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21ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MOHAMED BOUDIAF / Le 29 juin 2013 symbolise le deuxième assassinat de Si Tayeb El-Watani

21ème ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE MOHAMED BOUDIAF / Le 29 juin 2013 symbolise le deuxième assassinat de Si Tayeb El-Watani dans POLITIQUE police-algerienne-8En cette année 2013 et à l’occasion de la célébration du 21ème anniversaire de l’assassinat de Mohamed Boudiaf, c’est tout une armada policière que le pouvoir algérien, incarné par Bouteflika, a déployée très tôt le matin pour prendre d’assaut le site (aussi bien intra qu’extra-muros) du cimetière d’El Alia, dans la capitale, à l’effet d’empêcher des organisations non gouvernementales et des anciens gardes communaux, qui ont pris activement part à la lutte anti-terroriste durant la décennie noire, de se recueillir sur la tombe de celui qui fut l’artisan du 1er Novembre 1954 et quatrième président de l’Algérie indépendante.

Avec Abdelaziz Bouteflika, depuis son accession au pouvoir en avril 1999, on aura tout vu. Il a balancé au rebut tous les acquis démocratiques et réhabilité l’islamisme par le truchement de sa charte portant réconciliation nationale. Il a gaspillé à outrance l’argent du peuple avec, pour dernier projet en date, cette grande mosquée qu’il veut édifier pour caresser les islamistes (dont son poulain Belkhadem) dans le sens du poil. En 2008, avec ce même Belkhadem (cet ancien inconnu, ex-enseignant dans une minuscule école de l’ouest du pays), il a tripatouillé la Constitution pour sauter le verrou de la limitation des mandats afin de se donner le trône à vie… En somme et en presque quinze années consécutives de règne, le peuple algérien a tout vu avec lui : grèves intermittentes dans tous les secteurs d’activité pour des motifs liés aux salaires ne répondant pas au besoin de l’heure et ce pendant que parlementaires (pour qu’ils lèvent bien la main lors des votes des projets de lois soumis par le gouvernement) et anciens terroristes islamistes (en guise de récompense pour les nombreux crimes qu’ils ont commis et le retard considérable qu’ils ont causé au développement du pays) sont gavés de dizaines de millions de centimes… Ajoutons à tout cela, à titre de rappel, que lorsque hassan-hattab1 énième dérapage du pouvoir dans POLITIQUEle successeur de Liamine Zeroual eut à parler de la lettre que lui a adressée Hassan Hattab, cet ancien chef terroriste et sanguinaire, il a hautement honoré celui-ci en faisant précéder son nom tristement célèbre de Monsieur et, comme a eu à le prononcer l’ex-ministre des Affaires étrangères sous Boumediene, c’est comme ci-après : « Monsieur Hattab ».

Pour revenir à Mohamed Boudiaf, cet homme valeureux qui, au lendemain de l’indépendance se vit contraint à l’exil pour ne retourner dans son pays natal qu’en janvier 1992, quasiment trois décennies plus tard, où il a répondu à l’appel de la patrie, comme il l’a déjà fait avant 1962, pour qu’il soit cette fois à la tête d’un Haut Comité d’Etat et qu’il prenne ainsi en main les affaires du pays durant une période de transition. Pour rappel, après six mois à la tête du HCE, l’ancien membre du Groupe des six fut assassiné en pleine salle de spectacles à la maison de la culture d’Annaba, un certain 29 juin de l’année 1992, au moment où il discourait et était face aux représentants boudiaf-et-ce-quil-a-dit1du peuple et pas aux apparatchiks comme c’est de coutume depuis l’indépendance. En l’espace de six mois seulement au pouvoir, Mohamed Boudiaf s’est fait une popularité inimaginable et ce pour la simple raison qu’il parlait le langage du peuple et avait constamment l’oreille attentive aux préoccupations des citoyens. Mais, ceux-là mêmes qui ont dilapidé les richesses du pays et qui continuent de le faire encore lui ont tendu un piège et l’ont eu parce que lui naïf et faisait entièrement confiance à ses collaborateurs. Seulement ils ne l’ont pas affronté de face parce qu’ils n’avaient pas le courage de le faire ; ils lui ont tiré dans le dos par traîtrise et ont vidé tout un chargeur de kalachnikov dans ce corps frêle de Si Tayeb El Watani.

Comme on dit, l’histoire ne pardonne jamais. En ce 29 juin 2013 ce sont des centaines de personnes qui se sont déplacées des quatre coins du pays pour se recueillir sur la tombe de Mohamed Boudiaf. Et, qui vivra verra bel et bien ce qui en sera pour ceux qui l’ont liquidé ou sont complices de son assassinat quand ils le rejoindront dans l’autre monde.

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30 juin, 2013 à 20:37 | Commentaires (0) | Permalien


RETOUR SUR LES ÉVÈNEMENTS DE 2011 EN ALGÉRIE / Soulèvement populaire que le pouvoir justifie par… la hausse des prix du sucre et de l’huile

Après le 5 Octobre 1988, voilà le 5 Janvier 2011 ! Mais pourquoi donc ce chiffre « 5 » revient-il encore vingt-trois ans RETOUR SUR LES ÉVÈNEMENTS DE 2011 EN ALGÉRIE / Soulèvement populaire que le pouvoir justifie par... la hausse des prix du sucre et de l'huile dans ÉVOCATION emeutes-de-janvier-2011-bplus tard ? Serait-ce le fait du hasard ? Coïncidence pure et simple ?

Est-ce que le pouvoir a tiré les leçons de l’insurrection d’Octobre 1988 ? Assurément non étant donné que les mêmes ingrédients qui ont mis le feu aux poudres en cette période sont identiques à ceux du soulèvement populaire du 5 Janvier 2011 et ce nonobstant le fait que des membres du gouvernement (ou ceux qui gravitent autour) cherchent coûte que coûte à minimiser l’ampleur jusqu’à faire de l’évènement, pourtant grandiose,  un « simple chahut de gamins » comme ce fut le cas il y a un peu plus de deux décennies.

Pour revenir à Octobre 1988, ces évènements qui ont éclaté presque simultanément à travers le pays et qui furent à l’origine d’une ouverture démocratique avec l’abolition du parti unique et l’avènement du multipartisme de même que l’apparition de la presse indépendante n’a, malheureusement, été qu’une éclaircie laquelle a commencé à sombrer avec la montée « officielle » de l’islamisme suivie de cet « état d’urgence« , instauré à un moment propice et lequel avait tendance à s’éterniser ; fort heureusement, les pressions internationales et celles de la rue incitèrent le pouvoir à lever celui-ci.

liamine-zeroual-2-150x111 Evénements de 2011 dans ÉVOCATIONLiamine Zeroual, élu au suffrage universel, est venu succéder au HCE (Haut Comité d’État). Au cours de son mandat, il y eut révision de la Constitution dans l’objectif de l’adapter au besoin de l’heure ; donc une nouvelle loi fondamentale qui a vu certains aménagements comme cette deuxième chambre au parlement et la limitation à « deux » du mandat présidentiel.

Avec l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika, ce nouveau locataire du Palais d’El-Mouradia, en avril 1999, l’Algérie connut, d’un côté, la réhabilitation progressive de l’islamisme avec l’accompagnement sine qua non de ses idées rétrogrades et, de l’autre, la restriction systématique et progressive des acquis démocratiques. Tout au boutef-et-sa-grande-mosquee1long de ses trois mandats successifs, le verrouillage se faisait par doses, jour après jour, à telle enseigne que le peuple finit par se retrouver mis en bouteille : liberté d’expression balancée au rebut, partis d’opposition et associations apolitiques mis hors service, syndicats autonomes réduits à néant, cherté de la vie, bureaucratie, mépris, corruption allant crescendo… De surcroît, en sus des manifestations de rue, nul autre rassemblement public ou marche pacifique ne sont tolérés ; au cas où ceux-ci ont lieu sans l’autorisation préalable des pouvoirs publics, ils sont automatiquement réprimés et, cela, sauvagement dans la plupart des cas. C’est donc, par là, un enfouissement pur et simple du peuple.

Afin de contourner ces « interdits », il ne reste alors plus au citoyen que d’user d’autres méthodes pour manifester son désarroi et fuir ce climat délétère : observation de grèves dans quasiment tous les secteurs d’activité, usage de stupéfiants, territoire national quitté clandestinement, suicide, immolation par le feu… Et ce, pendant qu’au niveau de la haute sphère, c’est le… « paradis terrestre ».

Ces derniers temps, le pauvre citoyen harcelé jour après jour, pour faire entendre sa voix, obstrue une route principale jusqu’à amener les autorités locales à se manifester et lui prêter oreille attentive. Plus tard ce sera par l’usage de l’émeute que le citoyen exprimera sa revendication et, en ce tout début de l’année 2011, ce sera l’émeute généralisée à toutes les daho-ould-kablia-2-150x150régions du pays, émeutes qui se solderont par des casses et autres dégâts avec ces jeunes manifestants non encadrés puisque le pouvoir a tout fait pour réduire voire anéantir carrément l’action du mouvement associatif, qu’il soit politique ou apolitique.

Parmi les rares officiels qui auront à prendre la parole pour faire part de leur point de vue sur lesdits évènements, on retrouvera Daho Ould Kablia, ministre de l’Intérieur et des collectivités locales et Abdelaziz Belkhadem, Secrétaire général du parti FLN dans le temps et simultanément ministre d’État belkhadem-2-150x120auprès du président de la République à la même période. Tous deux useront de la langue de bois et déclareront notamment : « Pourquoi ces jeunes n’usent-ils pas de la voie pacifique pour exprimer leurs revendications ? »

Alors messieurs du sérail, de grâce, mesurez vos paroles ! Avez-vous, ne serait-ce qu’une seule fois, laissé les gens manifester pacifiquement ? Vous réprimez tout mouvement de masse et aujourd’hui vous osez ouvrir la bouche pour vous contredire ? Il ne vous reste par conséquent qu’à méditer cet adage : qui sème le vent récolte la tempête !

Dès que le mouvement fut maîtrisé, le pouvoir, fidèle à lui même, essaya de colmater les brèches en se concentrant juste sur les prix des produits de large consommation, comme si l’Algérien n’est que tube digestif ; les autres aspects de la vie du citoyen, ces maux le rongeant au quotidien, ceux-là peuvent attendre… les prochaines émeutes. 

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29 juin, 2013 à 10:11 | Commentaires (1) | Permalien


RETOUR SUR OCTOBRE 1988 / L’État algérien boude les évènements passés et n’en tire jamais de leçons

Le 5 Octobre 1988, une marée humaine, des jeunes pour la plupart, déferle de façon subite et prend immédiatement l’assaut de la ville d’Alger, détériorant tout sur son passage et causant certes des dégâts matériels sur l’itinéraire que cette RETOUR SUR OCTOBRE 1988 / L'État algérien boude les évènements passés et n'en tire jamais de leçons  dans ÉVOCATION emeutes-du-5-octobre-1988-4procession s’est tracé avant que les manifestants n’affrontent les forces de l’ordre dans un premier temps pour faire face un peu plus tard à l’armée qui viendra en renfort pour endiguer ce flot soudain de rébellion, qui s’est formé inopinément ; chose qui se soldera, hélas, par un bilan sans conteste sanglant et… macabre : des manifestants tomberont sous des balles assassines et, indéniablement, le nombre de blessés sera éminemment considérable ; à cette boucherie « intentionnelle » s’ajouteront des arrestations qui seront suivies de… tortures et autres exactions… bestiales.

Un mouvement acharné qui se répandra comme une trainée de poudre pour atteindre, à la vitesse de l’éclair, moult autres grandes villes du pays.

À quoi sont dues ces émeutes, évènements dits d’ « Octobre 1988 » ? La réponse n’est emeutes-du-5-octobre-1988-7 Retour sur des évènements dans ÉVOCATIONcertes pas aisée à une telle question mais si on jetait un coup d’œil sur l’histoire de l’Algérie, on se rendrait compte que le pouvoir s’est toujours heurté à des crises, un constat qui, depuis la nuit des temps, ne fut que le secret de Polichinelle.

Le pouvoir en place au lendemain du 5 Juillet 1962, certes celui ayant destitué le GPRA (Gouvernement provisoire de la République algérienne) pour s’accaparer les rênes de l’État, au lieu de tracer une saine ligne de conduite à l’Algérie indépendante, a préféré suivre la voie de l’abîme en adoptant par ce fait la politique de l’autruche. D’où, aux lieu et place de l’ouverture du champ à divers courants d’idées, où on verrait par là un débat contradictoire, donc opter ainsi pour un régime démocratique, on a plutôt privilégié la fermeture en reconduisant le FLN pour qu’on en fasse un parti unique (ce qui est tout à fait contraire au compromis de 1954) et par conséquent un parti-État, préférant par ce fait le principe d’une pensée n’admettant, en aucune manière, une quelconque voix déviant de celle officielle.

Deux présidents, Ahmed Ben Bella et Houari Boumediene (le 19 juin 1965, suite à un coup d’État), prendront successivement les destinées du pays jusqu’au 27 décembre de l’année 1978 où le dernier succombera à une maladie.

À la suite d’une période transitoire de trois mois, qui verra Rabah Bitat, alors président de l’Assemblée nationale, chadli-2prendre constitutionnellement l’intérim du chef de l’État, ce sera Chadli Bendjedid qui, à la suite d’un référendum, succédera à Houari Boumediene (de son vrai nom : Mohamed ben Brahim Boukharouba).

Nulle amélioration tangible n’est à mettre à l’actif de cet énième mandat présidentiel sous les auspices d’un parti unique. Aussi, avec une gestion « clopin-clopant » d’un peu moins d’une décennie et, en sus de cet état policier paralysant presque toute action, notons sans détours les « verrouillages » jouxtant ces « scellés ahurissants » mis pour figer la culture au point qu’en lieu et place de liberté et d’espace qu’on attribue à la lumière, on multiplie tabous et autres interdits qui vont voir de véritables et honorables nationalistes et intellectuels de premier rang tomber dans ces pièges béants, tendus pour les attraper.

Disséqué, le paysage politique algérien livrera, sans ambages, ce que dissimule le sérail et mettra ainsi au grand jour cette image, enfouie depuis belle lurette, de deux grandes tendances se disputant le pouvoir et l’orientation du pays.

Une nouvelle crise s’apparentera et sa forme se révélera au cours de la saison estivale 1988.

Pendant que la situation s’envenime à petit feu, viendra s’ajouter l’absence du pouvoir : les membres du gouvernement, dans leur quasi-totalité, prendront leur congé annuel et le citoyen se verra ainsi contraint de mettre ses doléances au placard en attendant le retour de ces fonctionnaires pourtant rémunérés avec l’argent du contribuable.

Pour sa part, le président Chadli, après une absence de prés de deux mois, programmera un discours pour le 19 du chadli-discourantmois de septembre, qu’il prononcera devant les membres du Bureau politique du FLN, de ceux du gouvernement ainsi que des bureaux de coordination des wilayas.

Une allocution qui s’avérera quelque peu significative des divergences qui existent en haut lieu entre un clan favorable aux réformes et un autre, conservateur à l’extrême, s’y opposant fermement et jurant que rien ne changera en Algérie, considérant, par là, ce pays comme étant leur propriété privée.

Pour une première, le chef de l’État informera les citoyens d’un conflit existant au sommet même si, toutefois, il se gardera d’être explicite sur la question tout comme il s’abstiendra, dans ce sillage, de citer ces énergumènes formant le clan d’ « opposants » farouches à un régime démocratique.

À travers une telle attitude, le premier magistrat du pays, ayant très certainement marre de l’immobilité voire de l’incompétence de ses collaborateurs à tous les niveaux, ce d’une part et, sans aucun doute, ne se sentant pas du tout libre de ses actes donc ayant par-dessus la tête de ces lignes rouges qu’on lui dresse de part et d’autre et ce, quasiment, jour après jour, a décidé d’en finir une bonne fois pour toutes avec ces balises régulières en envisageant de sauter les verrous pour concrétiser sitôt après son projet.

Et, serait-ce le fait du hasard, pure coïncidence pour ainsi dire ou tout simplement une action ourdie si, seulement une semaine avant le 5 octobre, une rumeur, portant « grève générale mercredi », circulera.

Comment une telle idée a-t-elle pu naître ? De quelle cavité est-elle sortie et par quels canaux a-t-elle pu faire le tour des cités dans presque toutes les régions du pays et en un laps de temps record ? Pourquoi une telle rumeur en ce moment précis, c’est-à-dire juste après ce discours « impétueux » et ô combien « révélateur » du chef de l’État, à travers lequel il n’a quasiment rien caché au peuple, ce d’une part, mais aussi en le tenant informé des réformes envisagées lesquelles vont sans conteste bouleverser ce qui était en vigueur pour offrir un nouveau look, certes celui qui sied, au paysage politique ? Qui donc était terrifié par la décantation en vue ?…

Le mercredi 5 octobre au matin, aux alentours de 10 heures, ce que le responsable de l’Amicale des Algériens en emeutes-de-janvier-2011Europe qualifiait de « chahut de gamins », donc sans conséquences graves selon la fine analyse de ce politicard, deviendra vite « insurrection » puisque la situation tournera au vinaigre en peu de temps pour qu’elle prenne des proportions alarmantes et qu’elle voit des émeutes éclater dans la capitale.

Jusqu’en début d’après-midi, ces contestations violentes iront crescendo. Plus grave encore, des informations feront état de la naissance de troubles similaires dans d’autres régions du pays.

Du côté de l’autorité centrale, donc aussi bien du gouvernement que du parti, c’est carrément le black-out. Par ailleurs, dans certaines régions du pays, de hauts fonctionnaires et des cadres locaux du parti unique, craignant d’être lynchés par les manifestants en proie à la fureur, choisiront de prendre la fuite pour se réfugier soit dans les casernes ou auprès des gendarmes et de la police quand ils n’opteront carrément pas pour quitter la ville dans laquelle ils occupent un poste clé dans l’Administration ou au sein d’une instance du FLN.

Voyant la situation progresser en pire où on assistera à un véritable face-à-face entre population d’un côté et pouvoir de l’autre, le premier magistrat du pays, dans le milieu de l’après-midi, décidera de l’instauration d’un état de siège. Dans ce contexte, un communiqué de la présidence sera rendu public par l’APS (Agence Presse Service) et les médias lourds (Radio et Télévision).

Dans l’après-midi du dimanche 9 octobre, les mêmes organes d’information feront l’annonce d’un discours du chef de l’État qui sera prononcé le lendemain lundi, à 20 heures, au peuple. Cette sortie sera la première depuis la date du 4 octobre, veille du déclenchement des émeutes, où le président de la République, lui, s’est déplacé à Médéa pour une visite de travail et d’inspection.

L’annonce de cette allocution présidentielle est différemment perçue par les citoyens ; certains se voyant soulagés par cette intervention car devant émaner de celui à même de rétablir l’ordre voire rendre la situation meilleure à ce qu’elle était avant le 5 octobre. D’autres, par contre, s’interrogent : « Pourquoi cette intervention tardive du Président ? », « Pourquoi n’apparaitre qu’après une semaine d’émeutes et tant de dégâts matériels, de pertes en vies humaines, de blessés et d’arrestations ? »…

Le jour J et peu avant l’heure prévue pour le discours présidentiel les rues deviendront quasiment désertes sur l’ensemble du territoire national et particulièrement dans la capitale. Jamais, jusque-là, une allocution du premier magistrat du pays n’a suscité autant d’intérêt auprès de la population.

Le moment crucial, attendu par tout un chacun, après le retentissement de l’hymne national, l’emblème bien mis en relief, apparait un président tout ému, les traits tirés et paraissant comme avoir perdu du poids. Il prend la parole pour s’adresser au peuple d’un air affligé. Et tout un chacun devine aisément que le discours est en différé parce que moult indices mettent en évidence cette technique adorée par le sérail pour duper le peuple.

Un discours éclair à travers lequel il déclarera d’emblée qu’en tant que chef suprême dans le pays, il ne peut tolérer l’anarchie ; il ajoutera qu’il va opérer une mue, donc s’attaquer sous peu à des réformes devant aller en adéquation avec ce que revendique le peuple.

Pour ce qui est, enfin, des conséquences enregistrées suite à ces émeutes, la ligue des droits de l’Homme, dans le seances-de-torturerapport qu’elle rendra public le 16 novembre, soit un mois environ après les évènements, notera que sur les quelques dizaines de témoignages primitifs recueillis auprès des victimes, les mauvais traitements porteraient surtout sur : les châtiments corporels, les matraquages, les coups et blessures par arme blanche, l’obligation faite aux émeutiers en état d’arrestation de se déshabiller pour ramper sur un sol totalement recouvert de gravier et de débris de verre, l’immersion à l’aide de la baignoire, l’utilisation de la « gégène« , les violences sexuelles, la sodomie à l’aide de goulot de bouteille ou de manche de pelle ou de pioche, l’administration forcée de produits nocifs divers dont les urines particulièrement…

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28 juin, 2013 à 20:28 | Commentaires (13) | Permalien


MALADIE D’ABDELAZIZ BOUTEFLIKA / Que des mensonges officiels depuis son admission au Val-de-Grâce !

     Il y a si peu de temps de cela, le Premier ministre, M. Abdelmalek Sellal, s’offusquait et affichait MALADIE D'ABDELAZIZ BOUTEFLIKA / Que des mensonges officiels depuis son admission au Val-de-Grâce ! dans ACTUALITÉ abdelmalek-sellal-2-150x137sa réprobation vis-à-vis de ceux qui, selon lui, accorderaient davantage de crédit aux informations n’émanant pas du cercle officiel. Mais, nom de Dieu, les gens en ont marre de cette énième langage démagogique ! De la démagogie qui, depuis bientôt cinquante-et-un ans, lasse excessivement le peuple algérien !

De grâce, quel crédit accorder à cette thèse officielle qui déclarait que le président Bouteflika était hospitalisé pour un mini-AVC (où il n’y a rien de grave et qui voit le patient bouteflika-aux-invalides-51 Mensonges et compots officiels dans ACTUALITÉreprendre sa vie normale en l’espace de 24 heures, selon des médecins spécialistes) alors que, beaucoup plus tard, jugeant ne plus pouvoir cacher encore longtemps le bobard parce que trop volumineux pour qu’il s’installe, on annoncera carrément un « AVC », celui-ci qui est tout autre chose et qui nécessite une bien longue période de réadaptation après les soins, où il ne s’agit point de jours ni de semaines non plus mais de mois, d’après ces médecins spécialistes toujours. Il est même affirmé qu’il peut s’agir de six mois à deux ans parce que c’est un processus bien lent.

Alors pourquoi avoir déjà menti et mentir encore au peuple ? Pourquoi tient-on, nonobstant la longue absence du président de la République, que va nécessiter sa réadaptation fonctionnelle, à faire avaler à ce même peuple qu’Abdelaziz Bouteflika reprendra ses fonctions dans les tout prochains jours ?

Que de l’égoïsme et du pur égoïsme ! Par là, nos gouvernants et tous ceux qui rôdent autour du pouvoir ne font que passer leurs intérêts personnels avant ceux de la nation ! Le pays restera-t-il sans président jusqu’à la fin du mandat de celui en exercice, Abdelaziz Bouteflika en l’occurrence ? D’après ce que l’on croit savoir, bien entendu selon les discours et la manière dont cheminent les évènements, c’est ce qui se dessine et a l’air de prendre progressivement forme.

Même le Conseil constitutionnel, avec à sa tête Tayeb Belaïz, joue ce jeu malsain de maintien au pouvoir d’un homme qui n’a plus les capacités de gouverner et, sur ce point précis, les médecins spécialistes ont tayeb-belaiz-2confirmé que même complètement guéri, il ne sera plus en mesure de reprendre ses fonctions. Aux dernières nouvelles, on saura, concernant ce même Conseil constitutionnel, que c’est Tayeb Belaïz, en sa qualité de président de l’institution, qui bloquerait le processus devant être enclenché. Ses collaborateurs, par là, les membres du Conseil, auraient décidé de se rendre au chevet d’Abdelaziz Bouteflika pour s’enquérir de son état de santé et avoir un document signé de ses médecins traitants pour qu’ils puissent passer à l’action qui s’impose mais il paraitrait que Tayeb Belaïz s’opposerait farouchement à une telle démarche. Ce qui dénote que le pion d’Abdelaziz Bouteflika joue bien ce rôle précieux qui lui a été confié lorsque le châtelain, pour ne pas dire le monarque, a mis entre les mains de cet ex-ministre de la Justice les destinées du Conseil constitutionnel.

À toutes ces manœuvres officielles, ces mensonges et ces complots ourdis, s’ajoutent ces opportunistes de tout bord, ces danseurs du ventre, qui s’agitent sans cesse pour contrecarrer la mise en application de l’article 88 de la Constitution.

Dans ce contexte et tout récemment, Amara Benyounes, ministre de l’Environnement qui, hier, quand il était dans l’opposition au sein du parti de Saïd Sadi, soutenait bec et ongles, via ses déclarations, que le RCD amara-benyounes-3n’accompagnerait jamais le gouvernement dans ses démarches et, aujourd’hui qu’il est en plein milieu du cercle décideur, il change subitement de ton et tient des discours tout à fait opposés à ceux qui étaient les siens dans un passé pas si lointain. Comment donc croire et faire confiance à des gens d’un tel acabit, des caméléons, des opportunistes… ? Le comble, chez Amara Benyounes, c’est qu’avec la maladie pourtant grave du chef de l’État, qui ne lui permet certainement pas de reprendre du service selon des gens habilités à se prononcer sur le cas étant donné que c’est leur métier, il jure qu’Abdelaziz Bouteflika  »pourrait briguer un quatrième mandat ». C’est clair, net et précis ! Du léchage de bottes au sens propre du terme ! Poursuis bien ta danse du ventre Amara et tu seras Premier ministre voire Chef de gouvernement (tout dépendra de ce que décidera la nouvelle Constitution) lors de ce quatrième mandat dont tu rêves nuit et jour !

Et ce radar-sirène, Mme Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, qui voit des ennemis partout, aussi bien extérieurs qu’intérieurs avec ces partis de l’opposition qu’elle cible parce que ne boutef-et-hanoune-11s’alignant jamais sur sa thèse, elle qui n’arrête pas de rôder autour du pouvoir et plus particulièrement d’Abdelaziz Bouteflika en personne à tel point que nombreux sont ceux qui penseraient qu’elle serait tombée amoureuse de l’ex-ministre des Affaires étrangères sous Boumediene surtout que celui-ci serait encore célibataire d’après les confidences du défunt Ahmed Ben Bella. Comment croire et faire confiance à cette dame qui, hélas, est à la tête d’un parti politique depuis belle lurette ?

       Dans tout cela, dans ces complots internes et pas externes, pour démentir Mme Hanoune, le peuple algérien en est certes le dindon de la farce. Mais, comme on dit, toute crise finit par connaitre l’embellie et, demain, ce même peuple qui, pour précision, n’est aucunement dupe, saura faire la séparation entre le bon grain et l’ivraie.

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13 juin, 2013 à 19:16 | Commentaires (0) | Permalien


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