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AFFAIRE KHALIFA BANK / Procès reporté à une date indéterminée et ce non pas juridiquement mais… politiquement

 

OUVERT HIER AU TRIBUNAL CRIMINEL DE BLIDA / Le procès Khelifa renvoyé à une « autre » session

       Le procès en cassation de l’affaire El Khalifa Bank a été renvoyé hier par le tribunal criminel prés la cour de Blida à une « autre » session. Pour le juge, la présence des hauts cadres de l’Etat, convoqués comme témoins, n’est pas obligatoire le premier jour. Ils seront convoqués au fur et à mesure du procès.

                                                                                          (in elwatan.dz du 3 avril 2013)

 

AFFAIRE KHALIFA BANK / Un report sans surprise

       Dès les premiers instants, hier, à la cour de Blida, du procès en appel de l’affaire Khelifa Bank. Il était presque certain que celui-ci allait être écourté pour être renvoyé. Sentence que le juge Antar Ménaour n’a dû prononcer qu’en début d’après-midi après suspension de la séance matinale pour délibérer sur des cas d’accusés décédés et d’un autre ne figurant pas sur la liste des pourvois en cassation acceptés par la Cour suprême.

                                                                                 (in lesoirdalgerie.com du 3 avril 2013)

 

IL A ÉTÉ AJOURNÉ, HIER, DÈS SON OUVERTURE / Procès Khalifa : le report était programmé

       Le procès en appel d’El Khalifa Bank, même s’il ne promettait pas davantage de révélations par rapport à celui tenu en première instance en 2007, pouvait donner un aperçu sur le traitement que réserverait la justice à moult autres dossiers de corruption en phase d’instruction.

                                                                                  (in liberte-algerie.com du 3 avril 2013)

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AFFAIRE KHALIFA BANK / Procès reporté à une date indéterminée et ce non pas juridiquement mais... politiquement dans ACTUALITÉ 67400_168909423135149_100000482783077_521584_5011-300x225Lorsque le pouvoir, par la voix du Président lui-même ou des proches collaborateurs du premier magistrat du pays, clame la justice indépendante, il y a vraiment de quoi rire et aux éclats. Qui croirait donc à de tels propos quand on sait que la justice algérienne n’obéit qu’aux instructions venant de très haut. Le peuple n’est pas dupe et les observateurs étrangers non plus.

Le procès Khalifa Bank dont le dossier devait être rouvert hier mardi 2 avril 2013 à la cour de Blida, a été renvoyé sine die… Date indéterminée. Serait-il remis aux calendes grecques ?

Oui, il fallait bien s’attendre à une telle procédure quand on sait que la justice algérienne ne fait qu’exécuter des ordres venant de la hiérarchie… extrême… De tout à fait haut !

Comment un tel procès, un aussi lourd dossier comme celui concernant Khalifa Bank, où de gros bonnets y sont impliqués voire y baignent carrément, puisse-t-il être rouvert en ce moment même, à douze (12) mois seulement des élections présidentielles ?

Tout un chacun sait fort que si la justice ne se soumettrait qu’à la seule et unique loi (certes en faisant la sourde oreille à ces ordres venant de très haut), beaucoup, énormément de masques tomberaient ! Parce que, la corruption et la dilapidation des deniers publics sont monnaie courante chez nos dirigeants ou tous ceux rôdant autour du pouvoir. Partout où il y a fric à profusion, foncier, immeuble…, le site est comme magnétisé et nos habitués au profit, au gain facile, à la richesse sur le dos du peuple, y sont comme aspirés. Cela nous rappelle bien ce fameux triangle des Bermudes.

Alors comment, après tous les scandales éclatés à ce jour dont celui de Sonatrach avec cet ex-homme fort du régime, cet intouchable qu’est Chakib Khelil, va-t-on mettre à nu d’autres hommes, de nouveaux gros bonnets, considérés autrefois comme propres et honnêtes ?

En tout cas, pas en ce moment même ! Pas à la veille des présidentielles de 2014 ! Va-t-on compromettre le 4e mandat de Bouteflika avec de nouveaux scandales où apparaitraient le non sérieux et ce penchant pour la fraude et la corruption d’autres proches collaborateurs à lui ?

 

130px-abdelaziz_bouteflika_20012 La justice dépendante et le 4e mandat présidentiel de Bouteflika /// dans ACTUALITÉimages-31

 

 

 

 

 

 

 

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3 avril, 2013 à 23:32 | Commentaires (0) | Permalien


DESPOTISME, INCOMPÉTENCE, DÉMAGOGIE, CORRUPTION, MÉPRIS, CHÔMAGE, CRISE DU LOGEMENT… / Pour fuir un tel climat délétère, les Algériens quittent leur pays clandestinement ou se… suicident

DESPOTISME, INCOMPÉTENCE, DÉMAGOGIE, CORRUPTION, MÉPRIS, CHÔMAGE, CRISE DU LOGEMENT... / Pour fuir un tel climat délétère, les Algériens quittent leur pays clandestinement ou se... suicident  dans ACTUALITÉ 64598_124106977643531_100001326877444_127273_162-150x114harag-3-150x101 Le pourquoi de la sorite clandestine et du suicide /// dans ACTUALITÉVoici, recueillis pour vous, chers ami(e)s fidèles à ce blog, des articles de presse qui démontrent le « pourquoi » de ces pauvres Algériens, précisément ces citoyens lambda donc certes ceux n’ayant aucun lien avec le pouvoir pour avoir cette possibilité de se sucrer, détestent leur patrie et ne cherchent qu’à quitter leur pays coûte-que-coûte quand ils ne décident carrément pas de se suicider :

 

PARC À DOMICILE

     parc-devant-maison2-150x95Soucieux de préserver le parc automobile de son département, un ministre de la République n’a trouvé d’autre solution que d’immobiliser pas moins de cinq voitures devant son chalet de Club-des-Pins. Ainsi, les employés du ministère n’auront pas à abuser dans l’usage de ces véhicules.

                                            (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6152 du 11.01.2011)

 

CNAS DE BECHLOUL (BOUIRA) / Un médecin contrôleur pas comme les autres

     cnas1-150x112Pour refus d’accord médical du médecin de la CNAS de Bechloul, pour une ordonnance délivrée par un médecin spécialiste, un patient souffrant d’une maladie chronique a vu sa maladie s’aggraver avant qu’il ne soit finalement hospitalisé pour n’avoir pas pris son traitement complet. C’est le 2 janvier que le nommé M. A., âgé de 68 ans, s’est déplacé chez le médecin contrôleur, malgré son état de santé, pour se voir finalement refuser l’accord médical à son ordonnance, sans motivation du rejet. Après le premier refus, le concerné est retourné chez son médecin traitant, qui lui a établi un rapport médical. De retour à la CNAS, le même médecin de l’agence n’a même pas daigné lire le contenu dudit rapport. Hospitalisé après complication, le 6 janvier, le patient a envoyé à la CNAS, par le biais de ses enfants, une autre ordonnance, de l’hôpital celle-là. Cette fois-ci, le médecin (contrôleur NDR) a tout simplement exigé la présence du patient…

                                                             (in Liberté RADAR n° 5586 du 12.01.2011)

 

PLAINTE DES MEMBRES D’UNE COOPÉRATIVE IMMOBILIÈRE / La justice a égaré le dossier !

      palais-de-justice-dalger-150x112Des membres d’une coopération immobilière, qui ont engagé des poursuites judiciaires contre un ex-président de l’association qu’ils contestent, ont été surpris, hier, d’entendre de la part des autorités judiciaires à Blida, que le dossier relatif à l’affaire a tout simplement disparu. La deuxième audience de cette affaire, qui devait être traitée hier, a finalement été reportée. Mais où est donc passé ce dossier (pesant plusieurs kilos) contenant toutes les pièces d’une affaire où les chefs d’inculpation ne sont pas des moindres (escroquerie et malversation) ? Est-ce normal qu’un dossier judiciaire de cette importance puisse disparaitre avec autant de facilité ?

                                                       (in Liberté RADAR n° 5592 du 19.01.2011)

 

IL VEUT VENDRE SON USINE

      esquimauxIl est directeur général d’une grande entreprise publique. Mais pas que cela : il est également propriétaire d’une usine de fabrication de sucettes glacées (esquimaux). Depuis quelques jours, il cherche un acheteur pour cette usine située sur la côte ouest de la capitale, et les enfants font des allers-venues entre Alger et Dubaï. L’argent de la transaction va-t-il servir à un investissement à l’étranger ?

                                      (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6164 du 25.01.2011)

 

L’EXCEPTION QUI CONFIRME LA RÈGLE

      sonatrach1-150x150Dans une instruction, adressée le 3 novembre 2010 à l’ensemble des responsables des filiales du groupe, la direction des ressources humaines de Sonatrach rappelle que les salariés ayant atteint l’âge de 60 ans devront partir en retraite dès le 1er janvier 2011. L’instruction aurait été appliquée à la lettre par l’ensemble des structures administratives de la compagnie pétrolière nationale. Pourtant, on avance qu’une dame, retraitée depuis plusieurs années déjà, aurait réussi à garder son poste par le simple fait qu’elle soit parente avec un des plus hauts responsables de la Sonatrach.

                                       (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6164 du 25.01.2011)

 

DES VÉHICULES POUR TRANSPORTER LES REPAS

      pch-150x97Alors que le personnel chargé du suivi de la disponibilité des médicaments au sein de la PCH (Pharmacie centrale des hôpitaux) souffre terriblement du manque de véhicules pour mener cette mission, au niveau de la direction générale, ce n’est pas ce qui manque. Certaines personnes, qui n’ont aucune charge de travail, sont transportées. Mieux encore, des véhicules sont mobilisés pour le transport des repas, de la cantine vers le siège de la PCH, alors que la cantine se trouve sur le même site.

                                      (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6171 du 02.02.2011)

 

LE 4X4 DU FELLAH

     4x4-150x101L’un des très hauts responsables de l’Union nationale des paysans algériens (UNPA) roule en 4X4 dernier cri. Le véhicule lui a été remis par l’ex-président de la Chambre d’agriculture, dont il est l’un des proches. La nouvelle équipe en charge de la Chambre d’agriculture, ayant découvert que le véhicule appartenait en réalité à leur structure, a demandé au responsable de l’UNPA de restituer le 4X4. En vain, pour le moment.

                                   (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6174 du 06.02.2011)

 

LE CANARD ENCHAÎNÉ ÉPINGLE RAHMANI

     rahmani-150x134Le ministre de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire, Chérif Rahmani, aime investir dans la pierre, plutôt à Paris qu’à Alger. Plutôt dans les quartiers huppés que dans les maussades banlieues. 85 m2 rue Singer, dans le 16e arrondissement. Un studio de 20 m2, rue Lekain, Sablons. Ces trois appartements sont propriété, révèle le Canard enchaîné, d’une société immobilière, la SCI Fomm, laquelle appartient à l’épouse du ministre Rahmani. Le Canard enchaîné révèle aussi que tous ces biens ont été acquis à la fin des années 1990 par des proches du ministre, y compris son chauffeur, avant que, de cession en cession, ils n’atterrissent dans les mains de l’épouse.

                                              (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6184 du 17.02.2011)

 

RÉVÉLATION DU MINISTRE DÉLÉGUÉ AU DÉVELOPPEMENT LOCAL / 950 000 logements neufs  inoccupés en Algérie ! 

     logements-en-algerie1-150x112C’est un pavé dans la mare que le ministre délégué au Développement local vient de jeter en annonçant, jeudi à Annaba, que 950 000 logements neufs, totalement achevés et réceptionnés, sont toujours inoccupés depuis des années dans différentes wilayas du pays. M. Khelil aurait pu aller au bout de sa vérité en précisant qui sont les propriétaires de ces logements. Mais les Algériens le savent. Ce sont toujours ceux, profitant de leur position dans les rouages du pouvoir, dans l’Administration et leurs proches, pour obtenir des logements, qui contribuent ainsi à entretenir une crise structurelle du logement et une bulle inflationniste du marché de l’immobilier hors de porté de la majorité des Algériens. En fait, ce sont ces personnes qui collectionnent ces logements, avec le calcul de les vendre pour s’assurer une rente et qui rendent nuls les efforts de l’Etat à juguler définitivement la crise du logement en Algérie. Un début de solution passerait par la récupération de ces logements. Encore faut-il que le courage politique existe.

                                                              (in Liberté RADAR n° 5618 du 19.02.2011)

 

ANNULATION À HYDRA

     site-hydra-150x112Les services de l’APC de Hydra viennent d’annuler des décisions d’attribution de locaux entrant dans le cadre de l’opération 100 locaux par commune, indiquent des sources informées. Une décision prise sur injonctions venues de « très haut », afin d’éviter l’éclatement d’un « nouveau scandale », affirment nos sources. Et pour cause : la plupart de ces locaux avaient été attribués à des proches de hauts cadres de l’Etat, dont des fils et des épouses d’actuels membres du gouvernement Ouyahia, précisent nos sources.

                                          (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6186 du 20.02.2011)

 

LE YACHT DU FILS DU SG

     yacht-150x99Le monde des boîtes de nuit huppées d’Alger ne parle que de ce yacht acquis par le fils d’un secrétaire général d’un ministère de souveraineté. Arrimé au port de la Madrague, ce yacht fait l’objet d’une grande curiosité des jeunes branchés d’Alger, qui croient dur comme fer que le rejeton du secrétaire général a acquis (pour combien de millions d’euros ?) cette embarcation juste pour rendre jalouse son ex-amie qui lui a préféré le fils d’une autre « ponte » du régime.

                                        (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6190 du 24.02.2011

 

VENDRE COÛTE-QUE-COÛTE

     zone-industrielle-de-rouiba1-150x140Un membre influent d’un parti de l’Alliance présidentielle tente, ces derniers jours, de revendre son usine située à la zone industrielle de Rouïba pour la somme de 70 milliards de centimes. Personne ne comprend pourquoi ce responsable politique, qui a eu à occuper diverses hautes fonctions, notamment ministre, veut se « débarrasser » de cette infrastructure.

                                        (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6195 du 02.03.2011)

 

LA VILLA DE 30 MILLIARDS

      villa-de-luxe-avec-son-balcon-150x112Un homme d’affaires a construit une superbe villa pour un homme politique appartenant à l’alliance présidentielle. Cette villa, située à Chéraga, n’est pas occupée pour le moment. Pour ses intimes, l’homme politique raconte qu’elle vaut plus de 30 milliards de centimes.

                                       (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6199 du 07.03.2011)

 

L’ÉPOUSE DU HAUT RESPONSABLE

     billet-de-2000da-algerienL’épouse d’un haut responsable de l’Etat vient de bénéficier d’un crédit auprès d’une banque publique, d’un montant de 10 millions de dinars, pour l’acquisition d’un logement individuel, situé à Ouled Fayet (Alger). Jusqu’ici rien d’anormal puisque la fonction même d’une banque est de fournir ce type de prestation financière. Mais, là où ça grince, c’est que la dame en question n’a aucune fiche de paie ni une quelconque rente déclarée.

                                      (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6200 du 08.03.2011)

 

UNE MAGISTRATE TRÉS HÉGÉMONIQUE

     palais-de-justice-2Au moment où les pouvoirs publics redoublent d’efforts pour atténuer la tension sociale essentiellement due à la hogra et autres passe-droits, une magistrate habitant une résidence collective à l’ouest d’Alger tente d’imposer « ses propres lois » à tous ses voisins. Tous ceux qui ont le malheur d’habiter le même immeuble qu’elle ont déjà eu affaire à cette dame de loi. En plus d’avoir squatté les parties communes du bâtiment, en y installant son jardin d’hiver, la magistrate n’a pas hésité à attaquer en justice sa voisine du dessus pour avoir étendu un tapis sur son balcon. Les voisins se demandent déjà jusqu’où ira dans ses harcèlements cette magistrate hors du commun. « Transformera-t-elle la cité en tribunal ? » se demandent-ils.

                                       (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6212 du 22.03.2011)

 

RENVOI D’ASCENSEUR

     blidaAlors qu’il avait fait l’objet de nombreuses pétitions et lettres de dénonciation de citoyens et de travailleurs de son secteur, un responsable de l’Agence de gestion foncière de Tipasa s’est vu propulsé à un poste plus important dans la wilaya de Blida. Une « gratification » que les mauvaises langues imputent à des « coups de pouce » que notre cadre a eu l’amabilité de donner à des gens bien placés pour obtenir des résidences à Cherchell et à Douaouda, entre autres.

                                       (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6219 du 30.03.2011)

 

LE TERRAIN ET LA PLUS-VALUE DU POLITIQUE

     coffre-fort-2C’est un haut responsable d’un parti politique, membre de l’Alliance présidentielle, qui a réalisé une affaire très, très juteuse. En effet, notre bonhomme a acquis un terrain à seulement cent mille dinars (100 000 DA) et l’a revendu pour 10 milliards de centimes. Ce terrain, situé à Constantine, a servi à la construction d’une station-service.

                                       (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6221 du 03.04.2011)

 

ENTRE TAM ET LE MUSÉE DU BARDO

     autre-pancarte-musee-du-bardoFait curieux : une agence domiciliée à Tamanrasset a réussi à remporter l’opération de sous-traitance des spectacles pour « Tlemcen, capitale de la culture islamique ». Le fait curieux n’est pas tant que cette agence soit domiciliée à Tam puisqu’elle possède un bureau à Alger, situé au… musée du Bardo, mais parce que, tout simplement, son registre du commerce date de 2010. Autrement dit, sous quelles références cette agence a pu remporter un contrat aussi juteux ?

                                        (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6223 du 05.04.2011)

 

À 88 ANS ON LUI REFUSE LA NATIONALITÉ

     seau-ministere-de-linterieurÂgé de 88 ans, Mohamed ne sait plus où donner de la tête. L’administration refuse de lui établir un certificat de nationalité. En effet, pour obtenir ce document, on lui a exigé l’extrait d’acte de naissance de son grand-père. Mission impossible ! Son grand-père, lui, dit-on, serait mort en combattant les Français aux côtés de l’émir Abdelkader. Il est donc né présumé en 1866, à l’époque où administration et état civil n’existaient pas. Mohamed a alors présenté l’extrait du registre matrice « tenant lieu d’extrait d’acte de naissance » de son grand-père, un document officiel que l’administration rejette ! Insensé !

                                         (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6223 du 05.04.2011)

 

SOLIDARITÉ AGRICOLE BIEN ORDONNÉE COMMENCE PAR SOI-MÊME

      audi-12-150x99On ne comprend toujours pas, dans le secteur de l’assurance agricole, le mécanisme « subtil » qui fait qu’un précédent ministre du secteur agricole utilise aujourd’hui encore, en avril 2011, un véhicule de la CNMA, automobile de marque allemande prestigieuse, Audi pour ne pas la nommer, et a recours, dans la « foulée », à deux chauffeurs de cette même mutualité agricole. À ce niveau-là de largesses que s’octroie l’actuel ministre de la Solidarité, avec les deniers des agriculteurs, on peut aisément évoquer l’adage : solidarité bien ordonnée commence par soi-même.

                                          (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6230 du 13.04.2011)

 

L’IMMEUBLE À 100 MILLIARDS

     projet-dimmeuble1-103x150Ces derniers temps, des hommes d’affaires et surtout des hommes politiques se ruent sur l’achat de biens immobiliers. Dans les milieux incités algérois on évoque cet « homme politique » qui vient d’acquérir un immeuble à plus de 100 milliards de centimes auprès d’un « homme d’affaires » recherché par la justice algérienne et qui serait actuellement en fuite à Dubaï. Signalons que cet immeuble est situé à El-Biar, pas très loin du stade de cette localité. Enfin, cet homme politique s’est distingué en 2004 et 2009 par un soutien franc et même zélé à la candidature de Bouteflika.

                                         (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6232 du 16 avril 2011)

 

IMPUNITÉ

     commerce-de-luxeCela se passe à Bordj-El-Kiffan où un commerçant nouvellement installé a décidé de se ménager une entrée à la cité 224 logements en démolissant une partie du mur de clôture entourant la cité. Ce à quoi les riverains, par le biais de leur association de quartier, ont décidé de s’opposer en portant plainte devant les services de l’urbanisme de l’APC et les services de sécurité. Démarche qui s’est avérée vaine puisque, affirment les habitants de cette cité, personne n’est intervenu pour arrêter les travaux effectués, selon eux, sans aucune autorisation.

                                       (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6246 du 03.05.2011)

 

PARC DU BOIS-DES-PINS / Affaire de famille

     emeutes-a-hydra-bois-des-pinsLes langues commencent à se délier s’agissant de l’affaire du Bois-des-Pins, ce magnifique espace vert, actuellement livré aux pelleteuses, sous haute surveillance policière, pour le transformer en un vulgaire parc autos. À en croire une moudjahida, présente mardi sur place pour calmer les habitants de la cité d’en face, ce projet de parc appartiendrait à un parent d’un haut ponte du régime. Selon cette même moudjahida, les travaux ont été entamés alors que les autorisations requises et les procédures administratives ne sont pas respectées du tout.

                                                             (in Liberté RADAR n° 5760 du 04.08.2011)

 

LE RÉFÉRÉ, DEUX POIDS DEUX MESURES

     ministere-de-la-justice1-121x150Saisi en référé par les avocats de la cité du Bois-des-Pins depuis quinze jours, pour l’arrêt de l’opération de défrichement de la forêt des Pins, le tribunal administratif de Bir-Mourad-Raïs n’a toujours pas rendu sa réponse. Or, dans d’autres cas, tels que l’illégalité ou non des grèves ou l’organisation de manifestations publiques, la justice, à travers ses multiples juridictions, n’hésite pas à rendre sa décision dans les heures qui suivent le dépôt de plainte en référé.

                                        (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6331 du 10.08.2011)

 

LA BONNE AFFAIRE

     residence-club-des-pins-150x111À  la direction de la communication d’une grande entreprise publique, des enfants de hauts responsables, notamment le fils d’un ministre, ont trouvé une « niche de luxe » pour percevoir un salaire sans pour autant se présenter quotidiennement à cette direction.

                                       (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6379 du 09.10.2011)

 

DES BERLINES POUR LA DIRECTION DE L’UGTA

     berline-alpha-romeoDes cadeaux de fin d’année comme jamais les bougres de travailleurs n’en ont jamais rêvé. Des berlines Chevrolet, une douzaine au total, ont été récemment offertes aux principaux membres de la direction nationale de la centrale syndicale, avons-nous appris de source informée. Merci qui ? Merci au gouvernement envers lequel le syndicat de Sidi Saïd ne cesse de déployer, depuis des années, des trésors de bienveillance et de soutien. Le prix de chaque berline serait, d’après la même source, de 2,5 millions de dinars. Les travailleurs apprécieront !

                              (in El Watan, espace ON VOUS LE DIT, n° 6451 du 08.01.2012)

 

LE WW DU DRAL

     siege-wilaya-dalger1-150x112Nombre de concessionnaires automobiles souffrent depuis des mois de ce qu’ils considèrent comme des agissements peu orthodoxes de la Wilaya d’Alger en matière de délivrance des cartes grises de véhicules immatriculés WW. Ainsi, le DRAL d’Alger serait directement pointé du doigt en raison des soupçons de « relations privilégiées » avec un important représentant de marques allemandes de véhicules.

                                              (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6511 du 15.03.2012)

 

LE DOYEN ET SON FILS

     fac-dalger-150x99Un ex-doyen d’une faculté, n’ayant pu inscrire son fils dans une filière du fait que ses notes au bac étaient insuffisantes, a trouvé la parade : il l’a inscrit à Tunis pour quelques mois et ensuite il lui a accordé une autorisation de transfert vers la Faculté d’Alger.

                                             (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6511 du 15.03.2012)

 

OUZAKOU ET CHENOUA (TIPASA) / Le détournement de terrains forestiers continue

     chenoua-a-tipasaDes villas somptueuses, construites à coups de milliards, sont érigées illicitement en pleine forêt vierge à Ouzakou et Chenoua et se négocient à des milliards au vu et au su de tous. Le procédé serait simple : des personnes occultes brûlent des parcelles de forêt durant la nuit, détruisant toute végétation et, sans perdre de temps, des mains expertes interviennent pour entamer les travaux de construction en toute discrétion et sans permis de construction, tout cela au grand dam de la direction des forêts. Mais la question que se pose le commun des citoyens à Tipasa reste : comment ces gros bonnets agissent sans être inquiétés par les autorités locales ? Aux dernières nouvelles, ces charognards profitent de la nouvelle loi 08/45 de l’urbanisme, portant régularisation des constructions illicites, pour rendre ces constructions conformes à la législation en vigueur.

                                                           (in Liberté RADAR n° 6040 du 03.07.2012)

 

CONVOITISES !

     ruines-romaines-150x99Une assiette de terrain d’un hectare, abritant des ruines romaines classées patrimoine national, fait, depuis quelques jours, l’objet de grandes convoitises au niveau de la commune d’El-Marsa, à l’est d’Alger. En effet, des engins en ont, jeudi dernier, entamé le terrassement d’une bonne partie, pour un projet qui demeure ignoré. À signaler qu’un plan de sauvegarde et de mise en valeur des vestiges archéologiques de la commune d’El-Marsa vient pourtant d’être adopté par l’APW d’Alger.

                                (in Le Soir d’Algérie PERISCOOP n° 6610 du 10.07.2012)

 

ELLE A BLOQUÉ LA CIRCULATION DURANT PRÉS D’UNE HEURE / L’épouse d’un magistrat fait la loi à Ben-Aknoun

     embouteillage-sur-lautoroute-a-algerLe geste qu’a commis la femme d’un magistrat aurait pu passer sous silence si elle n’avait pas décliné la haute fonction de son époux. En effet, la jeune dame avait bloqué hier matin, la circulation pendant prés d’une heure, au carrefour de l’ITFC à Ben-Aknoun provoquant ainsi un embouteillage montre et ce à l’heure de grande affluence. Au fait, elle ne voulait pas reculer pour céder le passage devant un bus de l’Etusa, malgré les réclamations de dizaines voire de centaines de citoyens bloqués dans et autour du carrefour. Même les policiers présents sur les lieux ainsi que les motards de l’escadron routier n’ont rien pu faire devant l’intransigeance de la jeune dame qui a menacé ses interlocuteurs de représailles de la part de son époux qui serait juge. « Je ne peux pas risquer ma place, son mari doit être quelqu’un d’important, donc, désolé, je quitte les lieux », a indiqué un policier chargé de réguler la circulation. No comment.

                                                             (in Liberté RADAR n° 6266 du 28.03.2013)

 

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1 avril, 2013 à 3:48 | Commentaires (2) | Permalien


CES MÉGALOMANES DU CAMP ISLAMO-CONSERVATEUR ALGÉRIEN / Mais de quelles constantes se prévalent ces énergumènes ?

CES MÉGALOMANES DU CAMP ISLAMO-CONSERVATEUR ALGÉRIEN / Mais de quelles constantes se prévalent ces énergumènes ? dans POLITIQUE belkhadem-31-150x125Nous assistons depuis belle lurette, médusés, à une sorte de chantage, subterfuge dont use le camp islamo-conservateur à chaque fois que le pays tente timidement de prendre l’envol sur la trajectoire du progrès. Le spectacle quasi-régulier auquel nous invitent ces intégristes consiste en une levée soudaine de boucliers à travers laquelle ils déclarent qu’il y a trahison et que, conséquemment à cela, ils brandissent l’étendard des constantes nationales, une manière astucieuse qu’ils mettent en branle dans l’objectif de faire échec au projet ne collant certes pas avec leur conservatisme aveugle.

aboudjerra-soltani1-150x150 Intégrisme et voeu de domination /// dans POLITIQUEA la veille de la révision de la Constitution, opération prévue pour avoir lieu dans le courant de cette année 2013, des tractations en coulisse ont d’ores et déjà démarré dans le camp des conservateurs de tout bord, groupe formé notamment des islamistes, des FLNistes et des RNDistes et, selon des indiscrétions, ces intégristes avérés se réfèrent dès à présent aux constantes nationales et se mettent sur le qui-vive pour que, le moment propice, certes leur alliance avec le pouvoir aidant, ils influent sur le collectif des juristes et autres satellites du sérail appelés à préparer la nouvelle mouture de la loi fondamentale du pays.

Mais, de grâce, de quelles constantes se prévalent-ils ? De celles concoctées par le parti unique ? Amnésiques qu’ils sont ! Le parti unique est mort le 5 Octobre de l’année 1988 et à partir de là il y a eu avènement du multipartisme et, cela va de soi, de l’ère démocratique (même si cela n’est réellement que démocratie de façade ou mieux encore démocratie responsable comme préfèrent l’appeler les tenants de la pensée unique). Les pseudo-constantes, auxquelles ils font à chaque fois allusion, ont elles aussi péri le même jour où leur géniteur a rendu l’âme. Qu’ils les laissent reposer en paix par conséquent ! Et qu’ils se mettent bien dans la tête qu’au lendemain du 5 Octobre 1988 la page du parti unique, donc de tout ce qui a été initié en son nom ou de son temps, est définitivement tournée et c’est une autre qui s’est ouverte pour le peuple algérien.

Mais, par ce fait que nous abordons le thème des constantes nationales, saisissons cette opportunité pour éclaircir justement certaines choses qui, en principe, devraient y être liées : les langue et culture amazighes feraient-elles partie desdites constantes que clament à tout bout de champ ces énergumènes ?

Non ! Pas du tout ! Tout ce  qui touche à l’amazighité est bien au contraire pour eux l’ennemi numéro un et donc, incontestablement, une cible à abattre coûte-que-coûte et le plus tôt possible pour anéantir ce qu’ils considèrent comme virus (alors que véritablement ce sont eux les virus et, partant de là, les incontestables et éternels butoirs de l’ensemble des mécanismes en Algérie) avant qu’il ne s’y installe une bonne fois pour toutes !

amazigh1-150x150Nous allons justement nous attarder quelque peu là-dessus pour bien exposer leur magouille et mettre à nu leur politique du deux poids et deux mesures. Au lendemain de l’indépendance, ils n’ont pas hésité un seul instant à décréter l’arabe langue nationale avant de procéder à son officialisation un peu plus tard et ce sans pour autant y être passé par un quelconque avis du peuple comme ils l’exigeaient il n’y a pas si longtemps de cela pour ce qui touche à l’amazighité, ce trésor ancestral de l’Afrique du Nord tout entière dont l’Algérie est certes partie prenante ; ils n’hésitaient par conséquent pas à faire pression sur le premier magistrat du pays pour exiger de lui un référendum afin que ce patrimoine plusieurs fois millénaire, lequel est légué de nos aïeux, soit récupéré du rebut dans lequel il a été sciemment mis par ses éternels détracteurs depuis la nuit des temps.

belkhadem-discourant-150x134A propos de l’arabe, pour bien mettre en exergue ici la différence avec laquelle il a été traité par rapport à tamazight, dans ce deux poids et deux mesures évoqué plus haut, tous les moyens de l’Etat ont été mis en œuvre pour lui assurer la vulgarisation et le développement ! Après les mille et un avantages consentis à cette langue qu’ils ont portée à bras-le-corps, l’APN-FLN, présidée par Abdelaziz Belkhadem, a, à la veille de sa dissolution en 1991 par le défunt président Chadli, voté à la sauvette la loi portant généralisation de son utilisation. Une loi qui se verra gelée peu après par feu le président Boudiaf pour que celle-ci  soit de nouveau remise sur le tapis par Ahmed Ouyahia, alors chef du gouvernement durant l’ère Zeroual.

Quant à tamazight et, comme on dit, nul ne peut cacher le soleil avec un tamis, ces spécialistes de belkhadem-inquietla magouille ont fait de sorte qu’elle demeure perpétuellement au stade dialectal, donc constamment en retard par rapport à l’arabe, afin qu’ils puissent s’offrir cette occasion inouïe de la minorer à tout moment.

Pendant que, sous d’autres cieux, là où on veut évoluer et précisément là où l’évolution bat son plein, certains projettent, à l’aide de moyens sophistiqués, comment conquérir de nouvelles planètes, nos éminents magouilleurs, dans ce pays de l’Afrique du Nord, précisément en Algérie, eux, sont occupés à plein temps et donc sans répit aucun, à poursuivre leurs calculs démoniaques sur des damiers en… carton.

A bon entendeur, salut !

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24 mars, 2013 à 14:32 | Commentaires (0) | Permalien


PARALLÈLE ENTRE L’ALGÉRIE D’AVANT L’INDÉPENDANCE ET CELLE POST-INDÉPENDANCE / Pas de différence si ce n’est pire encore aprés 1962

PARALLÈLE ENTRE L'ALGÉRIE D'AVANT L'INDÉPENDANCE ET CELLE POST-INDÉPENDANCE / Pas de différence si ce n'est pire encore aprés 1962 dans POLITIQUE debarquement-francais-en-algerie-21-150x99De colonisateur à un autre, cette Algérie qui est la nôtre et que nous chérissons fort, cette terre adorée qui nous a vus naître et sur laquelle nous vivons, n’a jamais connu de répit depuis la nuit des temps. Donc, d’occupant à un autre, le dernier en date fut la France, succédant aux Ottomans, laquelle fit irruption sur le sol algérien le 5 juillet 1830, à Sidi-Ferruch, pour ne quitter définitivement ce territoire que de façon progressive à partir du deuxième semestre de l’année 1962.

benyoucef-benkhedda-102x150 Tyrannie et oppression de part et d'autre /// dans POLITIQUELe Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA), en place jusqu’au 5 juillet 1962, fut destitué par le clan d’Oujda, dit « Groupe de Tlemcen« , qui prit le pouvoir par la force et ce en dépit du million et demi de martyrs tombés pour que l’Algérie recouvre son indépendance nationale et que son peuple vive en régime démocratique avec, certes, souveraineté absolue et alternance au pouvoir.

Le FLN (Front de libération nationale), pour ce qui le concerne, né à la veille de la lutte armée, fut l’organisation unificatrice de tous les mouvements nationalistes algériens qui existaient et activaient certes dans la clandestinité. Le FLN fut donc mis sur pied à titre transitoire avec pour seul et unique objectif de réunir les forces vives de la nation afin de libérer le pays du joug colonial. Mais, malheureusement, cette formation rassembleuse, sans conteste à l’origine de l’indépendance du pays, ne sut pas du tout se réserver une place honorable au musée de l’Histoire après sa mission accomplie pour, d’une part, se prémunir contre toute souillure et donc, par là, préserver toute la splendeur qu’elle s’est faite plusieurs années durant et jouir ainsi de la reconnaissance et du respect que chaque Algérien lui doit mais, d’autre part et plus particulièrement, permettre aux formations mises en veilleuse jusque-là, d’être réhabilitées et de reprendre du service. Faisant carrément fi de cet aspect de taille de même que du compromis, le pouvoir en place au lendemain de l’indépendance usa du sigle « FLN » pour en faire un parti politique « unique » afin que toutes les formations nationalistes, antérieures à celle rassembleuse, se voient interdites d’activités. C’est là incontestablement de la trahison et, hélas,  c’est dans cette atmosphère d’arbitraire et de reniement que démarra la période post-indépendance  :  fait n’augurant certes de rien de bon pour l’avenir !

belkhadem-22-150x120Les évènements d’Octobre 1988, certes sanglants et douloureux, lesquels sont gravés à jamais dans la mémoire des Algériens, assoiffés de démocratie et de progrès, évènements sans conteste à l’origine du multipartisme, firent du FLN, jusque-là parti unique, une formation à caractère politique, placée sur un même pied d’égalité que toutes celles nées avec l’avènement de la première constitution d’après Octobre 1988 et notamment la loi ad hoc qui en découla. Et le FLN est toujours sur la scène politique au jour d’aujourd’hui mais, chose que, à l’exception de certains (qui se sent morveux se mouche), nul autre ne pourra nier, faisant face aux moult errements et dérapages qu’il a introduits à son actif depuis l’indépendance, donc depuis un demi-siècle, taches indélébiles, portant certes atteinte au prestige de ce sigle qui, entre 1954 et 1962, fut bien cher pour l’ensemble du peuple algérien, qui le porta assurément dans son cœur car faisant, d’une part, son patrimoine et, de l’autre, son seul et unique espoir de (re)découvrir cette liberté dont il fut privé depuis la nuit des temps.

Après cette rétrospective, même si brève mais fournissant quand même une certaine somme d’informations en faveur des non avertis, mettons en exergue, à présent, ce fait que le peuple algérien fut de tout temps méprisé dans l’Algérie indépendante pour éviter de nous engouffrer dans mille et un détails, disons seulement que cette exclusion permanente du citoyen lambda donna lieu, sans conteste, à sa démoralisation… Ce qui accula souvent celui-ci à sortir dans la rue, braver le danger, pour crier haut et fort son mécontentement et son ras-le-bol face à une situation désastreuse et, cela va de soi, que nul n’est à même de supporter. Mais, hélais, sans parvenir à faire entendre sa voix avec cette répression féroce, omniprésente et toujours prête à étouffer l’expression citoyenne donc, par là, certes, la contestation populaire par rapport à la manière inappropriée avec laquelle les pouvoirs ayant trôné l’un après l’autre depuis l’indépendance ont et continuent encore hélas d’assurer la gestion du pays.

Un tel état d’amertume engendra (il fallait bien s’attendre à de telles conséquences puisque, et nul ne peut nier ce fait indéniable, une cocotte fermée hermétiquement, mise sur le feu, finit par exploser à force d’accumuler de la pression) l’usage de psychotropes dans un premier temps par ces prostrés avant l’apparition de deux phénomènes nouveaux :

■ d’abord le suicide, au sens propre du terme, où on met un terme à ses jours par pendaison, le plus souvent, ou tout autre moyen efficace permettant certes d’atteindre l’objectif qu’on s’est assigné.

64_dilem_121212122626-harga-281x300■ Après le premier phénomène cité, ce fut au tour d’un deuxième de naitre, donc de venir s’y greffer comme si le précédent ne suffisait guère : ce nouveau cas qui n’est autre que la « harga » et qui consiste à quitter le territoire national clandestinement, sortie s’effectuant par voie maritime, sur embarcation… légère, quelque chose de susceptible d’être interprété comme miser sa vie au poker puisque rares sont ceux qui réussissent une telle traversée aventureuse et bien riche en péripéties. Et là, il est évident que c’est un défi à soi-même, avec risques et périls qu’on met à son actif, certes une manière de fuir coûte-que-coûte le climat délétère et suffocant dans lequel on mène sa vie (chômage, crise du logement, misère, libertés individuelles et collectives bafouées…) donc souffrant sans cesse et, le bouquet, astreint au silence par la matraque ou tout autre moyen répressif plus dur encore.

Pour revenir à ce fait de quitter le territoire national clandestinement, alors ou bien c’est le succès qui intervient, ce qui n’est malheureusement pas toujours le cas mais si, par miracle, ceci se produisait, on se retrouve inévitablement sans papiers sous d’autres cieux et on n’a pas d’autre choix que celui de vivre dans la clandestinité en nourrissant l’espoir de sortir un jour de l’impasse dans laquelle on s’est introduit, ou, dans le deuxième cas, c’est l’échec en mer et donc la noyade qui s’ensuit ou, enfin, dans le troisième et dernier cas, le plus courant d’ailleurs, on est repéré par les garde-côtes et ramenés manu militari sur la berge où, par la suite, le procureur de la République ordonne la mise en taule, donc jeté derrière les grilles pour souffrir encore davantage voire crever avant même d’être jugé, ceci au lieu d’être écouté attentivement par qui de droit et, à tout le moins, soulagé si mieux ne pourrait se traduire que par trop demander.

Prenant exemple sur Bouazizi, ce citoyen tunisien de 28 ans, de la ville de Sidi Bouzid, qui, au début de l’année 2011, fut poussé au suicide et le pauvre s’immola par le feu après avoir été la énième victime de cette loi du talion régnant dans son pays, cela a vite fait tache d’huile chez nous en Algérie.

Et, avec cette panoplie de cas sociaux, très graves pourtant, les gens du sérail osent ouvrir la bouche et clamer à tout bout de champ que tout roule comme sur des roulettes en Algérie et que le pays se porte à merveille… Oh ! Pardon ! A moins que la nomenklatura fasse allusion à cette autre Algérie, la sienne, se situant dans le périmètre du Club des Pins.

assemblee-nationaleAjoutons, en guise de mot de la fin, que Djamal Ould-Abbas, ministre de la Solidarité nationale et chargé de la communauté nationale établie à l’étranger, s’adressant aux diplômés algériens installés outre-mer, a dit ceci : « Les portes de l’Algérie vous sont grandes ouvertes ! » (in Liberté n° 4967 du 11 janvier 2009).

En toute âme et conscience, qui oserait donc retourner dans un pays où on affame le peuple et ce pendant qu’on ne se gêne aucunement de gaspiller l’argent du contribuable (salaire dérisoires pour cette minorité chanceuse d’avoir un poste de travail au moment où les parlementaires ont vu leur rétribution élevée à 300.000 dinars par mois en 2008, prix des produits de première nécessité connaissant des hausses régulières et injustifiées, paupérisation, multiplication des sans abri…) et, le hic, on muselle le citoyen afin qu’on le prive même de ce besoin naturel de crier sa douleur.

A bon entendeur, salut !

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24 mars, 2013 à 0:36 | Commentaires (1  263) | Permalien


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