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L’AMAZIGHITÉ EN ALGÉRIE / Un regard sur les coups bas du clan arabo-islamiste

L'AMAZIGHITÉ EN ALGÉRIE / Un regard sur les coups bas du clan arabo-islamiste dans ACTUALITÉ drapeau-amazigh-8Après la grève du cartable, quasiment tout au long de l’année scolaire 1994-95 et l’avènement du HCA (Haut Commissariat à l’amazighité), les arabo-islamistes qui, jusque-là, avaient le champ libre pour discourir et répandre leur idéologie tout en occultant l’amazighité qui, pourtant, représente la véritable identité de l’Algérie, se sont retrouvés handicapés avec le décret présidentiel de Liamine Zeroual, tombant tel un couperet et chamboulant ainsi et subitement leur vision des choses.

De là, ils ont trouvé un autre cheval de bataille par ce fait qu’ils ne pouvaient plus dire que tamazight n’est pas une composante de l’identité algérienne. Ils avaient composé alors une nouvelle chanson, celle par laquelle ils conditionnaient l’écriture de cette langue en caractères « arabes ».

djabellah-soltani-et-belkhadem Tamazight dans ACTUALITÉNouvelle donne politique oblige et nouveau discours est impératif ! C’est alors que les Nahnah, Djebellah, Belkhadem et consorts se sont attelés à une nouvelle campagne avec nouveau slogan pour saborder tamazight une fois de plus en jouant sur cette question de graphie et ce pendant que des gens habilités à se prononcer sur la question, des spécialistes de la linguistique amazighe, ont vivement recommandé les caractères « latins ».

Et Abou Bakr Benbouzid, cet homme qui a séjourné plus de deux décennies à la tête du département de l’Éducation, a joué volontiers le jeu, lui qui est du RND et par conséquent fac-similé du FLN, en rendant non seulement tamazight facultative mais aussi et surtout en autorisant trois graphies (tifinagh, arabe et latin) à travers les seize wilayas retenues pour être régions pilotes. Plus que cela, en dix-huit benbouzid1longues années d’enseignement de tamazight, celle-ci demeure toujours au stade d’essai en laboratoire. Pire encore, sur les seize wilayas retenues pour l’essai, seulement sept demeurent à la fin de l’année scolaire 2012-13 et la grande majorité concentrée en Kabylie, notamment Bejaïa et Tizi-Ouzou. Ce qui dénote aisément que la volonté politique pour l’enseignement de cette langue n’existe point !

 

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18 octobre, 2013 à 15:01 | Commentaires (1) | Permalien


ALGÉRIE / Le motif de cette conversion massive et progressive au… christianisme

ALGÉRIE / Le motif de cette conversion massive et progressive au... christianisme dans ACTUALITÉ colombeDans l’Algérie d’avant l’indépendance, les us étaient respectés, d’un côté et, de l’autre, il y avait un Islam de tolérance parce que c’était le vrai étant donné que la foi primait sur toute autre considération. Ce n’était guère un Islam où on montrait à tous les coins de rue qu’on est musulman. Et puis c’était quelque peu la laïcité qui régnait à l’époque : qui était croyant et pratiquant l’était pour sa seule et unique personne et donc sans se faire de la publicité avec ce kamis et cette barbe sauvage pour les hommes ainsi que ce voile ou ce niqab pour les femmes.

Les mosquées, à l’époque, se comptaient sur les doigts d’une seule main et nul ne savait qui était pratiquant et qui ne l’était pas. L’Islam n’était pas utilisé à des fins politiques.

À l’indépendance, le clan d’Oujda, ayant destitué le GPRA pour accaparer les rênes de l’État a, dès sa prise de pouvoir, clamé sur tous les toits que l’Algérie était « arabo-islamique ». Mais d’où a-t-il pu sortir cela ? Tombé subitement du ciel ? Sur quelle(s) base(s) s’est-il donc appuyé pour pondre cet œuf gros comme lui ? En tout cas, lorsque la force prime sur le dialogue et la concertation, c’est toujours l’anarchie et le mécontentement qui règnent et les résultats sont là ! Nous payons les conséquences des erreurs répétées du clan d’Oujda !

integrisme-et-violence Conversion au chirstianisme dans ACTUALITÉJetons un coup d’œil sur l’école et l’université ! Quasiment aucun savoir ! Nous n’avons que des militants et des charlatans pour la plupart ! Des garçons avec barbe et kamis et des filles avec voile ou niqab. En lieu et place des amphis, on ouvre des salles de prière aux étudiants et on leur permet la création d’associations pour leur permettre de ratisser large et ainsi de bien asseoir leur arabo-islamisme.

L’État s’est tellement rapproché de l’Islam pour ne pas dire carrément collé à lui (la Constitution est là pour le prouver), ce qui ne devait nullement exister, à telle belkhadem-21enseigne qu’il a fait de la religion musulmane une surmédiatisation où, au lieu que les membres du gouvernement et autres fonctionnaires, à tous les niveaux de la hiérarchie, s’inspirent des lois de la République, ils se référent au Coran. Le bouquet, dans tout cela, c’est Belkhadem, cet arabo-islamiste avéré, nommé chef du gouvernement sans pour autant mériter ce poste, lui qui n’a aucun bagage aussi bien sur le plan politique qu’intellectuel, est allé jusqu’à dire que le Coran est la Constitution du peuple algérien ! Inimaginable de la part d’un haut cadre de l’État ! Il compare le Coran, qui est un texte sacré, donc figé, à la Constitution qui n’est qu’un texte de loi, élaboré par des humains et qui est, par ce fait, amendable.

L’État a tellement pris l’Islam à bras-le-corps que le pays n’a connu que régression en lieu et place de développement. La harag-23preuve, cinquante-et-un ans après l’indépendance, l’Algérie n’a de ressources que celles provenant du pétrole et du gaz ! Côté productif ? Quasiment rien ! Même les quelques unités qui existaient ont été privatisées pour les unes et dissoutes pour les autres, par Ouyahia. On est arrivé au point où, hormis les tas d’immondices que l’on trouve à tous les endroits du territoire national,  l’Algérie n’est même pas capable de procurer un logement et un poste de travail à ses enfants.

Les gens en ont tellement marre de la situation en est arrivé le pays à telle enseigne qu’ils se droguent ou se suicident pour les uns pendant que d’autres prennent le grand large sur des embarcations légères, préférant être déchiquetés et dévorés par des requins plutôt que de continuer à supporter encore davantage la vie qu’ils mènent dans leur pays, pourtant éminemment cher pour eux.

christianisme1D’autres encore se convertissent au christianisme et, sur ce plan, ça progresse tout en sachant que le phénomène ne se limite pas à la seule Kabylie mais qu’il touche beaucoup d’autres régions d’Algérie. Quelles raisons poussent les gens à se christianiser ? L’arabisation forcée et le déni de l’amazighité, d’une part, mais aussi cette islamisation à outrance pour montrer sans doute au monde que le peuple algérien est plus musulman que les musulmans de la planète.

Alors chapeau à tous ceux qui sont derrière tant de dégâts en raison de leur gestion… catastrophique ! Des incompétents pour gouverner un pays aussi beau et aussi riche !

Comme le dit si bien un proverbe du terroir : du blé pour des dents à maudire. Un dicton à méditer.

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14 octobre, 2013 à 19:52 | Commentaires (10) | Permalien


ALGÉRIE / Quand le régime de Bouteflika arrête et incarcère des blogueurs pour les… intimider

ALGÉRIE / Quand le régime de Bouteflika arrête et incarcère des blogueurs pour les... intimider dans ACTUALITÉ palais-del-mouradia-1En juillet 2012, c’était Saber Saïdi, 33 ans et en octobre 2013, c’est Abdelghani Aloui, 25 ans, que le régime de Bouteflika a arrêtés et incarcérés pour leurs publications sur la toile, plus précisément le réseau social Facebook.

S’agissant du cas le plus récent, donc Abdelghani Aloui, qu’a-t-il fait donc de si grave pour mériter un tel châtiment ? A-t-il dilapidé le Trésor public ? A-t-il commis un crime ? Est-il coupable de corruption comme c’est le cas pour Chakib Khelil et consorts ?… Non ! Rien de tout cela ! Il n’a fait, en tout et pour tout, que publier une caricature avec un écriteau portant : « Bouteflika dégage » !

En fait, quand nos dirigeants se considèrent supérieurs aux autres Algériens et qu’ils pondent par conséquent des lois pour se protéger des critiques liées à leur gestion, qu’ont-ils donc de si particulier par rapport aux autres ?

Puisque la caricature, objet de l’incarcération du jeune Abdelghani Aloui, porte sur Abdelaziz Bouteflika, parlons-en ! Cet boutef-vieux-et-use-par-la-maladie incarcération de blogueurs dans ACTUALITÉhomme (re)venu au pouvoir en avril 1999, est-il un humain comme tous les Algériens et tous ceux qui vivent sur la planète Terre ? Est-il demeuré, lui aussi, neuf mois dans l’utérus de sa mère avant qu’il ne connaisse la lumière du jour et l’air que respirent les humains ? A-t-il un tube digestif et va-t-il aux WC comme tout le monde pour se débarrasser de ses excréments ? Va-t-il également aux WC pour uriner à chaque fois qu’il sent que sa vessie est pleine ? Est-il exempt des maladies et est-il immortel parce que, tout simplement, il est président de la République ? Est-il le messie ? A-t-il le droit pour une présidence à vie contrairement aux autres Algériens ?… Alors en quoi diffère-t-il de tous pour avoir ce complexe de supériorité et se permettre par conséquent de jeter des gens derrière les barreaux parce qu’ils l’ont critiqué et ce non pas en tant que citoyen algérien mais par rapport à sa gestion des affaires publiques ?

Rappelons qu’avec l’avènement d’Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême, en avril 1999, et avec ses trois mandats code-penal-3consécutifs, beaucoup pour ne pas dire la grande majorité des libertés arrachées au prix de moult sacrifices ont été rétrécies pour ne pas dire carrément anéanties. Le code pénal a été amendé durant son règne et ce pour qu’il se donne la possibilité de frapper et bien fort ! Mais, frapper qui réellement ? Le citoyen lambda… Tout un chacun sait pourtant, le peuple n’est pas dupe, qu’au sommet de l’échelle, c’est la liberté absolue et certes dans l’impunité sinon comment expliquer le cas Sonatrach, Khalifa, autoroute est-ouest et moult autres affaires semblables.

En somme, des lois-alibis pour se faire un bouclier. Alors assez de ces intimidations et de ces incarcérations arbitraires du citoyen lambda ! Le peuple en a vraiment par-dessus la tête !

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14 octobre, 2013 à 1:55 | Commentaires (242) | Permalien


REMANIEMENT MINISTÉRIEL EN ALGÉRIE / Un non évènement ! Les mêmes, qui ne font que se succéder

REMANIEMENT MINISTÉRIEL EN ALGÉRIE / Un non évènement ! Les mêmes, qui ne font que se succéder  dans ACTUALITÉ boutef-en-robe-de-chambre-2En prévision de la prochaine élection présidentielle, en avril 2014, la président le la République, Abdelaziz Bouteflika, a procédé récemment à un remaniement ministériel.Une opération qui, il fallait bien s’y attendre, a vu l’ex-candidat du « consensus » placer ses pions de telle manière que tout réponde à son vœu le plus cher : celui d’avoir ses hommes de confiance de part et d’autre afin de s’assurer que tout fonctionnera selon ses prévisions.

abdelmalek-sellal-3 remaniement ministériel dans ACTUALITÉOn retrouve donc Abdelmalek Sellal, cet ex-directeur de campagne à répétition au profit du candidat Bouteflika, qui garde son poste de Premier ministre.

Gaïd Salah qui, malgré le poids de son âge, est non seulement reconduit comme chef d’état-major de l’ANP mais se voit investi de cette charge de vice-ministre de la Défense nationale.

Tayeb Belaïz,cet autre homme de confiance de Bouteflika, qui était président du Conseil constitutionnel et qui a sauvé in-extremis son parrain de l’application de l’article 88 de la Constitution, prend la place de Daho Ould Kablia pour se voir ainsi ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales.

palais-du-gouvernement-42Amara Benyounes, cet ex-compagnon de Saïd Sadi devenu le chouchou de Bouteflika, qui quitte le département de l’Environnement pour prendre la tête du ministère du Développement industriel et de la Promotion de l’Investissement.

L’autre ex-militante dans le même parti RCD, qui garde le portefeuille de la Culture pour qu’elle poursuive sans doute la mission importante aussi bien pour elle que pour son parrain, celle de faire la promotion de la « culture arabo-islamique » et donc de tout arabiser et de tout islamiser avant la prochaine présidentielle afin de bloquer ainsi toutes les issues à cette promotion de l’amazighité qu’elle défendait pourtant bec et ongles dans les années 1990.

Par ailleurs, quatre walis se voient promus et font ainsi leur entrée au gouvernement. Il s’agit ici de : Abdelmalek Boudiaf, ex-wali d’Oran, qui remplace Abdelaziz Ziari à la tête du ministère de la Santé, de la Population et la Réforme hospitalière ; son homologue de Constantine, Noureddine Bedoui, qui devient ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnel, succédant ainsi à Mohamed Mebarki qui, lui, prend la place de Rachid Harraoubia au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; le désormais ex-wali d’Annaba, Mohamed El-Ghazi, se retrouve ministre auprès du Premier-ministre, avec pour charge la Réforme du service public ; l’ex-wali de remaniement-minsteriel-automne-20131Tlemcen, Abdelwahab Nouri, remplace Rachid Benaïssa à la tête du ministère de l’Agriculture et du Développement rural.

Voilà, dans l’ensemble, ce qu’il y a à retenir de ce nouveau gouvernement qui, à vrai dire, n’apporte rien de nouveau puisque ce sont les mêmes têtes, des gens du clan d’Oujda, qui ne font que se succéder à tour de rôle afin qu’il y ait, de temps à autre, un semblant de changement.

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9 octobre, 2013 à 13:26 | Commentaires (0) | Permalien


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