l’annexe 3 en bas de page) seront vos propriétés !« 

vue-sur-bejaia-150x112Il mit un accompagnateur à leur disposition, comme convenu. Une fois chez les Ifnaïen, les Izegrouren explorèrent les lieux et firent des investigations d’où ils surent qu’une noce était prévue pour avoir lieu une semaine plus tard dans le palais de ce souverain en désaccord avec Si M’hand Oulkadi. Et, ils firent immédiatement après demi-tour pour attendre le jour de la fiesta. Il est évident que pendant le laps de temps que dura l’attente, ils furent toujours pris en charge par Si M’hand Oulkadi.

Le moment propice, ils regagnèrent cette contrée de la région de Bejaia et se tinrent à l’écart pour ne provoquer aucun soupçon eu égard au projet qui est le leur. Ils attendirent sournoisement l’apparition du fiancé. Dès que celui-ci emprunta l’allée où ils étaient postés, ils lui tirèrent dessus et le tuèrent sur-le-champ. Et, de réflexe ils ne manquèrent point… Faisant semblant d’accourir lui porter secours, la faveur de la nuit aidant, ils lui ôtèrent à la hâte un vêtement imbibé de sang avant de regagner aussitôt leurs montures et s’élancer droit devant eux.

À l’approche de la résidence de Si M’hand Oulkadi, ils firent parler la poudre pour alerter le maître des lieux du succès de leur mission.

Arrivés devant lui, ils lui annoncèrent la nouvelle et prirent le soin de lui brandir l’effet vestimentaire pour le convaincre du bien fondé de la chose.

Mis devant le fait accompli, Si M’hand Oulkadi n’eut pas d’autre choix que celui de tenir à l’engagement donné. Il s’adressa, par conséquent, à eux en ces termes : « Dès à présent, toutes les terres que je vous ai promises sont à vous ! » Allant même plus loin, il prit pour gendre l’un des membres du groupe.

vallee-du-sebaou-21-150x82Les fils de Si M’hand Oulkadi (voir l’annexe 4 en bas de page) ne furent que comblés sur le coup avant qu’ils ne trouvent à redire par la suite. Aussi, s’adressant à leur père, ils lui tinrent ce langage diabolique : « Tu les as trop gâtés en leur ayant offert beaucoup plus qu’il n’en fallait !« 

En érudit, voyant déjà ce qui en serait à l’avenir, il rétorqua doctement à sa progéniture : « Ces gens ont bravé l’ennemi et c’est au risque de leurs vies qu’ils ont vengé votre frère ! Pour une telle action périlleuse et pour notre dignité enfin lavée de sa souillure, ils méritent même nettement plus que ce qu’ils ont obtenu à titre de récompense ! D’ailleurs, soyez convaincus qu’arrivera le jour où vous-mêmes, sinon votre descendance, vous apercevrez que j’ai agi comme il se devait ! »

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A  N  N  E  X  E  S

Dans ce groupe ayant quitté Ath-Abbas pour se rendre sur le site occupé par Si M’hand Oulkadi, dans la vallée du Sébaou, on retrouve : Ali, Sadek, Boumedien, Tahar, Sâïd, Amar, L’hocine, Ahmed, Belkacem et L’hadi. Partant de là et avec les dix foyers qu’ils formeront en tant que mâles, le patronyme Izegrouren deviendra désormais ancestral puisque chacun des dix membres donnera à sa descendance son propre prénom comme nouveau patronyme, considéré certes comme sous-patronyme à celui initial. Nous aurons ainsi :

       Pour la descendance d’Ali, le nouveau patronyme sera dorénavant : Ath-Ali / Sadek : Ath-Sadek / Boumedien : Ath-Boumedien / Tahar : Ath-Tahar / Sâïd : Ath-Sâïd / Amar : Ath-Amar / L’hocine : Ath-L’hocine (pour précision, eux continueront de se faire appeler publiquement par le patronyme d’origine d’où, pour les générations venues par la suite, aussi bien chez les Ath-L’hocine qu’en dehors du cercle intime, elles considèrent que seule cette famille forme les Izegrouren et, d’ailleurs, avec l’avènement de l’état civil, la déclaration se fera conformément à cette confusion qui en est une) / Ahmed : Ath-Ahmed (qui deviendra plus tard Ihewachen et ce par simple imitation d’un nom de notable turc ayant vécu dans la vallée de la Soummam, à Bejaia, durant l’occupation ottomane) / Belkacem : Ath-Belkacem / L’hadi : Ath-L’hadi.

2 - Selon une source, généralement bien informée puisque c’est parmi les Oulkadi de Djemâa-Saharidj, ça serait M’hand et nullement Hand, comme écrit jusqu’ici par tous les auteurs ayant narré le royaume de Koukou.

3 – Elévation naturelle à l’extrémité sud de Djemâa-Saharidj. Précisons aussi que l’oued Sébaou coule d’est en ouest au nord de l’antique Bida Municipium.

4 -  Il en aurait eu sept en tout, selon le même Oulkadi de Djemâa-Saharidj.

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20 avril, 2013 à 16:05 | Commentaires (1) | Permalien


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